Après plusieurs jours de silence face à la multiplication des coupures d’électricité, la Fédération générale de l’électricité et du gaz est sortie de sa réserve. Dans un communiqué publié mercredi 22 juillet 2026, elle estime que la crise actuelle est le résultat de plus d’une décennie de choix politiques et énergétiques contestés. Elle affirme que le recours au délestage est une mesure technique rendue indispensable pour éviter un effondrement total du réseau électrique national.
La Fédération ouvre son communiqué en rendant hommage aux agents de la Steg, saluant leur mobilisation pour assurer la continuité de l’alimentation électrique dans des conditions particulièrement éprouvantes. Elle souligne que les équipes interviennent sous de fortes chaleurs et dans un contexte de pression permanente, tout en étant, selon elle, la cible d’accusations « infondées » qui ne reflètent pas la réalité de la situation.
Le syndicat considère que les difficultés actuelles ne sont pas conjoncturelles mais découlent de politiques publiques menées depuis plus de dix ans. Il affirme avoir, à plusieurs reprises, alerté les pouvoirs publics sur les risques d’un déficit de production électrique, sans être entendu. Selon lui, les gouvernements successifs ont préféré poursuivre des orientations répondant davantage aux exigences d’institutions financières internationales et d’organismes étrangers qu’aux besoins énergétiques du pays.
La Fédération indique également que la direction générale de la Steg, actuelle comme les précédentes, avait officiellement averti les autorités de l’insuffisance des capacités de production à venir. Elle explique que plusieurs projets de centrales, qu’elles soient solaires ou conventionnelles, sont restés bloqués pendant des années faute d’autorisations délivrées par les ministères concernés, aggravant progressivement le déficit énergétique.
Le communiqué rejette par ailleurs les accusations selon lesquelles la Steg ou les structures syndicales auraient freiné la transition énergétique. Selon la Fédération, les retards enregistrés dans les projets confiés à des investisseurs privés s’expliquent principalement par les demandes de garanties supplémentaires formulées par ces derniers auprès de l’État tunisien. Elle affirme que cette situation a empêché la réalisation de près de 300 MW de capacités de production, alors même que la Steg avait déjà préparé les infrastructures nécessaires à leur intégration au réseau.
Le syndicat dénonce également les critiques visant les agents de la Steg et les organisations syndicales, qu’il qualifie de campagnes de dénigrement reposant sur des « opinions personnelles » plutôt que sur des éléments factuels. Il assure, à l’inverse, fonder ses analyses sur des documents officiels, des procès-verbaux de réunions et des rapports techniques.
Pour la Fédération, l’ensemble de ces facteurs a conduit la Steg à recourir au délestage afin de préserver l’intégrité du réseau électrique national et d’éviter un black-out généralisé. Elle insiste sur le fait qu’il s’agit d’une décision purement technique, imposée par les circonstances.
En conclusion, tout en disant comprendre la colère des citoyens face aux coupures répétées, la Fédération précise qu’elle n’entend pas les justifier mais en expliquer les causes. Elle appelle les décideurs à engager des réformes de fond pour sortir durablement de la crise, loin des considérations politiques et dans l’intérêt national. Elle invite enfin les Tunisiens à renouer la confiance avec le service public de l’électricité et encourage les agents de la Steg à poursuivre leurs efforts pour surmonter cette crise.
M.B.Z











Commentaire
Citoyen_H
NE CHERCHEZ PAS MIDI À QUATORZE HEURES
« elle estime que la crise actuelle est le résultat de plus d’une décennie de choix politiques et énergétiques contestés. »
L’unique cause de tous nos malheurs est le passage au pouvoir des bergers, des gardiens de chèvres et de boucs !
Le temps s’est complètement arrêté durant leur régence.
Toutes les planifications, tout l’entretien des infrastructures nationales, toute la gestion prévisionnelle, toutes les provisions nécessaires pour les mises à niveau, pour l’entretien et pour l’acquisition du matériel, furent stoppés NET, la maudite année du coup d’État.
Rajoutez à cela :
– la mise à la tête des entreprises nationales, de dirigeants d’une incompétence royale
– Les conséquences des attentats terroristes sanglants, qui mirent toute l’industrie touristique en rade, pour quelques années
– Le pillage en règle des ressources de l’État par les affamés de la terka
– Le détournement de sommes affolantes vers l’IVD, qui distribua des récompenses aux terroristes qui étaient embastillés pour crimes graves ainsi que leurs proches
Vous avez là, un cocktail des plus explosifs, capable de mettre à genoux, n’importe quel pays du G7.
Vous aviez meuglé tous en choeur : Khobz ou m7 et ZABA, Lè.
Vœu HONORÉ
Et dire qu’il vous a fallu organiser une assemblée extraordinaire pour arriver à vos conclusions, que je trouve quand même, un peu légères !
Tous les faits étaient là, devant vos yeux.
Même un non-voyant aurait vu plus clair que vous.