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Coupures d’eau et d’électricité : Attayar dénonce un échec des politiques publiques et appelle à une réforme énergétique

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Par Nadya Jennene

    Face à la multiplication des coupures d’eau potable et des délestages électriques en pleine période de fortes chaleurs, le parti Attayar a tiré la sonnette d’alarme, accusant les autorités de ne pas avoir anticipé les tensions qui affectent les services publics essentiels.

    Dans un communiqué publié mardi 21 juillet 2026, la formation politique a  avancé que la Tunisie traversait une phase de « dégradation accélérée » de sa situation économique et sociale, marquée par une hausse continue des prix des produits de base et des services, qui pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des citoyens et accentue la précarité.

    Le parti a souligné que la crise ne se limitait plus aux indicateurs économiques, mais touchait désormais directement les services fondamentaux censés être garantis par l’État. Il a cité notamment les perturbations récurrentes de l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs régions, survenues parallèlement aux vagues de chaleur, provoquant des mouvements de protestation de citoyens réclamant leur droit d’accès à cette ressource essentielle.

    Attayar est revenu également sur les coupures périodiques d’électricité enregistrées dans plusieurs zones du pays, expliquées par les autorités par la nécessité de réduire la pression sur le réseau national et d’éviter son effondrement face à la hausse exceptionnelle de la demande durant l’été.

    Pour le parti, ces délestages traduisent les limites de la capacité de la Tunisie à faire face aux pics de consommation électrique et révèlent un manque de préparation structurelle du système énergétique national.

    Face à la hausse exceptionnelle de la demande en électricité durant cette période estivale marquée par des températures caniculaires, la Steg a recours à des opérations de délestage afin de préserver l’équilibre du réseau national et éviter un effondrement de la fourniture électrique. 

    Une mesure qui a toutefois suscité une vive colère parmi les citoyens, confrontés à des coupures parfois prolongées, ainsi qu’une forte inquiétude chez de nombreux commerçants dont les activités ont été directement affectées. Plusieurs professionnels ont fait état de pertes importantes, notamment en raison de la détérioration de marchandises nécessitant une conservation sous température contrôlée. Les secteurs industriel et manufacturier n’ont pas été épargnés, certaines entreprises ayant également subi des perturbations dans leur production. 

    Face à cette situation, plusieurs acteurs économiques et professionnels ont appelé à repenser la gestion de la demande énergétique, alors que des solutions de stockage associées aux énergies renouvelables existent aujourd’hui et permettent de réduire le décalage entre les périodes de forte consommation et la production électrique. Des solutions qui restent toutefois limitées en Tunisie par le cadre imposé aux particuliers équipés de panneaux photovoltaïques, auxquels le stockage de leur propre production demeure interdit, leur électricité étant injectée directement dans le réseau de la Steg sans possibilité d’autonomie en cas de coupure.

    Attayar a, dans ce sens, accusé le pouvoir en place d’être incapable d’assurer le minimum des services essentiels aux citoyens et a critiqué le recours à des solutions qualifiées de temporaires qui, selon lui, aggravent la crise au lieu de la résorber.

    En effet, les coupures ont dépassé le cadre domestique pour toucher également des établissements de santé et des zones industrielles, avec des conséquences directes sur l’activité économique et les services publics.

    Selon le parti, même si des mesures exceptionnelles sont nécessaires pour faire face à la tension sur la production électrique, d’autres options auraient pu être envisagées, notamment l’encouragement du télétravail pour les structures capables de fonctionner à distance jusqu’à la fin du mois d’août, afin de réduire la pression sur le réseau.

    Il a dénoncé une gestion de crise fondée sur « la répartition équitable de la précarité » et a appelé à une politique publique reposant sur la planification, l’investissement dans les infrastructures et une meilleure gouvernance.

    Il a plaidé pour la mise en place d’une stratégie nationale globale de sécurité énergétique, basée sur la diversification des sources de production électrique ; la réduction progressive de la dépendance au gaz naturel ; l’accélération des investissements dans les énergies renouvelables, notamment solaire et éolienne ; et le développement de solutions de stockage permettant de stabiliser le réseau électrique.

    Selon Attayar, cette transition permettrait de réduire les coûts de production, de limiter la dépendance énergétique extérieure et de renforcer la souveraineté énergétique du pays.

    Le parti a demandé également au gouvernement de publier les détails des accords conclus récemment dans le secteur énergétique, notamment leurs objectifs, leurs implications économiques et financières ainsi que leur impact éventuel sur la souveraineté nationale.

    Dans le même esprit, il a réclamé des explications sur l’emprunt récemment approuvé au profit de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), critiquant la procédure ayant accompagné son adoption au Parlement. Selon le parti, il aurait été préférable que l’État règle d’abord ses propres dettes envers la Steg, dont le montant dépasserait largement celui de l’emprunt contracté.

    Il a enfin appelé à un sursaut national autour d’un nouveau modèle de développement faisant de la sécurité hydrique et énergétique des piliers de la souveraineté nationale, du développement économique et de la justice sociale, assurant que la véritable souveraineté repose, selon lui, sur une économie productive, des institutions efficaces et la capacité de l’État à garantir durablement les droits fondamentaux des citoyens.

    N.J

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    2 commentaires

    1. Citoyen_H

      Répondre
      22 juillet 2026 | 13h26

      HAHAHAHAHA, HAHAHAHAHA, HAHAHAHAHAHA, HAHAHAHAHA

      Ettayar, est, comme tous les partis ayant composé la maudite terka.
      Ils sont imbattables quand il s’agit de caqueter, de critiquer, de montrer du doigt tous ceux qui leur font de l’ombre.
      L’esbroufe est leur violon d’Ingres.
      Par contre, s’ils devaient concrétiser leurs dires, l’horizon deviendrait aussi peuplé que le paysage lunaire.
      Pauvres cloches !
      Qu’ils sortent leurs vélos et qu’ils installent des dynamos au niveau de la chaine et qu’ils se mettent à pédaler sans s’arrêter en donnant un coup de main à la STEG.
      Ainsi, ils se rendront plus utiles au lieu de générer du vent à longueur de journée.

    2. le financier

      Répondre
      21 juillet 2026 | 11h02

      En gros comme je le dis depuis des annees la ministre de l energie aurait du etre viree voir sous enquete … je n en dirai pas plus .
      Et le teletravail fonctionne pas sans électricité

    Répondre

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