Parfois, des images racontent à elles seules la faillite d’une époque. En Tunisie, durant ces deux dernières semaines, l’une d’elles restera sans doute gravée dans les mémoires. Des quartiers entiers plongés dans le noir en pleine canicule, des familles suffoquant dans des maisons transformées en fours, des commerces paralysés, des entreprises contraintes d’interrompre leur activité, des régions privées d’eau en même temps que d’électricité. Puis, enfin, lorsque le courant revient après des heures d’attente, des applaudissements, des youyous, des cris de joie qui fusent des balcons comme si un miracle venait de se produire.
Nous sommes en 2026. Il faut se répéter cette évidence tant la scène paraît irréelle. En 2026, l’électricité est redevenue un événement. Un service public aussi élémentaire est désormais accueilli comme un privilège. Voilà où en est arrivé un pays auquel on promettait qu’il n’y aurait « plus jamais de retour en arrière ». Force est pourtant de constater que la marche arrière s’est engagée depuis longtemps et qu’elle s’accélère.
Les Tunisiens sont épuisés. Physiquement par une chaleur suffocante, psychologiquement par une succession de crises dont ils ne voient jamais l’issue. Cette fois, la colère ne se cache plus. Elle s’exprime ouvertement, y compris chez ceux qui, hier encore, voulaient croire que tout cela relevait de difficultés passagères.
Cinq ans de pouvoir absolu, cinq ans sans échappatoire
Les causes, pourtant, ne datent pas d’hier. Elles sont connues depuis un moment. Sous-investissement chronique, infrastructures vieillissantes, absence de vision stratégique, gestion à courte vue, décisions improvisées… La crise actuelle de l’électricité n’est pas une catastrophe tombée du ciel. Elle est l’aboutissement logique d’années d’amateurisme et d’abandon et d’une gouvernance incapable d’anticiper. La Steg n’en est qu’un symptôme. Les mêmes mécanismes sont à l’œuvre dans l’eau, les transports, la santé ou l’administration. Ce qui s’effondre sous nos yeux n’est pas un secteur, c’est progressivement la capacité même de l’État à assurer ses missions essentielles.
Le hasard du calendrier rend d’ailleurs cette séquence singulièrement éloquente. À la veille du 25 juillet, date que le pouvoir célèbre désormais comme son acte fondateur bien davantage que comme une fête de la République, cinq années de pouvoir absolu viennent demander leur bilan. Cinq années durant lesquelles Kaïs Saïed a gouverné sans véritable opposition institutionnelle, sans contre-pouvoirs, après avoir concentré entre ses mains l’essentiel des leviers de décision. Rarement un chef d’État aura disposé d’une telle liberté d’action. Rarement aussi les responsabilités auront été aussi clairement concentrées.
C’est là que commencent les choses intéressantes. En plus de la crise elle-même, c’est la réaction du pouvoir qui mérite d’être observée. Depuis cinq ans, chaque crise suit désormais le même scénario. Le pays s’enfonce dans une difficulté réelle. Les citoyens expriment leur colère. Puis vient le temps du récit officiel.
Après plusieurs jours de délestages massifs, le président finit par réunir les responsables du secteur énergétique. On pouvait s’attendre à un diagnostic, à un calendrier précis, à des explications techniques, à une stratégie de sortie de crise. Rien de cela.
Le complotisme en mode de gouvernance
À la place, les Tunisiens ont eu droit à une nouvelle déclinaison d’une rhétorique devenue familière. Les coupures d’eau, les coupures d’électricité et même les incendies seraient des « phénomènes anormaux ». L’État, affirme le communiqué présidentiel, « ne restera pas les bras croisés face à ceux qui cherchent à maltraiter les citoyens et à attiser la situation ».
