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Délestages : face aux bancs vides du gouvernement, Syrine Mrabet refuse d’intervenir

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Par Imen Nouira

    Pour Syrine Mrabet, la séance parlementaire consacrée aux délestages devait permettre d’obtenir des réponses, des solutions et une visibilité sur la stratégie de l’exécutif. Face à des bancs gouvernementaux restés vides, la députée estime qu’une prise de parole se réduirait à un nouvel exposé d’une situation déjà largement connue.

    La députée a annoncé, lundi 27 juillet 2026, dans un statut publié sur Facebook, qu’elle ne prendrait pas la parole lors de la séance plénière extraordinaire consacrée à la crise des coupures d’électricité.

    Sa décision intervient alors qu’aucun membre du gouvernement n’était présent à cette séance, malgré l’invitation adressée par le parlement. L’élue évoque, pour sa part, plus précisément l’absence de la cheffe du gouvernement ou d’un représentant de celle-ci, considérant qu’une intervention parlementaire n’aurait guère de sens sans interlocuteur de l’exécutif pour y répondre.

    « Par respect pour moi-même, pour les habitants d’Ezzouhour et de Sijoumi et pour l’ensemble du peuple tunisien, contrairement à mon habitude, je n’interviendrai pas aujourd’hui lors de la séance plénière consacrée à la crise des coupures d’électricité », a-t-elle écrit.

    « Une intervention sans réponse »

    Syrine Mrabet considère que prendre la parole dans ces conditions reviendrait à intervenir pour le simple fait de parler. « Ce sera tout simplement une intervention sans réponse, en l’absence de la cheffe du gouvernement ou de quelqu’un qui la représente », a-t-elle souligné.

    La députée s’interroge également sur l’utilité de consacrer son intervention à relayer une nouvelle fois les préoccupations des citoyens ou à dresser le diagnostic de la crise. Elle rappelle être déjà en contact avec les habitants de sa circonscription et pouvoir transmettre leurs préoccupations à travers les réseaux sociaux ou dans ses échanges quotidiens avec les directeurs généraux.

    Quant à la situation elle-même, elle estime qu’elle n’a plus véritablement besoin d’être décrite. « Je pense que toute la Tunisie connaît la situation », écrit-elle.

    Des réponses et une stratégie attendues

    Pour l’élue, l’objectif de cette séance devait être ailleurs : obtenir de l’exécutif des explications sur la gestion de la crise et les mesures envisagées pour y répondre.

    « Aujourd’hui, nous étions censés attendre des réponses, des solutions et connaître la stratégie suivie par le gouvernement », a-t-elle affirmé.

    Cette absence de l’exécutif intervient alors que la séance extraordinaire devait justement permettre aux députés d’interroger les responsables gouvernementaux après près de deux semaines de perturbations de l’alimentation en électricité et en eau dans plusieurs régions du pays. La séance a été convoquée après près de deux semaines de perturbations de l’alimentation en électricité et en eau dans plusieurs régions du pays. Les coupures ont affecté le quotidien des citoyens et l’activité de nombreux secteurs économiques, dans un contexte de forte pression sur le réseau électrique.

    En refusant d’intervenir, Syrine Mrabet entend précisément marquer son refus d’un débat qui se limiterait au constat. À ses yeux, la séance devait désormais être celle des réponses, des solutions et de la stratégie gouvernementale.

    I.N.

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