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Sur proposition italienne, la Tunisie parmi les pays pressentis pour accueillir des centres de rétention pour migrants

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Par Raouf Ben Hédi

    L’Union européenne s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa politique migratoire. Réunis ce mardi 4 août à Bruxelles, les ministres de l’Intérieur des Vingt-Sept examineront une proposition italienne visant à créer, hors du territoire européen, des centres destinés à accueillir les migrants en situation irrégulière avant leur rapatriement. Parmi les pays évoqués figure la Tunisie.

    Selon le quotidien italien Corriere della Sera, le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, présentera un projet inspiré du modèle mis en place avec l’Albanie. L’idée est d’implanter, dans des pays partenaires situés en Afrique, au Moyen-Orient ou en Asie centrale, des centres où seraient transférés les migrants en attente de leur expulsion, le tout financé par des fonds européens.

    La liste préliminaire des pays susceptibles d’accueillir ces structures comprend notamment la Tunisie, la Libye, l’Égypte, la Mauritanie, le Rwanda, le Ghana, le Sénégal, l’Ouganda, l’Éthiopie, mais aussi l’Ouzbékistan, l’Arménie et le Monténégro.

    Pour Rome, cette stratégie permettrait d’accélérer les procédures de retour des migrants déboutés du droit d’asile tout en réduisant la pression sur les infrastructures d’accueil européennes. L’Italie espère également obtenir un engagement financier direct de l’Union européenne afin de généraliser ce modèle à plusieurs pays tiers.

    Cette initiative intervient alors que les questions migratoires reviennent au premier plan de l’agenda européen, notamment après les récentes tensions liées aux arrivées de migrants en Espagne. Dans ce contexte, vingt-deux États membres ont récemment adressé une lettre aux institutions européennes pour réclamer un renforcement des frontières extérieures de l’Union et une lutte plus ferme contre l’immigration irrégulière.

    Les signataires ont également demandé l’organisation d’une réunion des ministres de l’Intérieur consacrée exclusivement à cette question, illustrant la volonté croissante de plusieurs capitales européennes de durcir leur approche en matière de contrôle migratoire.

    Si aucune décision n’est encore arrêtée, la présence de la Tunisie sur la liste des pays envisagés ne manquera pas de relancer le débat sur le rôle que Bruxelles entend lui confier dans la gestion des flux migratoires vers l’Europe, alors même que le pays occupe déjà une place centrale dans la stratégie européenne de coopération migratoire en Méditerranée.

    R.B.H

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    3 commentaires

    1. HatemC

      Répondre
      3 août 2026 | 20h50

      L’UE ou l’Italie ne peuvent aucunement imposer la création d’un centre ou le transfert de personnes sur le territoire d’un État souverain sans un accord bilatéral ou international dûment ratifié.

      @ Gg, pour l’immigration non qualifiée ou en situation de précarité économique, les pays arabes riches n’offrent pas à ce jour d’alternative d’accueil informel comparable à ce qui existe le long des routes méditerranéennes

      • Gg

        Répondre
        4 août 2026 | 11h32

        Bonjour camarade Hatem!
        Je le sais bien, ma question « pourquoi ne le font-ils pas? » était vaguement ironique.
        Le problème en Europe est que nos économies ne peuvent plus absorber, chaque année, des millions de migrants sans formation ni compétences vendables sur le marché du travail. Ils sont tout de suite dépendants des systèmes d’aides sociales, qui n’en peuvent plus. Et en plus ils arrivent avec leur religion et leurs traditions, incompatibles avec les cultures européennes (je ne parle pas de ceux qui sont bien en Europe, travaillent et vivent un islam pacifique, et veulent sincèrement y vivre).
        D’où le rejet de plus en plus violent auquel on assiste.
        S’il y a une solution, il faut vite la trouver et la mettre en oeuvre.
        Je n’en vois pas.

    2. Gg

      Répondre
      3 août 2026 | 16h49

      C’est pas génial…
      Le mieux serait que les musulmans migrents dans des pays déjà musulmans, les « pays frères ».
      Du coup il y aurait beaucoup moins de pression sur les pays européens.
      Pourquoi ne le font-ils pas?

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