La crise des délestages électriques et des coupures d’eau continue de provoquer des remous au sein de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Face à l’absence des membres du gouvernement lors de la séance plénière extraordinaire organisée lundi 27 juillet 2026 pour examiner les perturbations qui ont touché plusieurs régions du pays, des voix parlementaires ont dénoncé un manque de réponse institutionnelle face à une situation qui affecte le quotidien des Tunisiens.
Dans une déclaration accordée à Diawn FM, le député Ali Zaghdoud a critiqué l’absence d’un représentant du gouvernement lors de cette séance consacrée aux conséquences des interruptions d’approvisionnement en eau et en électricité. Il a estimé que l’exécutif n’était plus en mesure d’apporter des messages rassurants aux citoyens ni de proposer des solutions concrètes aux difficultés rencontrées.
La séance parlementaire devait pourtant constituer un espace d’échange entre les élus et les responsables gouvernementaux autour d’une crise qui s’est aggravée au cours des deux dernières semaines, marquées par des coupures répétées d’électricité et d’eau dans plusieurs régions, en pleine période de fortes chaleurs.
Pour Ali Zaghdoud, cette absence traduit une incapacité du gouvernement à répondre aux attentes de la population. Le député a indiqué que des préparatifs étaient en cours pour le dépôt d’une motion de censure contre le gouvernement.
la députée Syrine Mrabet a également appelé les membres de l’Assemblée à déposer une motion de censure contre ce qu’elle qualifie de « gouvernement en échec ». Estimant que l’exécutif a démontré, à plusieurs reprises, son incapacité à gérer les crises et son manque de vision réformatrice, elle considère que son maintien au pouvoir nuit à la confiance des citoyens dans les institutions de l’État, y compris dans le président Kaïs Saïed et dans le Parlement.
La députée a également dénoncé l’absence du gouvernement lors de la séance plénière consacrée aux coupures d’eau et d’électricité, ainsi que ce qu’elle décrit comme une défaillance de sa communication envers les Tunisiens. Elle a appelé les députés à exercer pleinement leur mission de contrôle, en recourant, si nécessaire, au mécanisme constitutionnel de la motion de censure afin de demander des comptes à l’exécutif.
Les perturbations enregistrées récemment ont eu des répercussions sur plusieurs secteurs, notamment les établissements de santé, les activités agricoles, les élevages, les entreprises ainsi que les ménages confrontés à des interruptions de services essentiels. La question de la gestion des infrastructures énergétiques, celle de l’anticipation des crises ainsi que la responsabilité de l’exécutif et son obligation de rendre compte devant la représentation nationale, restent au cœur des interrogations soulevées au Parlement.
N.J










