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Les femmes sont leur obsession. Ils appellent cela la morale

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Par Ikhlas Latif

    Chaque semaine apporte son nouveau procès des femmes. Les faits changent, les visages changent, les prétextes aussi. Le scénario ne varie jamais.

    Il suffit qu’une femme soit visible. Qu’elle défile, chante, danse, milite ou, pire encore, qu’elle profite simplement d’un moment de liberté. Aussitôt, une armée de procureurs autoproclamés surgit des réseaux sociaux, investie d’une mission sacrée. Celle de rappeler aux femmes où est leur place. Et surtout où elle ne doit pas être.

    À Kélibia, quelques jeunes filles participent à un concours de beauté organisé dans une ambiance bon enfant. Les familles applaudissent, les riverains assistent au défilé, personne n’y voit matière à scandale. Puis les vidéos arrivent sur les réseaux sociaux. Et là, c’est comme si quelqu’un avait donné le signal de la curée.

    Ils déboulent en essaim. Toujours les mêmes profils, toujours les mêmes obsessions, avec cette incroyable capacité à transformer quelques minutes de défilé en menace civilisationnelle. Les participantes deviennent des dévergondées, leurs parents des irresponsables, leurs familles des complices. Une ancienne ministre de l’Éducation, Salwa Abassi, va même jusqu’à décréter que ces jeunes filles sont « sans familles ». Rien de moins.

    Le concours n’a jamais été le sujet. Il ne l’est d’ailleurs jamais. Il suffisait que des femmes occupent l’espace public pour déclencher une crise collective.

    L’association Aswat Nissa a annoncé cette semaine le lancement imminent d’une plateforme destinée à documenter les violences faites aux femmes et les féminicides. On pourrait imaginer que l’horreur des chiffres, les histoires de femmes battues, poignardées ou tuées imposeraient un minimum de décence. C’était mal connaître cette faune.

    Les commentaires rivalisent d’abjection. Si les femmes sont assassinées, expliquent certains, c’est parce qu’elles ont obtenu trop de droits. Il faudrait abolir le Code du statut personnel. Les remettre à leur « place naturelle ». Supprimer la pension alimentaire pour éviter que les hommes ne frappent ou ne tuent. D’autres tournent les victimes en dérision avec un cynisme qui donne la nausée.

    Dans la foulée, des adolescentes deviennent elles aussi des cibles parce qu’elles ont osé s’enthousiasmer pendant le concert d’un chanteur populaire. Les insultes pleuvent. Les jeunes filles sont traitées de tous les noms. Les parents aussi passent au pilori. Là encore, les gardiens de la morale improvisés sont au rendez-vous.

    Comme si cela ne suffisait pas, une publication diffusée par la municipalité de Menzel Horr, petite localité côtière du gouvernorat de Nabeul, invitant les visiteurs à respecter le « caractère conservateur » de la région en renonçant au bikini, a elle aussi déclenché une vive polémique sur les réseaux sociaux. Une nouvelle fois, c’est le corps des femmes qui s’est retrouvé au cœur du débat.

    Le problème, c’est la femme. Toujours.

    Quatre affaires en une semaine. Quatre sujets sans aucun rapport entre eux. Pourtant, les réactions sont identiques. Les mots changent à peine. Ce n’est pas une succession de dérapages, mais un logiciel.

    Arrêtons de faire semblant. Le problème n’est ni le bikini, ni le concours de beauté, ni le concert. Le problème, c’est la femme. Point.

    Qu’elle porte un bikini ou un burkini, un voile ou une casquette, qu’elle monte sur une scène, participe à un défilé, milite dans une association ou mène simplement sa vie, il se trouvera toujours quelqu’un pour expliquer qu’elle prend trop de place. Son corps devient une affaire publique. Chacun s’autorise à le commenter, à le réglementer, à le moraliser, comme s’il appartenait à tout le monde sauf à elle.

