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Ce que l’on sait sur le limogeage puis le rétablissement de l’imam Fethi Rebaï

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    Depuis mercredi 29 juillet 2026, les réseaux sociaux sont inondés de publications autour de l’imam Fethi Rebaï, imam-khatib de la mosquée Essalem à Sakiet Eddaïer (Sfax). En l’espace de quelques heures, l’annonce de son éviction a laissé place à celle de sa réintégration, alimentant de nombreuses spéculations sur les raisons de cette décision et de son revirement.

    À 13h40, Fethi Rebaï publie sur sa page Facebook un message dans lequel il confirme son éviction en appelant ses soutiens au calme. Il affirme respecter les décisions du ministère des Affaires religieuses, auquel il dit appartenir et vouer du respect, réitère son attachement aux institutions de l’État et précise qu’il ne cautionne pas les attaques dirigées contre les autorités sur les réseaux sociaux. Il insiste également sur le fait qu’il demeure « un soldat au service de la patrie », quel que soit le poste qu’il occupe.

    Quelques heures plus tard, à 15h26, la situation prend un tournant inattendu. L’imam publie un nouveau message annonçant l’annulation de la décision de son limogeage et sa reprise de ses fonctions d’imam, de prédicateur et d’enseignant à la mosquée Essalem. Dans cette publication, il remercie le président de la République pour être intervenu afin de lever ce qu’il qualifie d’« injustice », ainsi que le ministre des Affaires religieuses et les cadres du ministère.

    À ce stade, ni le ministère des Affaires religieuses ni la présidence de la République n’ont publié de communiqué expliquant les raisons du limogeage initial, ni celles ayant conduit à son annulation quelques heures plus tard. Aucun document officiel n’a été rendu public pour confirmer les circonstances de cette décision.

    Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes ont affirmé que l’éviction de Fethi Rebaï serait liée au prêche qu’il avait prononcé vendredi dernier. Lors de ce sermon, largement relayé en ligne, l’imam avait évoqué les difficultés rencontrées par les Tunisiens, notamment les coupures d’eau et d’électricité. Il avait appelé les responsables à assumer leurs responsabilités tout en demandant aux citoyens de ne pas s’en prendre aux agents de la Steg et de la Sonede, estimant qu’ils n’étaient pas responsables de la situation.

    À ce jour, aucun élément officiel ne permet toutefois d’établir un lien entre ce prêche et la décision de suspension annoncée mercredi. Les affirmations circulant sur les réseaux sociaux restent donc des hypothèses qui n’ont été confirmées par aucune autorité.

    L’affaire remet également sous les projecteurs une personnalité religieuse déjà connue pour plusieurs prises de position controversées et des déclarations critiques à l’égard des droits des femmes et de l’égalité successorale, positions qui lui ont valu de nombreuses critiques de la part d’associations et de défenseurs des droits humains.

    Il est établi que Fethi Rebaï a annoncé lui-même son éviction, puis, moins de deux heures plus tard, sa réintégration à son poste. En revanche, les raisons de ces deux décisions demeurent inconnues. À l’heure de publication de cet article, aucune explication officielle n’a été fournie par le ministère des Affaires religieuses ou par la présidence de la République, et aucun élément ne permet de confirmer les hypothèses avancées sur les réseaux sociaux quant à l’origine de cette affaire..

    R.A

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    2 commentaires

    1. Tunisino

      Répondre
      30 juillet 2026 | 12h55

      1. Fathi Rebai a dérapé, c’est clair, le dérapage est humain, on arrive parfois à se déchainer pour une raison ou une autre, mais lorsqu’on est sensé cadrer les gens pour leur bien et le bien de la société, on doit mâcher ses mot, et surtout éviter de provoquer inutilement un pouvoir en alerte!
      2. Le ministère des affaires religieuses a pour mission principale de servir le pouvoir, tout comme tous les ministères, servir le pays est secondaire. C’est ainsi depuis 1956 faute de projet de développement durable.
      3. La religion n’a été jamais exploitée comme un moteur de développement durable, elle permet de lutter gratuitement contre différents fléaux destructifs, personnels et sociétaux. Pire, les théologues ne sont que des simples littéraires avec souvent une intelligence scientifique nulle!

    2. Gg

      Répondre
      30 juillet 2026 | 11h02

      Le pays a grand besoin de prières pour la pluie, faut pas le lâcher maintenant !

    Répondre

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