Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Rached Ghannouchi : sa famille s’inquiète de son état de santé, la polémique enfle autour du silence des autorités

Article réservé aux abonnés

Par Sarra Hlaoui

    L’inquiétude grandit autour de l’état de santé de Rached Ghannouchi, détenu depuis avril 2023, après des informations faisant état de son transfert à l’hôpital à la suite d’un malaise en prison, mais aussi des rumeurs sur son décès. Sa famille et ses proches dénoncent l’absence d’informations officielles et accusent les autorités de maintenir un « black-out » sur la situation.

    Dans une publication relayée dimanche 26 juillet 2026, sur la page officielle de Rached Ghannouchi, le parti Ennahdha affirme que des « rumeurs contradictoires » circulent concernant son état de santé et estime que « seules les autorités détiennent l’information exacte », notamment après l’interdiction de visites alors qu’il se trouvait à l’hôpital.

    La famille réclame des informations médicales

    La fille de Rached Ghannouchi, Soumaya Ghannouchi, a également pris la parole dans un enregistrement audio diffusé sur sa page personnelle. Elle affirme être sans nouvelles de son père depuis plus d’une semaine.

    Selon son témoignage, des avocats qui se seraient rendus à la prison de la Mornaguia pour lui rendre visite auraient appris qu’il avait été transféré à l’hôpital. Elle indique que ni les avocats ni sa mère n’auraient été autorisés à lui rendre visite ou à obtenir des informations sur son état de santé.

    Elle affirme que son père aurait fait un malaise lors d’une visite en prison, en raison, selon elle, de l’épuisement lié aux fortes températures enregistrées dans l’établissement pénitentiaire.

    Soumaya Ghannouchi évoque également l’âge avancé de son père, âgé de 85 ans, ainsi que plusieurs problèmes de santé, notamment la maladie de Parkinson et des troubles de la thyroïde, pour réclamer l’accès à son dossier médical et aux informations relatives à sa prise en charge.

    Ennahdha accuse les autorités de laisser place aux rumeurs

    Dans un message publié sur la page officielle de Rached Ghannouchi, le mouvement Ennahdha estime que l’absence de communication officielle ouvre la voie aux spéculations et fait porter aux autorités la responsabilité de la situation.

    Il avance deux hypothèses : soit les informations qui circulent sont liées à une volonté de détourner l’attention du contexte politique et social du pays, soit les autorités manquent à leur obligation d’informer la famille, les avocats et son mouvement de la réalité de son état de santé.

    « Dans les deux cas, le pouvoir reste responsable de l’état d’ambiguïté actuel », indique le communiqué, appelant au respect d’un « minimum de transparence » concernant la santé d’un détenu.

    Le Front de salut national réclame des clarifications

    Dans un communiqué publié dimanche 26 juillet, le Front de salut national a, lui aussi, exprimé sa « profonde inquiétude » face aux informations contradictoires sur l’état de santé de Rached Ghannouchi, mais aussi d’Ahmed Néjib Chebbi, président du Front. Il dénonce l’absence de communication officielle et estime que les restrictions maintenues sur les visites de la famille et de la défense de Ghannouchi nourrissent rumeurs et inquiétude, tenant les autorités responsables de ce « climat d’opacité ».

    La coalition réclame un communiqué officiel établissant la vérité sur l’état de santé des deux hommes, le rétablissement du droit de visite pour la famille et les avocats de Ghannouchi, ainsi que la garantie des soins médicaux nécessaires. Elle rappelle que la protection de la santé des détenus est une responsabilité légale et morale de l’État, appelle les organisations de défense des droits humains à suivre la situation, et réitère sa demande de libération des détenus politiques.

    Les autorités n’ont pas communiqué sur son état de santé

    À ce stade, aucune information officielle n’a été communiquée par les autorités tunisiennes concernant un éventuel transfert de Rached Ghannouchi à l’hôpital ou sur son état de santé.

    Arrêté le 20 avril 2023, Rached Ghannouchi fait l’objet de multiples poursuites judiciaires. À ce jour, l’ancien président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) cumule 40 ans de prison ferme prononcés dans plusieurs affaires distinctes. Il a également été condamné à la réclusion à perpétuité, assortie de 30 années de prison supplémentaires, dans l’affaire dite de « l’appareil secret ». Ces condamnations sont accompagnées de lourdes amendes financières.

    S.H

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    6 commentaires

    1. Gg

      Répondre
      27 juillet 2026 | 21h38

      Notez qu’à 85 ans, on est rarement en bonne santé. Les malaises sont fréquents, les défaillances de plus en plus fréquentes.
      Donc il est simplement vieux, usé.

    2. Citoyen_H

      Répondre
      27 juillet 2026 | 19h06

      CE N’EST QUE JUSTICE !

      « À ce jour, Khriji cumule 40 ans de prison ferme prononcés dans plusieurs affaires distinctes. Il a également été condamné à la réclusion à perpétuité, assortie de 30 années de prison supplémentaires, dans l’affaire dite de « l’appareil secret ». Ces condamnations sont accompagnées de lourdes amendes financières. »

      IL NE L’A PAS VOLÉ

    3. Citoyen_H

      Répondre
      27 juillet 2026 | 18h34

      SA FAMILLE S’INQUIÈTE POUR SON ÉTAT DE SANTÉ, MAIS,

      qui se fiche totalement, mais alors, le moins du monde, sur le devenir de la NATION, saccagée, pillée, plumée, malmenée, équarrie, détruite par la gestion chaotique du monstre en question !!!
      Qu’ils grillent tous en enfer !!!

    4. Citoyen_H

      Répondre
      27 juillet 2026 | 8h48

      ARRÊTEZ DONC TOUTES CES COMÉDIES !

      Un tel n’est pas allé aux toilettes depuis six heures, l’autre n’a pas fini son café, un autre s’est réveillé plus tard que d’habitude et ainsi de suite……………….

      @Hannibal
      « On peut s’opposer à cet homme pour les torts qu’il a causé à la Tunisie mais il a droit à un traitement humain. »

      Qu’avez-vous dit ?
      Pour les torts qu’il a causés, c’est bien ce que vous avez dit.
      Il a plumé et détruit la Tunisie, rien que ça.

      Quant à sa rejetonne Soumiya, je n’oublierai jamais ce qu’elle avait dit à tous les Tunisiens, aussitôt que le coup d’État de 2011, fut concrétisé.
      Vous avez fait souffrir mon père, maintenant, c’est à votre tour de l’être !!!!
      Mais de quoi le citoyen lambda est coupable ?

      Tout ce que je peux dire, c’est que famma Rabi, soubhanou wè ta3ala !

    5. Hannibal

      Répondre
      27 juillet 2026 | 7h28

      On peut s’opposer à cet homme pour les torts qu’il a causé à la Tunisie mais il a droit à un traitement humain.
      Il ne faut pas tomber dans ses mêmes travers. D’ailleurs, l’islam qu’il a prétendu défendre recommande de faire du bien à toute personne qui fait du mal parce que c’est la meilleure façon de combattre cette personne.
      Faire plaisir au lynchage populaire ne mène à rien. Au contraire, ne pas faire le nécessaire humain et le laisser mourir en cellule sans soin, c’est prendre le risque que son camp alimente le récit du martyr et maquille sa vraie histoire.

    6. A4

      Répondre
      26 juillet 2026 | 22h41

      Soumaya ?
      C’est la Soumaya de « moutou bi ghaythikom » ?
      Je ne peux pas oublier ça …

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *