La campagne de moisson et de collecte des céréales arrive à son terme en Tunisie. Selon les derniers chiffres disponibles, les opérations ont atteint un taux d’avancement de 98 %, avec plus de 10,752 millions de quintaux déjà collectés, alors que la récolte nationale est désormais estimée à plus de 20 millions de quintaux.
Cette performance devrait alléger les besoins en importations de céréales au cours des prochains mois et contribuer à améliorer la balance commerciale alimentaire, fortement dépendante des achats extérieurs ces dernières années.
Les quantités de blé dur stockées permettront notamment de couvrir les besoins du pays jusqu’au mois de janvier 2027, d’après les estimations de l’Office national des céréales. Une situation qui devrait limiter le recours au marché international, où le prix de la tonne de blé dur avoisine actuellement les 350 dollars.
La campagne a également été marquée par une nette progression de la collecte de blé tendre. Les volumes sont passés de 600.000 quintaux lors de la précédente saison à 1,1 million de quintaux cette année. Une évolution qui offre davantage de souplesse pour l’approvisionnement du marché local, la consommation nationale étant estimée à environ 100.000 tonnes de blé tendre par mois.
Au total, les Tunisiens consomment près de 30 millions de quintaux de céréales chaque année. Une part importante du blé tendre demeure importée afin d’être transformée en farine, principalement destinée à la fabrication du pain.
Les résultats de cette campagne dépassent les prévisions initiales du budget économique, qui tablait sur une récolte de 19 millions de quintaux pour la saison 2025-2026. Le ministère de l’Agriculture a, entre-temps, révisé son estimation à la hausse, portant la production attendue à plus de 20 millions de quintaux.
Cette amélioration confirme le redressement de la filière après plusieurs campagnes durement affectées par la sécheresse. La récolte 2025-2026 s’inscrit ainsi dans la continuité de la précédente, qui avait déjà permis à la Tunisie de renouer avec un niveau de production proche de 20 millions de quintaux, après plusieurs années de faibles rendements.
M.B.Z










