Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, dans l’après-midi du 3 août 2026 au palais de Carthage, une réunion en présence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, du ministre de l’Environnement, Habib Abid, de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, de la directrice générale de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle, Rabia Belfakira, ainsi que du chargé de la gestion de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral, Mehdi Belhaj.
La réunion a été consacrée principalement à la situation environnementale et à la pollution, à la suite de la visite effectuée dimanche par le chef de l’État à Radès. Kaïs Saïed a insisté sur le fait que toute personne responsable de pollution devait assumer pleinement ses responsabilités, conformément au principe international du « pollueur-payeur », consacré lors du Sommet de Rio de Janeiro de 1992. Il a également rappelé que l’article 47 de la Constitution tunisienne garantit le droit à un environnement sain et équilibré ainsi que la contribution à la préservation du climat, tout en imposant à l’État de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour éliminer la pollution.
Le président de la République a également évoqué le rôle de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral, estimant que celle-ci n’avait pas pleinement rempli ses missions dans plusieurs zones côtières. Il a appelé à intensifier les efforts, à renforcer les interventions sur le terrain pour protéger le littoral contre les différentes formes d’atteintes et d’infractions, et à accélérer la mise en œuvre des programmes d’aménagement et d’entretien afin de préserver les richesses naturelles et environnementales et de répondre aux attentes des citoyens en matière de propreté et de protection des côtes.
Kaïs Saïed s’est, en outre, penché sur le rôle de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle dans la protection des sites archéologiques. Il a notamment cité les vestiges découverts fortuitement sur les berges de l’oued Miliane, aujourd’hui transformées en dépotoir. Selon lui, cet exemple n’est qu’un parmi de nombreux sites archéologiques encore non découverts, insuffisamment protégés ou victimes de pillages, à l’image des richesses du peuple tunisien qui, a-t-il ajouté, ont elles aussi été spoliées.
S.F










