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Atteinte aux bonnes mœurs : dix créateurs de contenu devant la justice

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Par Nadya Jennene

    La frontière entre liberté de création numérique et respect des règles encadrant l’espace public virtuel revient au cœur du débat en Tunisie. La chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis a fixé au 17 septembre 2026 l’audience d’une affaire impliquant dix prévenus, parmi lesquels plusieurs créateurs de contenu et influenceurs actifs sur les plateformes TikTok et Instagram, a-t-on appris jeudi 23 juillet 2026.

    L’affaire, qui a fait l’objet d’investigations judiciaires, concerne des contenus diffusés sur les réseaux sociaux et considérés, selon les éléments du dossier, comme portant atteinte à la pudeur publique et contraires aux dispositions légales en vigueur. Les personnes poursuivies sont notamment accusées d’avoir publié ou relayé des contenus à caractère obscène, ainsi que d’outrage public à la pudeur sur les réseaux sociaux. 

    Après l’achèvement des auditions et des différentes étapes de l’enquête, les dix mis en cause ont été renvoyés devant la chambre criminelle. Certains comparaîtront en état de détention, tandis que d’autres restent libres. Ils devront répondre d’accusations liées à l’utilisation de plateformes numériques pour diffuser des images ou vidéos considérées comme portant atteinte aux bonnes mœurs, ainsi que pour la production ou la mise à disposition de contenus comportant des allusions sexuelles ou des séquences à caractère pornographique.

    Alors que TikTok et Instagram sont devenus des outils majeurs de visibilité, de communication et parfois de revenus pour une nouvelle génération d’influenceurs, les autorités judiciaires s’intéressent de plus en plus aux limites juridiques applicables aux contenus publiés dans cet espace numérique devenu un véritable prolongement de l’espace public.

    N.J  

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    4 commentaires

    1. LOL

      Répondre
      23 juillet 2026 | 17h08

      C’est quoi au juste, l' »atteinte à la pudeur publique  » ?
      C’est un langage codé pour désigner les homosexuels ?
      Où est-ce qu’on parle des hommes barbus de plus de 50 ans qui « épousent » de minuscules petites fillettes de 6 ans… pour leur bien, bien sûr… pour préserver leur pudeur, sans doute !
      Ah, mais j’oubliais… il est strictement interdit de poser de telles questions sur le plus grand homme qui ait jamais vécu, l’homme parfait qu’il faut suivre et vénérer !

      LOL, l’hypocrisie du monde arabe est sans fin !

      • SuperMario

        Répondre
        23 juillet 2026 | 18h37

        Mais non, notre État veut nous garantir le paradis dans l’au-delà! Dès lors, tous les vices seront permis🤪. Il suffit d’attendre la mort 👌 tout en suivant la voie de cet homme de 60 ans qui a épousé une enfant de 6 ans 😏

    2. Gg

      Répondre
      23 juillet 2026 | 13h44

      Gros travail pour les juristes: quelle est la définition des « bonnes mœurs », et à contrario quelle est la liste des mauvaises mœurs?
      Le chantier est vaste…

      Mon fils fait Droit et ma fille a fait Droit, que je suis heureux d’avoir choisi la petite physique! Ma vie est simple!
      La seule notion de Droit est compliquée. Je leur dis qu’une loi est ce que l’humain ne peut changer .
      Les lois de la gravitation, la vitesse de la lumière etc…
      Tout le reste, ce que l’Homme a écrit peut être changé, rayé et remplacé. Ben, selon eux, non!

    3. Hannibal

      Répondre
      23 juillet 2026 | 13h43

      Je vais jouer le rôle d’un complotiste inversé stupide et abrutissant :
      1. On coupe l’électricité pour que les gens regardent moins des contenus dits « obscènes »
      2. La justice fait son « travail » en continu donc elle ne subit pas les délestages.

    Répondre

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