La soirée du mardi 21 juillet 2026 restera gravée dans la mémoire des habitants de Bizerte. La région, réputée pour ses plages, ses forêts et ses paysages montagneux qui attirent chaque année de nombreux visiteurs, s’est retrouvée confrontée à une série d’importants incendies de forêt. Les flammes ont touché les zones boisées de Ghar El Melh, Sidi Ali El Mekki et Rafraf.
Les incendies se sont déclarés dans le massif forestier situé entre la zone montagneuse de Rafraf et Sidi Ali El Mekki, à Ghar El Melh, avant de se propager sous l’effet des températures élevées, des vents chauds et de la difficulté d’accès au terrain. Les habitants des localités avoisinantes ont vécu une nuit particulièrement éprouvante, observant les flammes progresser à proximité de plusieurs zones touristiques.
Les opérations de lutte contre les incendies se sont poursuivies durant plus de dix heures. Au moment où cet article est rédigé, certains foyers demeurent encore actifs, nécessitant la poursuite des interventions afin d’empêcher toute reprise du feu et de limiter son extension vers d’autres espaces forestiers.
Face à l’ampleur de la situation, le gouverneur de Bizerte, Salem Ben Yaâcoub, également président de la Commission régionale de lutte contre les catastrophes naturelles et d’organisation des secours, a activé le « plan vert » destiné à coordonner les opérations de lutte contre les incendies de forêt. Selon un communiqué de la gouvernorat, le sinistre s’est déclaré vers 13 heures le mardi 21 juillet 2026.
Le gouverneur a ordonné la mobilisation de l’ensemble des moyens de la commission régionale ainsi que des structures locales. Les équipes de la Protection civile, des services des forêts, de l’agriculture, de l’équipement, des municipalités et des autorités locales ont été déployées sur le terrain avec d’importants moyens logistiques pour tenter de contenir les flammes.
Les opérations ont également bénéficié de plusieurs rotations d’un hélicoptère mis à disposition par le ministère de la Défense nationale afin d’effectuer des largages d’eau sur les zones les plus difficiles d’accès. Des équipes de volontaires se sont également jointes aux secours pour appuyer les interventions.
Les autorités ont souligné que la topographie particulièrement accidentée de la région, combinée aux rafales continues de vent chaud, a considérablement compliqué les opérations d’extinction et favorisé la propagation rapide des flammes.
À cette situation déjà critique se sont ajoutées des coupures d’électricité dans plusieurs secteurs, plongeant une partie des habitants dans l’obscurité et compliquant davantage une nuit marquée par la progression des flammes et les opérations de secours.
R.A.