    Ironiquement, ceux qui se présentent comme les défenseurs de la pudeur sont souvent incapables de voir autre chose que le corps des femmes. Ils ne voient pas des jeunes filles qui défilent, mais des jambes et des seins. Ils ne voient pas des adolescentes qui chantent, mais des corps. Ils ne voient pas non plus une plateforme qui documente des féminicides. Ils trouvent encore le moyen de parler des femmes plutôt que des hommes qui les assassinent.

    À les écouter, on finirait presque par croire que le plus grand danger qui menace la Tunisie est une jeune femme en robe.

    Pendant ce temps, où sont-ils lorsque des ouvrières agricoles sont entassées dans des véhicules de fortune et meurent dans des accidents ? S’indigent-ils quand ces femmes sont courbées dans les champs dans des conditions inhumaines sous quarante degrés pour les nourrir ? Où sont-ils lorsque des femmes sont exploitées dans des ateliers clandestins ? Où sont-ils lorsqu’on retire des fillettes de l’école pour les envoyer comme aides ménagères chez des familles plus aisées, très loin des leurs, vendues par un père qui les considère comme sa propriété ? Une enfant exploitée ne semble pas troubler leur sommeil. En revanche, qu’un maillot de bain apparaisse dans leur fil d’actualité et les voilà transformés en résistants de la dernière heure, persuadés de sauver la nation. Hideuse hiérarchie des urgences.

    La haine des femmes maquillée en morale

    On nous expliquera qu’il est question de religion, de traditions ou de valeurs. C’est un peu facile. Cette haine dépasse largement le conservatisme. Elle s’abat sur les femmes quelles que soient leurs convictions, leur tenue ou leur mode de vie. Ce qu’elle supporte mal, ce n’est pas une manière de s’habiller, mais la liberté. La liberté de choisir, d’être visible, la liberté d’exister sans demander d’autorisation.

    Les sociologues décrivent depuis plusieurs années la montée des discours masculinistes et des communautés incels dans plusieurs pays. Les contextes diffèrent, les références aussi, mais certains ressorts sont étrangement familiers : le ressentiment envers les femmes, la nostalgie d’un ordre où elles étaient sous tutelle, la conviction qu’elles seraient responsables de tous les désordres de la société. Chez nous, cette logique prend d’autres formes, d’autres justifications. Elle produit pourtant les mêmes réflexes : humilier, culpabiliser, contrôler.

    Cette haine n’est pas confinée à quelques profils anonymes tapis derrière un écran. Elle est relayée, amplifiée, légitimée par des personnalités publiques. Un député qui insulte des adolescentes. Un présentateur météo qui s’en prend à de jeunes filles et à leurs familles. Une ancienne ministre qui distribue des certificats de respectabilité familiale. La parole publique se met au diapason de la meute. Elle cesse ainsi de commenter le climat. Elle le nourrit.

    À force de répéter que les femmes provoquent les violences qu’elles subissent, que leurs droits sont responsables des féminicides ou qu’elles devraient simplement rentrer dans le rang, on finit par banaliser l’idée que la violence à leur encontre est, sinon normale, du moins compréhensible. Un vrai poison.

    Ils disent défendre la morale, mais passent leur temps à scruter le corps des femmes.

    Ils disent défendre la famille, mais insultent les filles et les parents qui ne vivent pas selon leurs fantasmes.

    Ils disent défendre les valeurs, mais trouvent toujours une circonstance atténuante aux hommes violents et toujours une circonstance aggravante aux femmes qui en sont victimes.

    Ils accusent les femmes de tout sexualiser alors qu’ils sont incapables de les regarder autrement que comme un corps à surveiller, à juger ou à contrôler.

    Le problème, ce n’est ni Kélibia, ni un concert, ni un bikini. C’est cette obsession maladive de vouloir gouverner la vie des femmes jusque dans leur manière de marcher, de rire, de s’habiller et d’exister. Tant qu’on continuera à appeler cela de la morale au lieu de le nommer pour ce que c’est, une misogynie décomplexée, cette haine continuera de prospérer, commentaire après commentaire, jusqu’à contaminer bien davantage que nos réseaux sociaux.

