Toujours actif plus de 24 heures après son déclenchement, l’incendie qui ravage le mont Sidi Ahmed, dans la délégation de Nefza (gouvernorat de Béja), mobilise d’importants moyens de la Protection civile et des services forestiers. Dans un témoignage accordé à Jawhara FM, le journaliste local Néji Khalouli décrit une intervention particulièrement difficile en raison de la topographie des lieux, alors que les secours concentrent leurs efforts sur la protection des habitants vivant à proximité du massif.
M. Khalouli, a livré, mardi 4 août 2026, un point de situation sur l’évolution de l’incendie qui s’est déclaré la veille au mont Sidi Ahmed, lors d’une intervention téléphonique accordée au micro de Hatem Ben Amara dans l’émission Sbeh El Ward. Selon lui, les unités de la Protection civile et les agents des services forestiers poursuivaient leurs opérations avec le soutien d’habitants de la localité de Ghiadha, tandis que les vents de sirocco continuaient d’alimenter la propagation des flammes.
Connu pour son relief accidenté, l’étendue de son massif et la diversité des essences qui le composent, le mont Sidi Ahmed présente des conditions particulièrement propices à la propagation du feu, faisant craindre son extension vers plusieurs regroupements d’habitations situés en lisière de la montagne.
Une intervention compliquée par un terrain difficile d’accès
Néji Khalouli explique que les opérations d’extinction sont rendues particulièrement difficiles par la configuration des lieux. Les fortes pentes et le relief accidenté compliquent considérablement l’accès aux foyers de l’incendie.
« Le principal obstacle est la difficulté d’accès au lieu de l’incendie. C’est une montagne très accidentée », explique-t-il.
À ces difficultés s’ajoute l’absence de pistes pare-feu, qui limite les possibilités de contenir la progression des flammes. Le journaliste estime également que le recours à un avion bombardier d’eau dès les premières heures aurait permis de freiner plus efficacement l’extension du sinistre.
Attisées par le sirocco, les flammes ont rapidement gagné du terrain, ravageant d’importantes superficies forestières.
La protection des habitants avant tout
Dès les premières heures de l’incendie, les unités de la Protection civile et les agents des services forestiers ont concentré leurs efforts sur la protection des regroupements d’habitations situés en lisière du massif, avant de chercher à contenir la progression des flammes.
Le mont Sidi Ahmed est entouré de plusieurs regroupements d’habitations, notamment dans les secteurs de Dhahirat, Ghiadha, Habiba et Traïria. Selon Néji Khalouli, plusieurs centaines de personnes vivent à proximité immédiate de la montagne.
« L’objectif principal des équipes était de protéger les habitants », souligne-t-il.
À ce stade, aucune victime ni aucun dégât sur les habitations n’ont été signalés. En revanche, certaines exploitations agricoles, notamment des oliveraies, ont été touchées par les flammes.
Un nouveau coup dur pour le patrimoine forestier
Le journaliste indique que l’incendie a ravagé de vastes superficies couvertes notamment de pins d’Alep, de chênes-lièges et d’autres essences forestières, ainsi que des oliviers et des caroubiers.
Il rappelle également que le mont Sidi Ahmed avait déjà été touché par un important incendie avant de faire l’objet d’opérations de reboisement, aujourd’hui de nouveau menacées par les flammes.
Au moment de son intervention, les opérations se poursuivaient toujours afin d’empêcher le feu de gagner davantage de zones habitées et de limiter les pertes dans ce massif forestier. Les habitants demeuraient par ailleurs en état de vigilance face au risque de propagation de l’incendie.
I.N.
*Photo d’illustration