Les coupables existent donc. Ils sabotent les réseaux électriques. Ils perturbent l’approvisionnement en eau. Ils provoquent les incendies. Ils conspirent dans l’ombre contre le peuple tunisien. On ignore simplement qui ils sont. Depuis cinq ans, ces mystérieux ennemis semblent disposer d’une puissance quasiment illimitée, capables d’infiltrer toutes les administrations, tous les services publics et tous les secteurs stratégiques sans jamais être véritablement identifiés.
Plus étonnant encore, dans le même communiqué, le président demande que les citoyens soient prévenus à l’avance des coupures d’électricité.
La contradiction saute aux yeux. Si ces coupures relèvent d’opérations de sabotage menées par des forces occultes, qui est censé informer les citoyens ? Les comploteurs eux-mêmes ? Cette simple phrase suffit à montrer les limites d’un récit qui peine de plus en plus à résister aux faits.
La mécanique est pourtant bien rodée. Quand la réalité devient trop lourde à assumer, il faut déplacer le regard. Si les coupables invisibles ne suffisent pas, on désigne alors des responsables plus accessibles. Depuis plusieurs jours, une partie de la propagande gravitant autour du pouvoir s’emploie ainsi à faire de la Steg, de ses dirigeants, de ses ingénieurs ou de ses techniciens les principaux responsables de la situation.
Comme si l’entreprise définissait seule la politique énergétique du pays, ou que les grandes orientations stratégiques relevaient de ses seuls cadres, ou que surtout la Constitution de 2022, voulue et rédigée par Kaïs Saïed lui-même, ne faisait pas du président le véritable centre de gravité de l’exécutif, celui qui fixe les politiques générales de l’État et en assume la responsabilité politique.
La logique reste invariable. Ce n’est jamais le sommet qui échoue, ce sont toujours les exécutants. Ce ne sont jamais les choix politiques qui sont remis en cause, mais ceux qui les appliquent. Ce ne sont jamais les décisions qui sont interrogées, seulement ceux qui les exécutent.
Pendant ce temps, les problèmes demeurent. Les infrastructures continuent de vieillir. Les investissements tardent. Les crises se succèdent. Les citoyens encaissent.
Cette méthode fonctionne toujours selon le même schéma. Chaque difficulté appelle son complot, chaque dysfonctionnement son bouc émissaire et chaque colère sa diversion. Puis vient la crise suivante, qui appelle exactement le même traitement.
Cinq ans après le 25 juillet 2021, ce mécanisme est désormais parfaitement identifiable. Alors combien de temps encore les Tunisiens accepteront-ils qu’à chaque panne de l’État, on leur explique que le problème vient toujours de quelqu’un d’autre ?











9 commentaires
Vladimir Guez
Il n’y a pas d’argent pour preparer l’avenir, ni pour investir, ni même pour entretenir l’existant, ni pour assurer le minimum de dignité.
Les ressources sont absorbées par l’administration, le secteur public et les subventions en tout genre pour l’assistanat.
L’économie est verrouillée par des prix administrés et la rente. La seule bouffée d’oxygène est le fuite vers l’informel.
Tout le monde est d’accord sur le constat mais une très très large majorité de la population est sous emprise socialo-etatismo-islamo-moraliste qui bloque toute évolution et toute réforme qui pourrait corriger cela.
Businessnews critique le regime comme un disque rayé , comme si KS etait la cause alors qu’il n’est que le symptôme.
Businessnews critique sans jamais defendre de solution dérangeante ni oser se positionner comme le font les journaux de référence qu’il pourrait avoir pour modele. (Financial Times, Les echos, La tribune…)
Entre vous et le régime, on dirait deux perroquets qui se répondent sans entrer dans le debat d’idées. On se lance des postures et des jugements comme si ces anneries que l’on s’envoie faisaient avancer quoique ce soit . Le discours est le meme . Il n’y a qu’a substituer « comploteurs » d’un côté et « régime » de l’autre . Deux chimères qui servent de distraction a l’origine du mal et au debut du commencement, d’un embryon de traitement.
