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Slaheddine Selmi : l’UGTT ne restera pas « inerte »

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Par Imen Nouira

    À l’occasion de la commémoration des événements du 5 août 1947 à Sfax, le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Slaheddine Selmi, a affirmé, mercredi 5 août 2026, que la centrale syndicale ne resterait « inerte » face aux crises que traverse le pays. Devant des militants réunis avant une marche commémorative, il a défendu un rôle élargi de l’organisation, appelant à protéger les libertés publiques, les services publics et « l’intérêt national », sur fond de dialogue toujours rompu avec les autorités.

    Cette prise de parole intervient alors que les relations entre l’UGTT et les autorités restent particulièrement tendues. Depuis plusieurs mois, la centrale syndicale dénonce l’absence de dialogue social, critique la dégradation des services publics et multiplie les prises de position sur des dossiers dépassant le strict cadre des revendications salariales, à l’image de la récente polémique autour de la hausse du prix de certains médicaments.

    Une commémoration placée sous le signe de la mobilisation

    L’UGTT a organisé mercredi une marche à Sfax pour commémorer les événements du 5 août 1947. Avant le départ du cortège, la prise de parole du secrétaire général a été retransmise en direct sur les réseaux sociaux de la centrale syndicale. L’UGTT a également publié plusieurs vidéos de la marche.

    Dès le début de son intervention, le secrétaire général a justifié la poursuite de la mobilisation syndicale par l’absence de dialogue avec les autorités.

    « Lorsque le travail syndical est entravé et que toutes les portes du dialogue sont fermées, il est du droit de l’UGTT et de ses structures d’aller vers des espaces plus larges que le seul champ social », a-t-il déclaré.

    Estimant que la gravité de la situation imposait une réaction, il a ajouté : « Lorsque les crises parlent, le silence devient un abandon de la patrie », avant d’assurer que « l’UGTT ne restera pas sans mouvement ».

    Il a également appelé l’ensemble des structures syndicales et des adhérents à « ne pas contribuer à l’abandon de la patrie », considérant qu’il s’agissait d’une responsabilité majeure de l’organisation dans la période actuelle.

    Dans la continuité de ses précédentes prises de position, Slaheddine Selmi a ainsi défendu une conception élargie du rôle de l’UGTT, qu’il présente comme une organisation nationale appelée à intervenir sur les grands choix économiques, sociaux et démocratiques du pays.

    « Nous sommes des citoyens, pas des sujets »

    Au-delà des revendications sociales, le secrétaire général a longuement insisté sur la défense des libertés publiques et individuelles.

    Selon lui, toute remise en cause de la liberté syndicale ouvrirait la voie à une remise en cause des autres libertés. Il a ainsi cité la liberté d’expression, la liberté de pensée, la liberté de croyance ainsi que la liberté de la presse, considérant que leur défense faisait désormais partie intégrante du combat de la centrale syndicale.

    Slaheddine Selmi a également insisté sur les droits sociaux des citoyens, estimant que l’État devait garantir l’accès aux services publics essentiels.

    « Nous sommes des citoyens, pas des sujets », a-t-il déclaré, avant d’énumérer l’eau, l’électricité, la santé, le transport et l’éducation parmi les droits que l’État a l’obligation d’assurer.

    Le secrétaire général a ensuite dénoncé la multiplication des crises qui touchent le pays et lancé un défi au gouvernement.

    « Qu’ils viennent avec leurs experts et que l’UGTT vienne avec les siens. Que le débat se tienne devant l’opinion publique », a-t-il affirmé, estimant que les Tunisiens pourraient alors juger des propositions de chacun.

    Rejetant les critiques visant la centrale syndicale, Slaheddine Selmi a assuré que l’UGTT n’était pas « un syndicat de destruction » mais « un syndicat de réforme », appelé à contribuer au redressement du pays aux côtés des autres composantes de la société civile et des forces nationales.

    Il a également dénoncé ce qu’il considère comme un désengagement progressif de l’État dans les domaines sociaux. Selon lui, la réduction du rôle des pouvoirs publics dans les services essentiels correspond aux recommandations du Fonds monétaire international, dont il a vivement critiqué les orientations. Il a notamment cité l’accès à l’eau, à l’électricité, à la santé, au transport et à l’éducation, estimant que ces prestations relevaient des obligations fondamentales de l’État envers les citoyens.

    Le souvenir des événements du 5 août 1947

    La marche organisée à Sfax s’inscrivait dans la commémoration des événements du 5 août 1947, l’un des épisodes les plus marquants de l’histoire du mouvement syndical tunisien.

    Ce jour-là, les travailleurs de Sfax et du bassin phosphatier avaient observé une grève générale sous l’égide de l’UGTT afin de réclamer de meilleures conditions de travail, des salaires plus justes et des conditions de vie plus dignes. La mobilisation avait été violemment réprimée par les autorités coloniales françaises, qui avaient ouvert le feu sur les manifestants, faisant plusieurs victimes.

    La répression de cette grève est aujourd’hui considérée comme l’un des épisodes fondateurs de l’engagement de l’UGTT dans la lutte nationale contre le protectorat français, au-delà de son action en faveur des droits des travailleurs.

    Chaque année, cette date est commémorée à Sfax par des rassemblements devant le monument dédié aux martyrs du mouvement syndical et national.

    En conclusion de son intervention, Slaheddine Selmi a rendu hommage aux martyrs du mouvement syndical tunisien avant d’avoir une pensée pour les victimes palestiniennes. Il a dénoncé les bombardements à Gaza, évoqué les nombreuses victimes ensevelies sous les décombres et salué la résistance du peuple palestinien.

    I.N.

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    Commentaire

    1. UGTTaratata

      Répondre
      5 août 2026 | 14h54

      Elle reste et restera toujours dans cette conne figuration toujours aussi inerte, atoniKe, apathiKe, anKylosée, flasKe, improduKtive.

      Kornérisée.

      HypoKrite.

      Honte et mépris, Ô Ugttaratata Qômfondue.

      REVIENS ET EN TES FONDAMENTAUX , Ô UGTT DIGNE DE NOM.
      REVIENS INSPIRÉE EN TES TONITRUANTES PREMIERES HEURES ET ECLATANTES PREMIERES AUBES DARDANTES DE GLOIRE SACRIFICIELLE VICTORIEUSE DE L’HISTOIRE SYNDICALE DE TON PAYS !

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