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En images : Tunis étouffe sous les ordures en pleine canicule

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Par Nadya Jennene

    Il suffit de parcourir quelques rues de la capitale pour mesurer l’ampleur du phénomène. En cette première semaine d’août, alors que le thermomètre dépasse les 40 °C, Tunis offre un spectacle indigne d’une capitale. Les sacs d’ordures débordent des conteneurs, envahissent les trottoirs et parfois même la chaussée. Dans plusieurs quartiers, les déchets s’accumulent depuis plusieurs jours sous une chaleur écrasante qui accélère leur décomposition et rend l’air irrespirable.

    La scène se répète d’un quartier à l’autre. Des montagnes de détritus s’élèvent à proximité des habitations, des commerces et des établissements publics. Les bennes sont saturées, obligeant les habitants à déposer leurs sacs à même le sol. Peu à peu, ces amas attirent chiens errants, chats, insectes et rongeurs, tandis que le vent disperse plastiques, cartons et emballages dans les rues avoisinantes.


    Les réseaux sociaux regorgent depuis plusieurs jours de vidéos publiées par des habitants dénonçant l’absence de collecte. À El Mourouj, des riverains montrent des conteneurs débordants et des amas de sacs-poubelles abandonnés sur les trottoirs. À Aïn Zaghouan, d’autres dénoncent une interruption prolongée du ramassage. Largement relayées, ces images témoignent d’un sentiment grandissant de lassitude et de colère.


    L’insalubrité ne se limite pas aux rues de la capitale. Les plages subissent elles aussi les conséquences de cette accumulation de déchets. À Amilcar, plastiques, emballages, bouteilles et détritus de toutes sortes jonchent le littoral, offrant aux baigneurs un spectacle désolant en pleine saison estivale. Située à seulement quelques kilomètres du palais présidentiel de Carthage, cette plage illustre que le phénomène ne touche pas uniquement les quartiers périphériques, mais aussi des lieux parmi les plus emblématiques du Grand Tunis.


    La canicule rend la situation encore plus préoccupante. Sous l’effet des températures extrêmes, les déchets fermentent rapidement et les odeurs deviennent insupportables dès les premières heures de la journée. Beaucoup redoutent également les conséquences sanitaires d’une telle situation, particulièrement dans les zones densément peuplées.


    À cette situation s’ajoute un autre phénomène qui accentue le désordre urbain. Chaque jour, des récupérateurs fouillent les conteneurs à la recherche de bouteilles en plastique et d’autres matériaux recyclables. En ouvrant les sacs-poubelles et en dispersant leur contenu autour des bennes, ils contribuent à aggraver l’insalubrité. Les déchets non récupérés restent éparpillés sur les trottoirs avant d’être dispersés par le vent, les animaux errants ou le passage des véhicules. Faute d’un système de collecte et de tri plus efficace, ces scènes se répètent quotidiennement dans de nombreux quartiers.


    Cette dégradation du paysage urbain contraste avec le statut de Tunis, capitale administrative, politique et économique du pays. L’image renvoyée est celle d’une ville qui peine à assurer l’un des services publics les plus élémentaires : la collecte régulière des déchets.

    À ce stade, aucune explication officielle n’a été fournie sur les perturbations qui affectent le ramassage des ordures dans plusieurs quartiers. Pendant ce temps, les montagnes de déchets continuent de gagner du terrain. Avec la poursuite de la canicule, la question dépasse désormais le simple cadre de la propreté urbaine pour devenir un véritable enjeu de santé publique.

    N.J

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    Commentaire

    1. Roberto Di Camerino

      Répondre
      7 août 2026 | 13h05

      C’est l’oeuvre des comploteurs contre la securité de l »etat..
      Il veulent ainsi salir l’image du President.l

    Répondre

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