C’est de plus en plus pénible et desolent a lire.
jamel.tazarki
Pourquoi la Tunisie, un pays où les coupures de courant sont très fréquentes en été en raison de délestages électriques dus notamment à l’usage de climatiseurs, n’encourage-t-elle pas les utilisateurs de ces derniers à les alimenter à partir d’une source photovoltaïque ? Pour éviter tous les problèmes techniques avec le réseau de STEG, il suffirait d’opter pour un climatiseur fonctionnant exclusivement à l’énergie photovoltaïque, sans être connecté au réseau de STEG !
A) Voici l’estimation comparative détaillée des coûts pour équiper un salon de 20 m² en zone isolée (sans connexion aux réseaux de STEG). Ces budgets intègrent le matériel principal ainsi que la configuration de sécurité absolue (coffret de protection CC, câbles certifiés et mise à la terre), hors frais de main d’œuvre locale.
a1) Le Kit Deye 12 000 BTU (Hybride AC/DC)
– Cette solution fonctionne à haute tension en journée au fil du soleil, sans aucune batterie. L’appareil régule électroniquement sa consommation. [1, 2, 3]
– Climatiseur Deye 12 000 BTU (3,5 kW) : ~850 € à 1 100 €.
– Panneaux solaires (4x 400Wc-450Wc) : ~500 € à 700 €.
– Coffret de sécurité CC (Disjoncteur 500V + Parafoudre CC de grande marque) : ~150 € à 250 €.
– Câblage et connectique (Câbles solaires 6 mm² double isolation + connecteurs MC4 d’origine) : ~100 €.
– Structure de fixation toit & piquet de terre : ~150 €.
– COÛT TOTAL DU MATÉRIEL : 1 750 € à 2 300 €
– Le grand avantage ici est l’absence de batteries, ce qui limite l’investissement de départ. Le risque d’incendie est maîtrisé par les composants de coupure haute tension du coffret
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a2) Le Kit Kanion Co / Solair (100 % DC, 48 V)
– Cette solution fonctionne en basse tension (48V). Pour fonctionner de manière stable sans réseau AC, elle nécessite obligatoirement un micro-parc de batteries tampons qui sert de régulateur de tension.
– Climatiseur Kanion / Solair 12 000 BTU (48V) : ~1 000 € à 1 400 €.
– Panneaux solaires (4x 400Wc) : ~500 € à 700 €.
– Micro-parc Batteries Tampons Lithium (48V / 2 à 2,5 kWh) : ~700 € à 1 100 € (Nécessaire pour stabiliser le compresseur 48V en cas de nuage).
– Coffret de sécurité CC Basse Tension (Disjoncteur forte intensité 63A + Parafoudre 48V + Fusibles batteries) : ~200 € à 300 €.
– Câblage renforcé (Câbles de très forte section pour le 48V afin d’éviter la chauffe + MC4) : ~150 €.
– Structure de fixation toit & piquet de terre : ~150 €.
– COÛT TOTAL DU MATÉRIEL : 2 700 € à 3 750 €
– Le coût est plus élevé en raison du stockage d’énergie obligatoire. C’est toutefois la configuration intrinsèquement la plus sûre contre les incendies : la basse tension (48V) réduit drastiquement le risque de création d’arcs électriques dévastateurs.
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a3) Recommandation
– Choisissez le Deye Hybride si votre priorité est le budget et que vous acceptez que la clim ralentisse ou s’arrête brièvement lors d’un très gros nuage noir.
– Choisissez la solution 48V (Kanion/Solair) si vous cherchez la sécurité électrique maximale (basse tension) et un fonctionnement lissé par batterie sans aucune coupure en journée.
