La République démocratique du Congo (RDC) fait face à une nouvelle aggravation de l’épidémie d’Ebola. Les autorités sanitaires ont annoncé dimanche 26 juillet 2026 que le nombre de cas confirmés avait atteint 3.075, dont 1.354 décès, après l’enregistrement de près de 1.000 nouvelles infections en seulement dix jours.
Le 15 juillet, le pays comptabilisait un peu plus de 2.000 cas. Cette forte progression témoigne de la poursuite de la propagation du virus, principalement dans l’est du pays.
Les autorités congolaises précisent que les contaminations ont été recensées dans cinq provinces. Elles soulignent toutefois que l’amélioration des capacités de dépistage et de confirmation des cas permet désormais un suivi plus précis de l’évolution de l’épidémie et du nombre de décès.
L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 90 % des cas sont concentrés dans la province de l’Ituri, au nord-est de la RDC, à la frontière avec le Soudan du Sud et l’Ouganda.
La gestion de la crise sanitaire est également compliquée par des mouvements sociaux. Plusieurs hôpitaux de la province ont récemment été touchés par des grèves du personnel, qui réclame le versement de salaires impayés.
La RDC a déclaré cette dix-septième flambée d’Ebola le 15 mai. À ce jour, aucun vaccin ni traitement homologué n’est disponible contre la souche Bundibugyo, responsable de l’épidémie actuelle.
Des vaccins expérimentaux en cours d’évaluation
En parallèle, les chercheurs et les organisations internationales poursuivent leurs efforts pour développer des vaccins et des traitements contre cette souche du virus.
Vendredi, un premier volontaire a reçu un vaccin expérimental mis au point par l’Université d’Oxford. D’autres essais cliniques devraient être lancés prochainement sur plusieurs candidats vaccins, tandis que deux nouveaux traitements sont également en cours de développement.
L’est de la République démocratique du Congo est confronté à un conflit armé depuis plus de trente ans, ce qui complique considérablement la lutte contre Ebola. Le virus se transmet par contact direct avec une personne infectée ou par les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique.
Au cours des cinquante dernières années, Ebola a causé la mort de plus de 15.000 personnes en Afrique. L’épidémie la plus meurtrière enregistrée en RDC s’est déroulée entre 2018 et 2020, faisant près de 2.300 morts parmi environ 3.500 personnes infectées.
S.F










