Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, lundi 20 juillet 2026 au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, ainsi que le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri.
La réunion a été consacrée à l’examen de la loi récemment promulguée portant approbation du Plan de développement 2026-2030.
À cette occasion, le chef de l’État est également revenu sur la question de la dette publique, estimant que les emprunts accumulés au fil des années n’ont pas bénéficié au peuple tunisien. Il a néanmoins souligné que la Tunisie avait toujours honoré l’ensemble de ses engagements et n’avait jamais accusé de retard dans le remboursement de ses échéances.
Dans ce contexte, Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité d’intensifier les efforts afin de transformer cette dette en investissements destinés à reconstruire les services publics, conformément aux attentes du peuple tunisien. Il a assuré que ces attentes « ne seront pas déçues ».
En conclusion, le président de la République a affirmé que les nations traversent des moments décisifs où les peuples sont appelés à écrire leur propre histoire. Il a estimé que cette étape exige détermination et courage, affirmant qu’il n’y a « pas de place pour les mains tremblantes, les hésitations ou les esprits aliénés ».
S.F











8 commentaires
Mohamed Mabrouk
Convertir les dettes en investissements, cela s’appelle du desinvestissement
Autrement on serait vraiment fort en finance de convertir un passif en un actif
Et il y en a qui tartinent des pages pour defendre ça.
HatemC
Conversion de la dette :
L’envers du décor que le discours officiel passe sous silence
Derrière la promesse politique d’une conversion de la dette en investissements publics se cache une réalité économique bien plus stricte et pragmatique.
1. Ce n’est pas un cadeau, c’est du « Business »
Retour à l’expéditeur :
Lorsqu’un État européen accepte de convertir sa dette (ex. 50 millions d’euros), il impose généralement d’attribuer les chantiers (eau, énergie, transports) aux entreprises de son propre pays.
Le calcul du créancier :
L’État partenaire ne donne rien gratuitement …. il troque un remboursement incertain contre de l’activité garantie pour ses entreprises, de l’influence politique et de la sécurité à ses frontières.
2. Le piège de la fausse souveraineté
Perte de contrôle :
La Tunisie ne choisit pas librement où va l’argent. Chaque projet est co-validé et sous conditionnalités strictes du créancier.
Des montants marginaux :
Les annulations ne portent que sur de petites tranches (quelques dizaines de millions), très loin des milliards nécessaires pour relancer l’économie.
3. Le blocage structurel majeur
La conversion ne fonctionne qu’entre États (dette bilatérale). Or, le plus gros de la dette tunisienne est multilatéral (FMI, Banque mondiale, BAfD) ou privé (marchés financiers) — des acteurs qui n’acceptent jamais de convertir leurs créances en investissements locaux.
En conclusion :
Vendre la conversion de dette comme une solution miraculeuse et souveraine relève de l’illusion politique.
En réalité, c’est un mécanisme marginal, ultra-conditionné et taillé sur mesure pour servir d’abord les intérêts économiques des pays créanciers….. On se demande parfois à qi parle ce président
Salah tataouine
La situation en 4 phrases :
La Tunisie doit 44 milliards de dollars, mais elle exporte en euros et rembourse en dollars. Comme l’euro a perdu de sa valeur par rapport au dollar, chaque année, la Tunisie doit vendre plus d’huile et de vêtements pour obtenir les mêmes dollars, ce qui l’appauvrit sans qu’elle le voie. Par ailleurs, une partie de cette dette a été contractée pour enrichir des intermédiaires qui sont aujourd’hui à Londres, pas pour construire des écoles. Le président veut arrêter ce gâchis en exigeant que l’argent emprunté désormais serve à des projets visibles (hôpitaux, eau, routes) et non à combler des trous.
Le plan en 3 gestes simples :
Faire la chasse aux dettes « pourries » : Identifier les emprunts les plus suspects (ceux signés avec des intermédiaires véreux) et menacer les créanciers de les rendre publics et de les attaquer en justice, pour les forcer à accepter une réduction de moitié de la somme due.
Changer de monnaie d’emprunt : Refuser tout nouveau prêt en dollars et n’accepter que des prêts en euros ou en dinars, pour ne plus subir la baisse de l’euro. Cela revient à dire aux banques : « Vous nous prêtez en euros, et nous vous remboursons en euros, point final. »
Lier chaque emprunt à un projet concret : L’argent ne va plus dans les caisses de l’État, mais directement sur des chantiers contrôlés par des comités citoyens. Si l’école ou le dessalinisateur n’est pas construit, l’entreprise ne reçoit pas la prochaine tranche d’argent.
Ce que le peuple doit retenir :
Gain possible : Si on réussit, les impôts servent à construire des hôpitaux, pas à payer des intérêts à des banques étrangères. La vie quotidienne s’améliore.
