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Universités privées : attention aux arnaques !

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    Affiches géantes, publications sponsorisées, promesses de diplômes reconnus et de partenariats internationaux : en cette période d’orientation et d’inscription universitaire, les établissements privés d’enseignement supérieur redoublent de publicité pour attirer les nouveaux bacheliers et leurs familles.

    Derrière cette offre abondante peuvent toutefois se cacher des publicités trompeuses, des formations non habilitées ou des établissements ne figurant pas parmi les structures autorisées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

    Dans une publication diffusée le 28 juillet 2026, Nizar Ben Salah, ancien secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a lancé une mise en garde directe aux parents et aux étudiants.

    « Avant de vous inscrire dans un quelconque établissement privé d’enseignement supérieur, consultez le communiqué et la liste afin de ne pas devenir victimes de publicités trompeuses, de perdre des années de votre vie et l’argent de vos familles, pour revenir ensuite avec des regrets », a-t-il écrit.

    90 établissements autorisés

    La liste publiée sur le site officiel du ministère de l’Enseignement supérieur (www.mes.tn) recense actuellement 90 établissements privés autorisés.

    Avant de verser des frais d’inscription, les familles doivent vérifier que le nom exact de l’école, de l’institut ou de l’université figure sur cette liste. Une ressemblance de nom, une publicité abondante ou l’utilisation de termes tels que « international », « européen » ou « reconnu » ne constituent pas une preuve d’autorisation.

    La présence de l’établissement sur la liste ne dispense pas non plus de vérifier le statut précis de la formation proposée. Une institution peut être autorisée à exercer sans que toutes les filières qu’elle commercialise bénéficient nécessairement de la même habilitation ou conduisent au diplôme présenté dans sa publicité.

    Les futurs étudiants doivent donc demander des informations écrites sur l’intitulé exact du diplôme, l’habilitation de la formation, sa durée, les conditions d’accès et la reconnaissance des éventuels partenariats étrangers annoncés.

    Vérifier avant de payer

    Les affiches publicitaires, les publications sur les réseaux sociaux et les déclarations des commerciaux, y compris dans certains médias, ne doivent jamais constituer l’unique source d’information. Une inscription dans une formation non reconnue peut coûter plusieurs milliers de dinars et, surtout, faire perdre une ou plusieurs années à l’étudiant.

    En cas de doute, il est préférable de contacter directement le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique avant de signer un contrat ou de verser un acompte. Les familles doivent également conserver les publicités, contrats, reçus et documents présentant les engagements de l’établissement.

    Le contrôle le plus élémentaire ne prend que quelques minutes : consulter la liste officielle et comparer le nom ainsi que l’adresse de l’établissement avec ceux figurant sur les documents d’inscription.

    Quelques minutes de vérification peuvent éviter des années perdues et une facture lourde pour toute la famille.

    M.B.

    Cliquer ici pour l’accès à l’ensemble des établissements supérieurs privés autorisés

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