La Tunisie a enregistré près de mille incendies de forêt depuis le début de la saison, provoquant la destruction d’environ 12.100 hectares d’espaces naturels, a annoncé Haykel Hochlef, chef de cabinet du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, lors d’une réunion consacrée à l’évaluation de la campagne nationale de lutte contre les incendies.
Selon les chiffres présentés, les incendies ont touché des forêts, des maquis, des broussailles ainsi que d’autres espaces naturels sur l’ensemble du territoire. Malgré ce nombre élevé de départs de feu, les superficies ravagées restent nettement inférieures à celles observées lors des saisons les plus critiques.
Le responsable attribue, selon la Tap, ce résultat au renforcement des dispositifs de prévention et à la rapidité d’intervention des différents services de l’État. Il a expliqué que la stratégie nationale repose sur la détection précoce des départs de feu et une intervention immédiate afin d’éviter leur propagation.
Cette approche s’appuie sur une coordination étroite entre la Direction générale des forêts, la Protection civile, les forces de sécurité et les autorités régionales. Selon Haykel Hochlef, cette organisation a permis de maîtriser la majorité des incendies avant qu’ils ne prennent une ampleur importante.
Le chef de cabinet a également rappelé que les conditions climatiques de cet été, caractérisées par des températures élevées, des vents soutenus et une sécheresse persistante, ont fortement accru le risque d’incendie dans plusieurs régions du pays, notamment dans les gouvernorats du Nord-Ouest qui concentrent l’essentiel du patrimoine forestier tunisien.
Il a par ailleurs souligné que la plupart des incendies sont d’origine humaine, résultant de négligences, du brûlage non contrôlé de résidus agricoles, de mégots de cigarettes ou d’autres comportements à risque. Il a ainsi appelé les citoyens et les agriculteurs à redoubler de vigilance, en particulier durant les périodes de fortes chaleurs.
Haykel Hochlef a également mis en avant les mesures prises cette année pour renforcer la prévention, notamment la mobilisation anticipée des équipes forestières, le déploiement de postes avancés, le renforcement de la surveillance des massifs forestiers et une meilleure coordination entre les différents intervenants.
Enfin, tout en saluant l’engagement des agents des forêts, de la Protection civile, des forces armées et des forces de sécurité intérieure, il a estimé que les effets du changement climatique imposent une adaptation continue des moyens de prévention et de lutte contre les incendies. Il a plaidé pour un renforcement des capacités de surveillance, de détection et d’intervention afin de préserver le patrimoine forestier tunisien et de limiter les pertes environnementales et économiques.
S.F










