Le député Hassen Jarboui a vivement critiqué, mardi 21 juillet 2026, la gestion par les autorités de la crise provoquée par la canicule, les coupures d’eau et d’électricité qui touchent de nombreuses régions du pays. Dans une vidéo publiée sur Facebook, l’élu a estimé que l’exécutif ne répondait pas aux urgences auxquelles sont confrontés les citoyens, appelant à des mesures immédiates plutôt qu’à des discussions sur le plan de développement.
« Le peuple a soif », a-t-il lancé, en faisant référence à la réunion tenue hier entre le président de la République, Kaïs Saïed, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, et le ministre de l’Économie et de la Planification, consacrée au suivi du plan de développement 2026-2030.
Le député a affirmé recevoir quotidiennement des dizaines d’appels d’habitants de la délégation de Menzel Chaker, dans le gouvernorat de Sfax, et de plusieurs délégations de la région. Selon lui, les habitants dénoncent avant tout l’absence d’eau potable. « Les gens nous disent qu’ils n’ont plus d’eau à boire, qu’ils ne peuvent plus se laver, que leurs cultures se dessèchent et que leur bétail meurt », a-t-il déclaré.
Hassen Jarboui a également évoqué les conséquences économiques des coupures répétées d’électricité, en particulier pour les petits commerçants. Il a cité les glaciers contraints de jeter leurs marchandises, les restaurateurs perdant leurs produits périssables ou encore les boulangers dont les préparations sont rendues inutilisables par les interruptions de courant.
L’élu a regretté que les autorités n’aient annoncé aucune mesure d’urgence à l’issue de la réunion de Carthage. Il a notamment réclamé l’activation du Fonds des catastrophes afin d’indemniser les citoyens et les professionnels touchés par les pertes liées à cette situation.
Selon lui, les priorités du moment ne sont pas les plans de développement à moyen terme mais la gestion d’une crise qualifiée d’« exceptionnelle ». Il a appelé le gouvernement et la présidence de la République à communiquer directement avec les Tunisiens afin d’expliquer la situation. « Les gens ne comprennent plus ce qui se passe. Chacun interprète les événements à sa manière », a-t-il affirmé.
Reconnaissant l’impact des changements climatiques, le député a toutefois estimé que les difficultés actuelles résultaient également d’un manque d’anticipation et de stratégie. Il a dénoncé les difficultés rencontrées par les agriculteurs, évoquant des pertes dans les élevages ainsi que les difficultés touchant plusieurs filières agricoles.
En conclusion, Hassen Jarboui a rappelé que le Parlement avait adopté les textes nécessaires et que l’heure était désormais à leur application. « Nous avons fait notre travail sur le plan législatif. Ce que nous attendons aujourd’hui, c’est l’exécution, avec des responsables qui pensent à l’intérêt du pays », a-t-il déclaré.
M.B.Z










