La chaîne privée Telvza TV a annoncé, lundi 20 juillet 2026, la suspension de sa diffusion jusqu’à nouvel ordre, dénonçant les « pressions continues » exercées, selon elle, par l’Office national de la télédiffusion (ONT) et l’absence de réaction des autorités face aux difficultés rencontrées par les médias privés.
Dans une publication Facebook, le directeur général de la chaîne, Zouhir Latif , affirme que cette décision intervient après l’échec de toutes les tentatives visant à trouver une solution avec les autorités concernées.
Des accusations de harcèlement et de chantage
Dans son message, Zouhir Latif accuse l’ONT de poursuivre une politique de « harcèlement permanent » et de « chantage », sans toutefois préciser la nature exacte des différends opposant la chaîne à l’établissement public chargé de la diffusion audiovisuelle.
Il indique également qu’aucune des institutions sollicitées – notamment la Présidence de la République, la Présidence du gouvernement, le ministère des Finances, le Parlement ou encore le ministère des Technologies de la communication – n’a répondu aux demandes de la chaîne ou entrepris une médiation.
« Nous avons décidé de suspendre la diffusion jusqu’à ce qu’une autorité officielle accepte enfin de nous écouter », écrit-il.
Un nouveau signal d’alerte pour le secteur
Cette suspension met une nouvelle fois en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés certains médias privés en Tunisie, dans un contexte marqué par des tensions financières, des contraintes réglementaires et des différends récurrents avec les organismes publics.
À ce stade, ni l’Office national de la télédiffusion ni les autorités citées dans la publication n’ont réagi officiellement aux accusations formulées par le directeur de Telvza TV.
La chaîne n’a pas précisé si cette suspension est immédiate ni les conditions qui permettraient une reprise de ses programmes. Les développements de ce dossier dépendront désormais d’une éventuelle réaction des autorités ou de l’ouverture d’un dialogue entre les différentes parties.
S.H











