Après plus de 24 heures d’une mobilisation intense, l’incendie qui s’était déclaré au mont Sidi Ahmed, dans la délégation de Nefza dans le gouvernorat de Béja, a finalement été totalement maîtrisé dans la nuit de mardi à mercredi 5 août 2026. Les opérations d’intervention ont nécessité d’importants moyens humains et matériels, mobilisant les unités de la Protection civile, les services forestiers ainsi que des équipements lourds pour venir à bout d’un sinistre aggravé par les conditions naturelles difficiles de la zone.
Selon la Radio nationale, les équipes d’intervention ont réussi à contrôler l’incendie après avoir été confrontées à un terrain particulièrement complexe. Deux avions ont notamment participé aux opérations d’extinction afin de limiter la propagation des flammes dans ce massif montagneux difficilement accessible.
Le feu, qui s’était déclaré lundi au mont Sidi Ahmed, avait continué à progresser mardi, alimenté par des vents de sirocco qui favorisaient la propagation des flammes.
Le relief accidenté du mont Sidi Ahmed, ses fortes pentes et l’absence de certaines infrastructures facilitant l’accès, notamment des pistes pare-feu, ont considérablement compliqué l’intervention des secours.
Aucune victime ni dégât direct enregistré au niveau des habitations n’ont été signalés. Toutefois, l’incendie a touché certaines exploitations agricoles, notamment des oliveraies situées dans la zone affectée.
Si la maîtrise du feu constitue un soulagement pour les habitants et les équipes mobilisées sur place, le bilan environnemental demeure lourd. Les flammes ont ravagé d’importantes superficies forestières, affectant notamment des peuplements de pins d’Alep, des chênaies et d’autres formations végétales, ainsi que des arbres fruitiers comme les oliviers et les caroubiers.
Ce nouvel incendie représente un nouveau coup dur pour le patrimoine forestier de la région. Le mont Sidi Ahmed avait déjà été touché par un important sinistre par le passé, avant de faire l’objet d’opérations de reboisement destinées à restaurer son couvert végétal. Ces efforts se retrouvent aujourd’hui fragilisés par l’ampleur des dégâts causés par les flammes.
N.J










