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Délestages : Faouzi Ben Abderrahman réclame des comptes avant « l’effort citoyen »

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Par Nadya Jennene

    Alors que la Tunisie traverse une période de forte tension sur son réseau électrique en raison de la vague de chaleur et de la hausse record de la demande, l’ancien ministre Faouzi Ben Abderrahman a appelé la direction de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) à davantage de transparence sur la situation énergétique du pays.

    Cette réaction intervient au lendemain la déclaration du président-directeur général de la Steg, Fayçal Trifa, qui a appelé les citoyens à rationaliser leur consommation d’électricité afin de réduire la pression sur le réseau. Le responsable a expliqué que la forte utilisation des climatiseurs et des équipements énergivores durant les heures de pointe mettait le système électrique sous tension.

    Il a notamment recommandé d’éviter l’usage intensif des appareils électriques entre 13 heures et 17 heures, période durant laquelle la consommation atteint son niveau maximal. Fayçal Trifa a également appelé les ménages disposant de plusieurs climatiseurs à limiter leur utilisation simultanée afin de contribuer à réduire la pression sur le réseau et à raccourcir la durée des éventuelles coupures.

    En réaction à cet appel à « l’effort citoyen », Faouzi Ben Abderrahman a souligné, dans un post publié mercredi 22 juillet 2026, que cette mobilisation devrait s’accompagner d’un devoir d’information de la part des autorités et de la Steg. Selon l’ancien ministre, les Tunisiens sont prêts à faire l’effort demandé, mais ils demandent en contrepartie des réponses claires. 

    Parmi les principales interrogations soulevées figure d’abord la question de la capacité réelle de production électrique du pays. L’ancien ministre a demandé à la Stegde de communiquer « la production théorique des centrales électriques et la production réelle enregistrée », afin de permettre une meilleure compréhension de l’écart éventuel entre les capacités disponibles et la production effective.

    Il a réclamé également des données précises sur la contribution des énergies renouvelables, notamment la production totale issue des centrales solaires actuellement en exploitation.

    Faouzi Ben Abderrahman a questionné aussi l’évolution des besoins énergétiques du pays, appelant à communiquer les prévisions de consommation pour 2026 ainsi que l’augmentation annuelle attendue durant les trois prochaines années.

    Sur le volet de la production thermique, il a interrogé la Steg sur le fonctionnement des centrales à gaz, notamment sur les informations faisant état d’une exploitation en dessous de leurs capacités maximales en raison d’un éventuel manque d’approvisionnement en gaz. « Si tel est le cas, quelles en sont les raisons ? », s’est-il demandé. 

    L’ancien ministre a appelé par ailleurs à clarifier la stratégie nationale à moyen terme, en demandant des informations sur les nouveaux projets de production électrique prévus par l’État et la Steg durant les trois prochaines années ainsi que sur leurs capacités.

    La question des importations d’électricité a également été soulevée. Faouzi Ben Abderrahman a demandé pourquoi la Tunisie ne parvenait pas à mobiliser les quelque 200 mégawatts supplémentaires en provenance d’Algérie, comme cela avait été le cas auparavant.

    Il s’est interrogé également sur l’avancement du projet d’interconnexion électrique avec l’Italie, connu sous le nom d’ELMED, et sur l’horizon prévu pour son entrée en exploitation.

    Enfin, il a réclamé une visibilité sur la situation financière de la Steg, notamment l’état réel de ses comptes, le montant des factures impayées et l’identification des catégories de consommateurs ou secteurs qui représentent la part la plus importante des créances.

    Pour Faouzi Ben Abderrahman, l’adhésion des citoyens aux mesures de délestage passe par une relation de confiance fondée sur la transparence. « Rassurez-nous Monsieur le PDG, en contrepartie de notre entière et totale participation à l’effort citoyen », a-t-il conclu. 

    Vous pouvez ajouter ce paragraphe après l’introduction ou avant la réaction de Faouzi Ben Abderrahman :

    Depuis le début des opérations de délestage, la communication de la Steg est restée limitée. Le PDG de la société ne s’est exprimé que rarement, essentiellement pour justifier le recours à ces coupures par la nécessité de préserver l’équilibre du réseau électrique et d’éviter un éventuel effondrement généralisé du système, communément appelé blackout. 

    La Steg s’est contentée, elle, de publier des programmes prévisionnels de délestage afin d’informer les citoyens des horaires de coupure. Toutefois, ces plannings ont été largement critiqués pour leur manque de précision et leur faible fiabilité, plusieurs régions ayant subi des interruptions d’électricité dépassant largement les créneaux annoncés, alimentant l’exaspération des particuliers comme des professionnels affectés par ces coupures.

