Plus de quatorze ans après les faits, l’affaire du « don chinois », qui avait marqué le passage de Rafik Abdessalem au ministère des Affaires étrangères, franchit une nouvelle étape judiciaire. La chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a confirmé, lundi 3 août 2026, la décision de clôture de l’instruction et ordonné le renvoi de l’ancien ministre devant la chambre criminelle du pôle judiciaire économique et financier.
Rafik Abdessalem, gendre du chef d’Ennahdha Rached Ghannouchi, sera jugé en état de fuite. Les poursuites retenues contre lui portent notamment sur l’abus de sa qualité de responsable public au détriment de l’administration afin d’en tirer un avantage indu, ainsi que sur la gestion irrégulière de fonds publics placés sous sa responsabilité.
Un don d’un million de dollars au cœur du dossier
L’affaire remonte à la réception d’un don chinois d’un million de dollars destiné à la Tunisie. Selon les investigations citées par une source judiciaire à l’agence TAP, cette somme aurait été déposée sur un compte bancaire privé ouvert sous l’intitulé « Affaires étrangères spécial », en dehors des circuits légaux prévus pour les fonds publics.
Le dossier porte sur la gestion de cette enveloppe financière, que la justice soupçonne d’avoir été utilisée en dehors du cadre fixé par la loi et sans être affectée à l’intérêt général.
Hôtels, contrats et retraits de fonds : ce que retient l’enquête
Selon les éléments de l’enquête, l’ancien ministre aurait utilisé ce compte pour financer des dépenses sans lien avec l’intérêt général. La justice lui reproche notamment d’avoir réglé des séjours dans plusieurs hôtels tunisiens au moyen de chèques tirés sur ce compte, faisant supporter ces frais au budget de l’État alors qu’aucune activité officielle ne les justifiait.
L’instruction évoque également des irrégularités dans l’attribution de prestations de services pour le ministère des Affaires étrangères. Des fournisseurs, dont Mokdad Majri, auraient été rémunérés sans appel d’offres ni procédure de mise en concurrence, les paiements étant effectués à partir du même compte bancaire.
Les investigations ont par ailleurs mis en évidence un système de retraits de fonds impliquant plusieurs agents du ministère. Des chèques étaient établis au nom de certains employés, qui retiraient ensuite les sommes avant de les remettre à d’autres fonctionnaires. D’après la source judiciaire, toutes ces opérations se seraient déroulées avec l’accord de Rafik Abdessalem, seul habilité à signer les chèques.
Enfin, l’enquête fait état d’autres dépenses considérées comme étrangères aux missions du ministère, notamment l’achat de biens sans rapport avec les fonctions de l’ancien ministre, le financement de voyages vers l’Italie pour des personnes, ainsi que l’encaissement de chèques par des individus n’ayant aucun lien avec le ministère des Affaires étrangères.
Avec cette décision de la chambre d’accusation, le dossier est désormais transmis à la chambre criminelle du pôle judiciaire économique et financier, qui sera chargée de juger l’affaire sur le fond.
R.B.H











Commentaire
Citoyen_H
PULVÉRISEZ-LE
Cet escroc doit rendre des comptes au peuple tunisien !
Meilleur gouvernement de l’univers, avait-il dit, avec en bonus, un « moutou bi ghaythikom », dixit sa crapule de femme, la fille de Khriji !
Saha lihom, ils ont réussi à embobiner tous les tammé3a, tous les niais, tous les crétins et l’ensemble des idiots du bled, et ils se sont tirés avec la caisse.
Que Dieu les maudisse pour l’éternité, eux et leur descendance, mille générations durant !