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a4) Les 3 protections universelles obligatoires (Dans les deux cas)
– Quel que soit le modèle, vous devez exiger ou ajouter ces trois éléments entre vos panneaux solaires (sur le toit) et votre climatiseur (dans le salon) :
– Le Parafoudre CC (Surge Protective Device – SPD) : C’est le bouclier contre la météo. En cas d’impact de foudre à proximité, il dévie la surtension destructrice vers la terre avant qu’elle n’atteigne le climatiseur. Le bon choix : Un parafoudre de Type 2, certifié CC. [1, 2, 3, 4]
– La mise à la terre globale : Indispensable pour que le parafoudre fonctionne. Vous devez relier les cadres en aluminium de tous vos panneaux solaires et le boîtier de protection à un piquet de terre en cuivre enfoncé dans le sol. [1, 2, 3, 4]
– Le Sectionneur / Disjoncteur Magnétothermique CC : Il sert d’interrupteur de sécurité. Il vous permet de couper manuellement le courant pour nettoyer ou réparer le climatiseur, et il saute automatiquement en cas de court-circuit sur la ligne. [1, 2]
Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien
jamel.tazarki
B) supprimé tous les conflits avec les réseaux de STEG
b1) Un climatiseur qui ne fonctionne qu’avec la photovoltaïque supprime tous les conflits avec la STEG
– Zéro démarche administrative : Vous n’avez pas besoin d’autorisation, de compteurs bidirectionnels ni d’approbation de la STEG. Vos panneaux ne touchent pas à aux réseaux de STEG.
– Insensibilité aux délestages : Quand le quartier subit une coupure de courant en plein après-midi à cause des pics de consommation, votre climatiseur continue de tourner à plein régime grâce au soleil.
– Aucun risque d’amende ou de rejet : La STEG interdit et punit sévèrement l’injection non contrôlée d’électricité sur son réseau. Ici, le risque est de 0 % puisque le circuit est physiquement séparé.
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b2) Comment réaliser cette configuration simplifiée ?
– Pour que cela fonctionne parfaitement sans toucher au réseau public, vous devez utiliser le modèle 100% DC (Basse Tension 48V) présenté précédemment (comme le Kanion Co / Solair), plutôt que le modèle hybride.
– Les Panneaux (Sur le toit) : 3 ou 4 panneaux produisent du courant continu.
– Le Mini-Réservoir (Batteries 48V) : Vous installez un petit groupe de batteries au lithium de 48V. Attention : Même si vous n’utilisez la clim qu’en journée, ces batteries sont obligatoires ici. Elles servent de « zone tampon » pour stabiliser le courant lorsque les nuages passent et pour absorber le démarrage du climatiseur.
– Le Climatiseur (Dans le salon) : Il est relié uniquement aux batteries et aux panneaux. Il ignore totalement l’existence de la STEG
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b3) Ceux qui ont des climatiseurs en Tunisie et causent les délestages électriques sont ceux qui n’ont pas besoin d’une subvention étatique ! Ils ont les moyens de se payer une solution à base de « Kit Kanion / Solair (100% DC 48V) » à 3 750 € ! Ceci touche à une catégorie précise de la population tunisienne (les ménages aisés, les commerces, ou les villas haut de gamme) qui subit les délestages mais dispose du capital pour investir.
C) Eviter la solution électrogène diesel
c1) En Tunisie, la solution alternative que choisissent actuellement les personnes aisées pour contrer les délestages est souvent le groupe électrogène diesel automatique ou un gros onduleur résidentiel avec batteries pour toute la maison. Alors que le kit climatisation 100% DC offre pourtant un avantage immense : il est totalement silencieux, écologique et ne nécessite aucun carburant.
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c2) Pourquoi le marché tunisien n’est pas encore inondé par ces kits ? Réponse : Le vrai blocage pour cette clientèle aisée est la disponibilité locale. La réglementation douanière tunisienne et les circuits d’importation privilégient massivement le matériel solaire destiné à être connecté au réseau (onduleurs On-Grid agréés par la STEG) pour bénéficier des programmes ANME. Les kits 100% DC (hors réseau) sont encore rares sur le marché local, obligeant souvent à des importations spéciales ou à des montages sur-mesure par des ingénieurs locaux.