    N.J

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    4 commentaires

    1. Mhammed Ben Hassine

      Répondre
      22 juillet 2026 | 18h51

      Pauvre citoyen ce petit âne qu’on peut facilement monter dessus,lui est appeler toujours à faire des sacrifices(البهيم القصير)

    2. Mhammed Ben Hassine

      Répondre
      22 juillet 2026 | 18h45

      [les ménages disposant de plusieurs climatiseurs à limiter leur utilisation simultanée]
      Parler juste pour parler ou propager des onfo non précises peut il ce monsieur combien de ménages disposent de plus din climatiseur et combien représente leurs consommations par rapport à la condomztion total ou celle des administrations,entreprises,sociétés.. ou le réseau d’éclairage pub qui reste allumé toute la journée .
      Allez droit au but est plus efficace

    3. HatemC

      Répondre
      22 juillet 2026 | 11h39

      Le décalage entre le potentiel naturel exceptionnel de la Tunisie et la réalité du mix énergétique a de quoi désespérer.

      Le parallèle avec le Royaume-Uni ou d’autres pays du nord de l’Europe est frappant :
      Là où des pays à faible ensoleillement ont transformé leur modèle en une décennie à coup de volontarisme politique, la Tunisie stagnait encore sous les 5 % d’énergies renouvelables.

      Les COFFARS eux bossent, s’améliorent, apportent des solutions à leur besoin, se creusent les méninges et trouvent les financement, les PIEDS NICKELES zarabes fument du narguilé,

      Pendant des années, la STEG et certains syndicats pour ne pas nommer le plus important ont freiné la montée en puissance du privé et des indépendants dans la production électrique, craignant une perte de contrôle du réseau.

      Voir des responsables politiques s’écharper sur des appels au délestage ou des importations chez les voisins au lieu de faire du photovoltaïque une priorité de sécurité nationale absolue relève d’une vision à court terme.

      Ce responsable qui était aux affaires savait ou non La STEG vend le kilowattheure en dessous de son coût réel de production. Pour compenser, l’État verse d’énormes subventions. Dans ce système artificiel, les projets renouvelables peinent à trouver un modèle économique rentable et bancable sans garanties financières que l’État tunisien surendetté a du mal à offrir aux investisseurs internationaux …..

      la Tunisie subit la procrastination politique, le corporatisme et la bureaucratie de ses propres institutions.
      De plus l’Algérie ne fait que vendre ce que la Tunisie est incapable de produire elle-même par manque d’anticipation.

      La réalité est que la modernisation du réseau est un chantier de longue haleine (10 à 15 ans minimum). La véritable erreur des gouvernements successifs ne pas avoir lancé cette modernisation progressive il y a quinze ans. Mais il y a 15 ans les Tunisiens préféraient bâtir des mosquées et les climatiser

    4. HatemC

      Répondre
      22 juillet 2026 | 11h25

      Si certaines interrogations techniques qu’il soulève restent légitimes (notamment sur la transparence des chiffres de la STEG), le timing et la forme s’apparentent en effet à une posture politique classique : exploiter le mécontentement populaire lors des crises estivales pour refaire surface dans le débat médiatique.

      Les deux faiblesses majeures de cette prise de parole :
      La dépendance structurelle aux voisins et le décalage politique.

      Le réflexe de la facilité (l’Algérie) :
      Réclamer 200 MW à l’Algérie comme une solution magique relève en effet d’une méconnaissance du contexte régional. L’Algérie fait elle-même face à des pics de consommation record en été en raison des fortes chaleurs, ce qui sous-tend ses propres tensions de production et délestages ponctuels. Compter sur l’importation d’urgence auprès d’un voisin déjà sous pression n’est pas une stratégie énergétique pérenne.

      L’ironie de la posture :
      FBA ayant été ministre (de la Formation professionnelle et de l’Emploi en 2017-2018), voir d’anciens responsables interpeller le gouvernement actuel sur le manque de projection, l’impréparation et l’absence d’anticipation des énergies renouvelables frôle le paradoxe.
      Le retard accumulé par la Tunisie sur le solaire — malgré un gisement photovoltaïque exceptionnel — est le fruit d’années de bureaucratie, de blocages réglementaires et d’un manque d’investissements qui s’étalent sur plusieurs décennies et sous plusieurs gouvernements.

      L’effort demandé au citoyen vs la gestion de l’État :
      Demander aux ménages de couper la climatisation entre 13 h et 17 h alors que le réseau souffre d’un sous-investissement chronique transfert la responsabilité de la crise sur les usagers.
      C’est a se désespéré que d’écouter ces ronds de cuirs inutiles … il n’a pas de mandé de compte à ses collègues quand il était aux affaires ni a son patron Omar …. HC

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