Les femmes en Tunisie présentaient en 2022 une mortalité plus élevée que les hommes pour plusieurs catégories de maladies, notamment les maladies cardiovasculaires, neurologiques, endocriniennes ainsi que les maladies rhumatismales et articulaires. Ce sont les résultats d’une étude scientifique tunisienne rapportés par l’agence Tap. À l’inverse, les hommes étaient davantage concernés par les décès liés aux cancers, aux causes externes et aux maladies respiratoires chroniques.
Les femmes davantage touchées par les maladies cardiovasculaires et neurologiques
Cette étude met en évidence des différences marquées entre les femmes et les hommes en matière de mortalité selon les causes de décès. Réalisée par un groupe de médecins et publiée dans une revue scientifique, elle s’appuie sur les données statistiques de l’Institut national de la santé pour l’année 2022, a rapporté la Tap.
Les résultats montrent que les femmes présentent une mortalité plus élevée que les hommes pour plusieurs catégories de maladies. Les écarts les plus marqués concernent les maladies rhumatismales et articulaires, suivies des maladies du système nerveux, des maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques, ainsi que des maladies de l’appareil circulatoire.
L’étude détaille également certaines pathologies pour lesquelles cette surmortalité féminine apparaît plus prononcée, notamment les maladies cardiaques et l’hypertension artérielle, les maladies cérébrovasculaires, la maladie d’Alzheimer et la démence.
Les hommes davantage concernés par les cancers et les maladies respiratoires
À l’inverse, selon les résultats rapportés par la Tap, les hommes enregistrent une mortalité plus élevée liée aux tumeurs malignes, aux causes externes et aux maladies respiratoires chroniques, notamment le cancer du poumon.
Les auteurs de l’étude estiment que ces différences de mortalité entre les deux sexes s’expliqueraient notamment par des facteurs biologiques.
Vers une approche de santé davantage centrée sur le genre
Les chercheurs recommandent d’intégrer davantage une approche fondée sur le genre dans les politiques de planification sanitaire, de prévention et d’organisation des soins. Ils préconisent également de tenir compte des spécificités liées à l’âge ainsi que des disparités régionales afin de contribuer à réduire ces inégalités de santé entre les femmes et les hommes.
Selon les auteurs, ces résultats pourraient ainsi contribuer à orienter des politiques de santé publique davantage adaptées aux différences observées entre les deux sexes.
I.N.
*Photo d’illustration