D) Les mesures simples que l’État devrait prendre –> Pour sortir de l’impasse sans puiser dans les caisses vides de l’État, des décisions politiques simples et non budgétivores suffiraient à débloquer le marché :
– Zéro douane et zéro TVA sur les climatiseurs 100% DC (48V) et leurs kits de protection, pour les rendre immédiatement compétitifs par rapport aux climatiseurs classiques.
– Campagnes d’information publiques menées par l’ANME (Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Énergie) pour labelliser et faire connaître cette technologie spécifique « Zéro Réseau ».
– Obligation de formation pour les techniciens du froid en Tunisie, afin qu’ils sachent proposer et installer ces kits de manière sécurisée.
– En libérant l’importation de ces kits autonomes, l’État permettrait à la population aisée de financer elle-même la solution aux délestages nationaux, transformant un problème privé en un soulagement public.
jamel.tazarki
E) Que font le Maroc et l’Égypte
e1) 1. L’Égypte : Le virage de la dérégulation totale du hors réseau (2026) –> L’Égypte traverse une crise des délestages électriques estivaux très similaire à celle de la Tunisie, due à l’explosion de l’usage des climatiseurs. Pour y faire face, le gouvernement égyptien a pris une mesure politique majeure : [
– Exonération totale d’autorisations : Le ministère de l’Électricité a officiellement supprimé toutes les contraintes administratives pour les citoyens qui installent des panneaux solaires sur leurs toits.
– La règle du « Hors Réseau » : La loi égyptienne stipule désormais que si votre installation solaire est physiquement isolée du réseau national (comme le kit 100% DC autonome), vous avez une liberté totale et immédiate, sans besoin de permis ni de contrôle des compagnies de distribution.
– L’impact : Les clients égyptiens aisés ou les commerces achètent désormais ces kits comme on achèterait un simple appareil électroménager, ce qui soulage instantanément le réseau public lors des pics de chaleur sans bureaucratie
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e2) Maroc –> Le Maroc n’a pas de problème de délestage majeur grâce à une excellente planification, mais il utilise la fiscalité pour pousser les utilisateurs à abandonner l’électricité publique pour le solaire :
– L’exonération de TVA : Le Maroc a mis en place des mesures d’exonération de la TVA (0 %) à l’importation et à la vente pour les équipements solaires. Cela fait baisser mécaniquement le coût des kits complets pour le consommateur final.
– La loi 82-21 sur l’autoproduction : Entrée pleinement en vigueur, cette loi encadre très clairement le droit de chaque citoyen ou commerce à produire sa propre électricité. Bien qu’elle vise principalement le raccordement au réseau, elle a créé un écosystème de dizaines d’entreprises locales ultra-compétentes. Les ingénieurs marocains savent concevoir et proposer des solutions sur-mesure (comme le couplage climatiseur-panneaux) car le marché est totalement libéralisé.
– Le focus agricole (Le pompage solaire) : Le Maroc a d’abord appliqué cette logique de déconnexion au secteur agricole en subventionnant les pompes à eau 100% solaires (sans réseau). Le succès a été tel que la technologie « DC native » (courant continu direct) est aujourd’hui parfaitement maîtrisée par les installateurs du pays, qui la transposent désormais au secteur de la climatisation résidentielle et tertiaire.
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e3) Inspiration pour la Tunisie
– Si l’État tunisien voulait s’inspirer de ses voisins pour éviter le naufrage énergétique, il lui suffirait de copier le modèle égyptien moderne : déclarer officiellement que tout système de climatisation ou de production d’énergie 100 % déconnecté de la STEG est totalement libre de taxes douanières et de démarches administratives.