Perte possible : Si on échoue, on emprunte encore plus pour rembourser les anciens intérêts, le dinar s’effondre et les prix flambent. La dette devient un trou sans fond.
La clé de tout : Le succès ne dépend pas de la volonté du président seul, mais de la transparence. Si chaque citoyen peut voir en ligne où va chaque dinar, les corrompus et les paresseux seront mis au jour. Si tout reste opaque, l’argent disparaîtra comme avant, et les 44 milliards deviendront 60 milliards sans que personne ne sache pourquoi.
En une image : C’est comme si une famille remboursait un crédit contracté pour acheter une voiture de luxe qu’elle n’a jamais vue, tout en continuant à emprunter pour payer l’essence, alors que ses enfants ont faim. Le président propose d’arrêter de rembourser la voiture fantôme et d’emprunter seulement pour agrandir la maison et cultiver le jardin. Mais pour cela, il faut arrêter de payer les intermédiaires et exiger de voir les factures. C’est tout. Le peuple comprendra si on lui parle en ces termes.
le financier
Cela fait 7 ans qu il appelle et qu il brasse du vent , on lui demande juste de signer la construction de central , de nettoyer parmis les 750 000 fonctionnaires les mediocres et les incapable comme lui et ca il ne sait meme pas faire.
Meme le recrutement de ses ministres ou sinistres est nul et mediocre
Mhammed Ben Hassine
Comme si la seule volonté du pays débiteur suffise à convertir ses dettes ou une partie en investmnt et que le creancier n’a pas de mot à dire
Qu’est-ce que cette mascarade
Salah tataouine
« Vous mettez le doigt où ça fait mal, cher Mhammed. Et vous avez raison : le créancier n’est pas une vache à lait bénévole. Il a signé un contrat, il veut ses intérêts, et si on ne les lui paie pas, il saisit les avoirs tunisiens à l’étranger, bloque les virements des importations de blé, et plombe la note souveraine du pays. La ‘volonté’ du président ne pèse pas lourd face aux clauses juridiques verrouillées par des avocats new-yorkais.
Alors pourquoi parler de ‘conversion’ si c’est une mascarade ? Parce que la marge de manœuvre existe, mais elle est étroite et conditionnée :
Le créancier a peur, lui aussi : Si la Tunisie menace de faire un audit public et de dénoncer les commissions occultes versées aux intermédiaires (y compris ceux qui sont à Londres), le créancier risque un scandale politique et réputationnel. Dans ce cas, il préfère souvent négocier une décote plutôt que de voir son nom traîner dans la presse. C’est un rapport de force psychologique, pas juridique.
Le créancier préfère un projet qu’un défaut : Si la Tunisie dit : « On ne peut pas vous payer en dollars parce qu’on n’en a pas, mais on vous offre un port, une centrale solaire ou une autoroute dont vous percevrez les péages pendant 30 ans », le créancier calcule. Il se dit qu’un actif tangible en Tunisie vaut mieux qu’un moratoire ou un défaut qui lui fera perdre 70% de sa mise. C’est un calcul d’intérêt bien compris, pas de la générosité.
Le vrai piège, c’est l’avenir : La mascarade, ce serait de continuer comme avant : emprunter en dollars, perdre sur le change, et rembourser avec les impôts des Tunisiens sans jamais construire d’écoles. La proposition du président, au contraire, est de changer les règles du jeu pour les futurs emprunts : refuser les prêts en dollars, exiger des contreparties locales, et rendre chaque projet visible. Les créanciers accepteront parce qu’ils ont besoin de placer leur argent, et la Tunisie est un marché de 12 millions d’habitants.
Bref, vous n’avez pas tort de crier au bluff si on vous promet une conversion magique sans conditions. Mais si le président utilise cette menace crédible pour forcer les créanciers à s’asseoir à la table des négociations, alors ce n’est pas une mascarade, c’est une partie d’échecs. Le peuple jugera sur le résultat : si dans 2 ans, on voit des chantiers et que le prix du pain n’a pas augmenté, c’est gagné. Si on ne voit que des discours et des intérêts qui courent, alors vous aurez eu raison, et on pourra tous dire : c’était bien une mascarade. En attendant, l’idée mérite qu’on la teste, parce que l’autre option – continuer comme avant –, elle, est une certitude d’échec. »
Hannibal
Sérieux ? Qui ose investir tout en sachant qu’il/elle peut être derrière les barreaux parce que monsieur pense qu’un entrepreneur est un escroc par définition ?
A4
En effet, pour la Tunisie za9afounienne si tu as de l’argent c’est que tu es un voleur et si tu as réussi c’est que tu es un tricheur et tout droit… à la case prison !!!
Ainsi le « sujet modèle » ne peut être qu’un « idiot misérable » !!!