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Tourisme : les coupures d’électricité font vaciller la haute saison en Tunisie

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Par Sarra Hlaoui

    La crise énergétique qui frappe la Tunisie en pleine saison estivale commence à faire sentir ses effets sur un secteur clé de l’économie nationale. Les coupures d’électricité répétées, qui touchent l’ensemble des activités économiques, mettent désormais les établissements hôteliers sous forte pression et font craindre un impact durable sur l’image de la destination Tunisie.

    Dans une publication diffusée ce vendredi sur LinkedIn, l’éditeur de presse spécialisée et expert du tourisme Hédi Hamdi dresse un constat alarmant de la situation. Selon lui, les hôtels sont confrontés à une succession de difficultés opérationnelles qui fragilisent leur activité en pleine haute saison.

    Une accumulation de dysfonctionnements

    Les interruptions d’électricité provoquent une multiplication des réclamations des clients, tandis que les demandes de rapatriement de touristes se feraient plus nombreuses. Les tour-opérateurs commenceraient également à demander des explications aux professionnels tunisiens, certains évoquant même la possibilité de revoir leur programmation de la destination si la situation venait à perdurer.

    À cela s’ajoute la dégradation de la réputation des établissements sur les plateformes spécialisées, où les avis négatifs liés aux coupures de courant se multiplient, avec un risque direct sur les futures réservations.

    Sur le plan opérationnel, les hôteliers doivent également faire face à une flambée des coûts de location des groupes électrogènes, devenus indispensables pour maintenir un minimum de services. Les coupures perturbent également la chaîne du froid, entraînant la détérioration de denrées alimentaires et accentuant les risques de pénuries, alors que les fournisseurs sont eux aussi affectés par les délestages.

    Un secteur déjà fragilisé

    Cette nouvelle crise intervient alors que le tourisme tunisien faisait déjà face à un ralentissement des réservations, notamment en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, en particulier après le conflit entre l’Iran et les États-Unis.

    Pour Hédi Hamdi, le secteur se retrouve ainsi « une nouvelle fois dos au mur », confronté à une situation dont l’issue demeure incertaine.

    Des interrogations sur l’avenir

    Au-delà des difficultés immédiates, plusieurs questions demeurent en suspens. Les professionnels s’interrogent sur la durée de cette crise énergétique, son coût économique et financier pour les entreprises touristiques, ainsi que sur ses répercussions sur l’image de la Tunisie auprès des marchés émetteurs.

    Ils redoutent également que ces perturbations ne deviennent récurrentes au cours des prochaines saisons estivales, compromettant les efforts engagés ces dernières années pour relancer durablement l’activité touristique.

    S.H

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    Commentaire

    1. Roberto Di Camerino

      Répondre
      25 juillet 2026 | 15h44

      Pendant que le pays suffoque sous le poids d’une crise énergétique sans précédent, que les familles voient leur pouvoir d’achat s’effondrer et que l’économie paie le prix de l’improvisation, que fait celui qui est censé gouverner ? Au lieu de proposer un plan crédible et d’assumer ses responsabilités, il part à la chasse aux coupables, distribue les menaces et promet des sanctions.

      Mais le principal responsable, nul besoin de le chercher bien loin : il est assis dans le fauteuil présidentiel. C’est lui qui a accédé au pouvoir sans les compétences, sans l’expérience et sans la vision indispensables à la conduite d’un État. Un dirigeant digne de ce nom cherche des solutions ; un dirigeant dépassé cherche des boucs émissaires. Plus un pouvoir est impuissant, plus il devient accusateur.

      On ne gouverne pas une nation à coups de discours, d’intimidation ou de procès d’intention. On la gouverne avec de la compétence, du courage et des résultats. Lorsque ces trois qualités font défaut, il ne reste qu’une chose : désigner des responsables imaginaires pour masquer sa propre faillite.

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