Le député Dhafer Sghiri a dénoncé, mercredi 29 juillet 2026, la gestion de la crise des coupures d’électricité et d’eau, estimant que la responsabilité ne devait pas être imputée aux agents des entreprises publiques concernées, notamment la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) et la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede), mais aux membres du gouvernement.
Dans une déclaration à Diwan FM, le parlementaire a exprimé le mécontentement des députés face à une action gouvernementale jugée insuffisamment adaptée à la situation actuelle. Selon lui, les cadres et agents des structures publiques ne devraient pas servir de boucs émissaires alors que les délestages interviennent dans un contexte de crise énergétique profonde.
Dhafer Sghiri a également estimé que la gestion de la question énergétique aurait dû être anticipée depuis plusieurs années, à travers des investissements dans de nouvelles capacités de production et des infrastructures adaptées, notamment face à la hausse continue des températures estivales et à la répétition des vagues de chaleur.
Ses déclarations interviennent alors que des investigations ont été ouvertes autour des perturbations liées aux délestages électriques, plaçant plusieurs responsables techniques de la Steg sous pression. Une situation qui alimente les critiques sur une tentative de désigner des responsables opérationnels, alors que la crise énergétique dépasse largement les capacités d’action des équipes techniques sur le terrain.
La Tunisie traverse une période de fortes tensions sur son système énergétique, marquée par une hausse de la demande électrique durant les épisodes de chaleur, des difficultés d’approvisionnement et un déficit structurel d’investissement dans le secteur.
Dans ce contexte, l’absence d’un ministre à la tête du ministère de l’Énergie renforce les interrogations sur la gouvernance du dossier, tandis que les autorités sont accusées de privilégier le déni et la fuite en avant face à une crise qui exige des réponses structurelles.
L’absence remarquée du gouvernement lors de la séance plénière de l’ARP tenue lundi, pourtant consacrée aux questions des délestages électriques et des coupures d’eau, a envenimé la situation davantage. Aucun membre de l’Exécutif ne s’était présenté pour répondre aux interrogations des députés sur la gestion de cette crise.
En revanche, dès mardi et mercredi, le ministre de l’Économie s’est déplacé au Parlement pour défendre des demandes de financement destinées à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et au Groupe chimique tunisien (GCT), relançant les interrogations sur les priorités du gouvernement face à l’urgence énergétique et aux difficultés des services publics.
N.J











4 commentaires
Citoyen_H
LES AGENTS DE LA S.T.E.G ONT UNE TRÈS GRANDE PART DE RESPONSABILITÉ !!!
J’en ai fait l’expérience, mes amis en ont fait l’expérience, ma famille en a fait l’expérience.
Une bonne partie d’entre eux, sont des bons à rien, des glandeurs, des bras cassés, des amateurs du billet de banque égaré, des partisans du moindre effort, et particulièrement, une bonne partie des centaines de milliers de recrues, imposés à la S.T.E.G ainsi qu’à des dizaines d’entreprises publiques, par les gardiens d’étables et d’écuries ayant composé la maudite troïka !
Ils sont amorphes, sans pitié, dépourvus de toutes formes d’empathie.
L’U.G.T.T les a rendus intouchables, quel que soit l’abus ou la faute professionnelle commise !
Les acteurs principaux de la décade noire post-2011, ont complètement défiguré le dynamisme d’une bonne partie de nos entreprises publiques.
Lè dinne Wè Lè mila, tel est leur credo !!
Il faut tout effacé et tout reconstruire.
La Tunisie avec ses effectifs actuels, n’a aucune chance de s’en sortir
Les vers sont dans le fruit.
Gg
Article inopportunément polémique.
Les chocs climatiques qui se succèdent ont été prévus par le GIEC depuis plus de 30 ans.
Ce qu’il se passe est exactement ce qui était prévu, avec quelques années d’avance. Des étés de plus en plus chauds et longs, des épisodes pluvieux de plus en plus violents et brefs qui ne laissent pas aux nappes profondes le temps de se recharger… le gouvernement actuel est dans la plus parfaite continuité des précédents, dans tous les pays de la planète.
Il est donc parfaitement déplacé de reprocher à ce gouvernements et ses récents prédécesseurs de n’avoir pas inventé et réalisé les solutions en 5 ou 10 ans.
Peut-être auraient ils pu réparer les infrastructures de distribution d’eau, peut-être auraient ils pu engager la contruction de centrales solaires il y a 15 ans, mais quel gouvernement l’a fait, tous pays confondus?
Les grands dirigeants qui prévoyaient pour les 50 ans à venir ont disparu avec les dinosaures…
Roberto Di Camerino
Tu sembles un peu plus raisonnable que le guignol qui s’exprime plus haut, mais ton raisonnement reste erroné.
Les coupures d’eau et les délestages ne sont pas la conséquence du réchauffement climatique. Ils sont avant tout le résultat de la vétusté des infrastructures hydrauliques et électriques, ainsi que de décennies de sous-investissement dans ces deux secteurs stratégiques.
Quand je parle de l’eau, je fais référence à son captage, son stockage et surtout à sa distribution dans les zones urbaines. Or, au lieu de consacrer les ressources de l’État à la modernisation de ce réseau — dont une partie remonte à des ouvrages conçus dès l’époque romaine — ainsi qu’à la rénovation d’un réseau électrique dont certaines composantes datent d’un autre siècle, votre cher Président a préféré engloutir des milliards dans ce qu’il appelle les « collectivités locales ».
Le résultat est sous nos yeux : des infrastructures à bout de souffle, incapables de répondre aux besoins du pays, tandis que l’on cherche des boucs émissaires plutôt que d’assumer des décennies de mauvais choix et de négligence.
Mhammed Ben Hassine
Le manque des moyens et le refus de restructurer les entreprises publiques y compris la steg ،d’instaurer des réformes sont lesbprob fondamentaux de cette situation
Alors être au courant ou non la steg n’y peut rien (7,*** milliards de dettes 6,*** milliards d’impayés dont plus de la moitié imp de l’état)