– Cela créerait un appel d’air immédiat. La clientèle aisée, aujourd’hui mal conseillée, verrait fleurir des offres de « Kits Climatisation Spéciaux Tunisie » importés légalement, et financerait sur ses propres deniers la fin des délestages nationaux.
F) Protection thermique de la salle de séjour pour qu’elle garde sa fraîcheur de la journée, en absence du soleil, la nuit !
f1) Pour le mur : Le pare-soleil vertical –> Pour habiller votre mur en briques creuses exposé au soleil (généralement à l’Ouest), vous devez créer un écran de verdure.
– Le choix des plantes : Privilégiez le Bougainvillier (très résistant à la sécheresse tunisienne et au soleil brûlant), la Vigne vierge (qui s’accroche seule et perd ses feuilles en hiver pour laisser passer le soleil quand il fait froid) ou le Jasmin de nuit (pour le parfum en soirée).
– La technique : Pour protéger la brique creuse de l’humidité, il est recommandé d’installer un treillage métallique léger ou des câbles en acier tendus à 10 cm du mur. Les plantes vont grimper sur ce support. L’ombre des feuilles empêchera la brique de chauffer, et la lame d’air de 10 cm isolera naturellement le mur.
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f2) Pour le toit : La pergola de vigne (La « Treille »)
– Créer un « étage naturel » de vigne sur le toit-terrasse est la protection absolue contre le soleil vertical de midi.
– Le principe physique : Les feuilles de vigne vont intercepter 80 % à 90 % des rayons du soleil avant qu’ils ne touchent la dalle en béton. Votre toit restera à l’ombre toute la journée.
– L’avantage saisonnier : La vigne est une plante à feuilles caduques. En été, elle est dense et bloque le soleil. En hiver, elle perd ses feuilles, ce qui permet aux rayons du soleil de réchauffer gratuitement la dalle en béton de votre maison. En prime, vous récoltez du raisin en fin d’été.
Mhammed Ben Hassine
Occasion ratée prov tun [فاتتك ليلة الدخلة]
Mhammed Ben Hassine
[le président demande que les citoyens soient prévenus à l’avance des coupures d’électricité.]
[qui est censé informer les citoyens ? Les comploteurs eux-mêmes ? Cette simple phrase suffit à montrer les limites d’un récit]
Un vrai débâcle (تخبط تام واصح)
،un grand merci md Ikhlas ça me plaît
Mhammed Ben Hassine
Rêver un don dMDIVIN, dieu merci pour vivre un moment merveilleux réaliser vivre les espérances les plus fous, mais le rêve ne ne dure que quelque minutes
Mais ce rêve qui dure des années me semble biaisé,cochlardaisque, prouve que pays semble dans un sommeil cecilaire ,quand ça t il se réveiller ?
Mhammed Ben Hassine
A lui seul Le titres de l’article prouve que vous avez le faire d’un vrai journaliste belle comparaison bien amère doit elle mais révélateur, vous ne saisissez de nous surprendre par votre plume.
Hannibal
La population tunisienne est composé de trois partie :
– Une grande majorité qui n’est pas dupe mais qui reste sidérée.
– Une petite minorité qui n’est pas dupe mais qui profite du système
– Une minuscule minorité qui préfère rester dans l’ignorance, qui croit en l’homme providentiel, qui est fan c’est dans le sens propre du mot fanatique, qui est bruyante, qui n’hésite pas à insulter, à vouloir tordre le coup à celui qui s’oppose d’une manière sensée à leur gourou bourré de non-sens. Rappelez-vous la poignée qui a hurlé son soutien le 17 décembre dernier.
Qu’elle est dure la tâche de ramener toutes ces parties vers un seul objectif : l’union de la Tunisie vers la stabilité politique et le progrès socio-économique. Cette tâche n’est pourtant pas insurmontable.
Que toutes ces parties pensent aux défis qui attendent le monde et les générations futures.
Nous avons besoin d’union pour affronter ces defis.