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Loi de finances 2027 : ce que prépare le gouvernement

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4 août 2026

Par Raouf Ben Hédi

    Le gouvernement a lancé, mardi 4 août 2026, les premiers arbitrages autour du projet de Loi de finances 2027. Réuni en conseil ministériel restreint sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, l’exécutif a fixé les grandes orientations du futur budget, qui devra conjuguer consolidation des finances publiques, soutien à la croissance et renforcement de la souveraineté économique dans un contexte international toujours marqué par les tensions géopolitiques.

    L’exercice s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan de développement 2026-2030 et reprend les grandes lignes défendues depuis plusieurs années par le pouvoir : priorité aux ressources nationales, réduction de la dépendance extérieure, développement régional et renforcement du rôle de l’État.

    Un budget construit autour de la souveraineté économique

    Le gouvernement affirme vouloir faire du budget 2027 un instrument de consolidation de la souveraineté économique. L’objectif affiché est de stimuler la création de richesse en valorisant les ressources nationales et en développant les secteurs à forte valeur ajoutée, tout en poursuivant la politique de « compter sur ses propres moyens », régulièrement mise en avant par le président de la République.

    Cette orientation s’accompagne d’une volonté affichée de préserver les grands équilibres financiers, malgré un environnement international jugé particulièrement instable. Le gouvernement cite notamment les conséquences des tensions au Moyen-Orient, la volatilité des marchés de l’énergie et des matières premières, les perturbations du commerce mondial ainsi que les effets du changement climatique sur l’activité économique.

    Les mêmes priorités que les précédentes Lois de finances

    Sans véritable surprise, plusieurs axes déjà présents dans les précédents budgets sont reconduits. L’exécutif place parmi ses priorités le renforcement de la sécurité alimentaire, hydrique, énergétique et médicamenteuse, considérée comme un pilier de la souveraineté nationale.

    Il entend également poursuivre le soutien à l’agriculture, améliorer la gestion des ressources en eau, accélérer les investissements dans les énergies renouvelables et renforcer les capacités de stockage et d’approvisionnement.

    Sur le plan social, le gouvernement promet de maintenir les dispositifs destinés aux catégories les plus vulnérables, d’améliorer le pouvoir d’achat et de renforcer les services publics, tout en conciliant ces objectifs avec la maîtrise des finances publiques.

    Réformes structurelles et fiscalité

    Le projet de Loi de finances devra également accompagner plusieurs réformes structurelles déjà annoncées par le gouvernement. Parmi elles figurent la restructuration des entreprises publiques, la réforme des systèmes de santé et de sécurité sociale, la généralisation de la transformation numérique ainsi que le renforcement de l’investissement public et privé.

    Le volet fiscal conserve également une place importante. L’exécutif annonce vouloir améliorer le rendement du système fiscal tout en renforçant son équité et en poursuivant l’intégration de l’économie informelle dans les circuits officiels.

    Lors du conseil, la ministre des Finances, Mechket Slama Khaldi, a présenté un état d’avancement de l’exécution du budget 2026 ainsi que les hypothèses macroéconomiques retenues pour préparer le prochain exercice. Selon elle, l’économie tunisienne a fait preuve de résilience malgré les pressions financières et l’incertitude internationale.

    Si les orientations générales sont désormais connues, le contenu concret du projet de Loi de finances reste à préciser. Les mesures fiscales, les choix budgétaires et les éventuels arbitrages entre soutien à l’investissement, dépenses sociales et maîtrise du déficit ne seront dévoilés qu’à l’occasion de la présentation officielle du texte dans les prochains mois.

    R.B.H

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    2 commentaires

    1. Mhammed Ben Hassine

      Répondre
      5 août 2026 | 22h09

      Que veut tu qu’elle nous prépares des mauvaises surprises et une panoplie de Rackets en toute insouciance

    2. le financier

      Répondre
      5 août 2026 | 10h24

      Les losers d hier ne seront pas les gagnants de demain . On ne fait pas d un ane un cheval de course …
      Quand je lis ca : « en poursuivant l’intégration de l’économie informelle dans les circuits officiels. » Alors qu ils ont poussé tout le pays vers le marché noir avec la fin du cheque , la fin du cdd , une imposition confiscatoire , je me dis que la mediocrité va encore continuer helas . Cette dame n a meme pas parlé du volet energie et des moyen alouer pour rattraper la baisse de 87% du budget de la steg depuis plusieurs annnee .
      Il n y a toujours pas de ministre au ministere de l energie , le pays est en roue libre jusqu a quand ????

    Répondre

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