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    5 commentaires

    1. jamel.tazarki

      Répondre
      9 août 2026 | 15h26

      Je commence par donner d’abord ma définition du féminisme positif: « le féminisme positif est un mouvement qui cherche à établir l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes. Le féminisme a pour objectif d’abolir les inégalités homme-femme dont les femmes sont les principales victimes, et ainsi de promouvoir les droits des femmes. »

      Ma définition du féminisme n’a rien à voir avec le comportement de femmes fatales telles que Carmen, l’héroïne de l’opéra en quatre actes de Georges Bizet: https://www.youtube.com/watch?v=_8y1dj7bvjE

      Je reviens au sujet de l’article:

      50,5% des électeurs inscrits à l’élection législative de 2014 étaient des femmes, mais de ces 2,7 millions de femmes inscrites seulement un Million de femmes ont voté et 1,7 Million ont préféré s’abstenir.

      Il s’agissait de la sortie de la femme tunisienne hors de l’état de minorité dont elle est, elle-même, responsable. Mais non, la femme tunisienne a raté cette occasion unique’ Elle a raté une occasion unique afin de mettre un terme à la dictature de l’homme dans le monde politique.

      En 1784, Emmanuel Kant a écrit cette phrase célèbre : « L’état de minorité est l’incapacité de se servir de son entendement sans la conduite d’un autre. On est soi-même responsable de cet état de minorité quand la cause tient non pas à une insuffisance de l’entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s’en servir sans la conduite d’un autre. Sapere aude ! [Ose savoir !] Aie le courage de te servir de ton propre entendement! Voilà la devise de l’Aufklärung. »

      La femme tunisienne voulait et veut sortir de cette situation décrite par Kant ! Et elle a eu la chance de s’en sortir en décembre 2014 ! Mais elle n’a pas su saisir cette occasion.

      En effet, 50,5 % des électeurs inscrits pour les élections législatives et présidentielles de 2014 étaient des femmes. Oui, la candidate Kalthoum Kannou aurait pu réaliser un véritable miracle et devenir la première femme présidente de Tunisie, et du monde arabe, si les 2,7 millions de femmes inscrites sur les listes électorales avaient voté majoritairement pour elle.

      On attendait de l’élection de la juriste Kalthoum Kannou une Tunisie sans exclusion ni discrimination, où les femmes auraient les mêmes droits que les hommes. L’élection de Kalthoum Kannou aurait pu être un coup de tonnerre dans notre pays réputé pour son conservatisme à l’égard des femmes.

      Oui, les femmes tunisiennes avaient toutes les raisons afin de voter majoritairement pour elle, mais elles ont refusé de le faire et je ne sais vraiment pas pourquoi! La faute est à qui? Probablement, à cette idée de vote utile.

      Une jeune compatriote en Allemagne m’a dit: « Nous voulons une démocratie plus paritaire en Tunisie, qui intègre tout le monde, et je suis persuadée qu’une femme au poste de Présidente de la République pourrait être un symbole de changement pour la Tunisie et un exemple pour d’autres pays arabes. »

      Vous pouvez imaginer la grande déception de cette jeune Tunisienne après les élections. Elle m’a dit: « Jamel, nous avons raté une occasion unique de mettre un terme à la discrimination des femmes et des minorités ! Honte à toutes celles qui n’ont pas voté pour Kalthoum. »

      La surprise est telle que cette jeune Tunisienne a refusé d’y croire : « Ils ont dû tricher. Ce n’est pas normal que 2,7 millions de femmes refusent de voter pour une femme qui a toutes les qualités et les compétences nécessaires pour gérer les affaires du pays. »

      Oui, moins de 0,1% des femmes ont voulu voter pour une femme, et 99,9% ont voté pour un homme ou elles ont refusé de voter! Je ne sais plus vraiment quoi dire d’autre que de redire ce qu’a dit un jour le philosophe allemand Kant: « On est soi-même responsable de cet état de minorité quand la cause tient non pas à une insuffisance de l’entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s’en servir sans la conduite d’un autre. Sapere aude ! [Ose savoir!] Aie le courage de te servir de ton propre entendement! »

      Oui, la femme tunisienne est elle-même responsable de cet état de minorité, car la cause ne tient pas à une insuffisance de l’entendement, mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s’en servir sans la conduite d’un autre (dans ce cas, d’un homme) !

      Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien

    2. jamel.tazarki

      Répondre
      9 août 2026 | 15h24

      La femme rurale tunisienne :

      Pour que la stratégie nationale d’autonomisation économique des femmes rurales soit une réussite, il est indispensable de proposer à la femme rurale ouvrière prolétaire une formation professionnelle (couturière, infirmière, institutrice, etc., etc., etc.). C’est grâce à l’éducation et à la formation professionnelle que la femme rurale prolétaire prendra conscience de sa dignité de femme et de prolétaire.
      –>

      Il est temps de permettre à chaque femme rurale d’obtenir une carte d’identité nationale afin qu’elle puisse exercer son droit de vote. À quoi servirait l’élargissement du droit de vote aux femmes si la femme rurale en était exclue ? Il est ainsi temps de garantir les droits politiques des femmes rurales en leur donnant la possibilité de voter et de choisir les parlementaires qui créent les lois auxquelles elles doivent obéir, afin que ces lois leur garantissent le droit à la qualification et à la formation.

      Je plaide pour l’égalité des salaires, la journée de huit heures, le repos hebdomadaire, un congé et des allocations de maternité, ainsi que pour l’admission des femmes rurales dans les syndicats.

      Il est également temps de faire la différence entre la femme rurale paysanne et la femme rurale ouvrière prolétaire qui était auparavant paysanne et qui a quitté la terre.

      Il est urgent de faire entrer les femmes rurales dans les statistiques afin que la stratégie nationale d’autonomisation économique des femmes rurales soit une réussite.

      Je tiens à rappeler que la femme rurale prolétaire est surexploitée et condamnée à un travail non qualifié et mal rémunéré. Elle perçoit souvent un salaire inférieur de moitié à celui des hommes et est la première touchée par le chômage en cas de crise. Elle subit parfois le chantage sexuel de ses collègues et doit, pour survivre, supporter l’humiliation.

      Pour que la stratégie nationale d’autonomisation économique des femmes rurales soit couronnée de succès, il est indispensable de donner à la femme rurale ouvrière prolétaire une formation professionnelle (couturière, infirmière, institutrice, etc.). C’est grâce à l’éducation et à la formation professionnelle que la femme rurale prolétaire prendra conscience de sa dignité de femme et de prolétaire.

      Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien

    3. mabrouktn

      Répondre
      8 août 2026 | 12h18

      Avant de répondre à l’article, il faut que j’établisse une base conceptuelle et factuelle qu’on ne peut ignorer. Dès le plus jeune âge, certaines filles s’intéressent aux relations amoureuses. Dès le plus jeune âge, certaines filles développent un besoin de s’habiller d’une certaine manière et ce pour plaire. Ces deux choses contrastent drastiquement l’enfance de la majorité des garçons. Est-ce seulement le fait d’une construction sociale (parents, jouets, films, publicités, musiques, etc.) ou est-ce que la réalité est plus complexe ? De nombreuses études en psychologie évolutionniste et en neurosciences montrent que, en moyenne, les filles présentent dès la petite enfance un intérêt plus marqué pour les visages, les relations sociales et les jeux d’imitation symbolique, tandis que les garçons manifestent un intérêt plus prononcé pour les objets en mouvement et les jeux de compétition physique. Cela est influencé par des facteurs hormonaux prénatals (testostérone). Mais ces tendances biologiques sont ensuite amplifiées ou atténuées par l’environnement. La socialisation ne crée pas les différences ex nihilo, mais elle les canalise. Dire que c’est « uniquement » social est faux ; dire que la biologie est « un destin » l’est tout autant. Ces particularités qui touchent les filles est aggravée par l’hypersexualisation de la société, qui touche à la fois les filles que les femmes, les garçons et les hommes.

      Concernant les propos tenus par l’autrice de l’article. Il y a bikini et bikini. Il y a le bikini qui couvre l’entièreté des fesses et des seins, mais il y a aussi le string et le soutien-gorge qui ne cachent que les tétons, sachant que parfois ils sont quasi transparents. Arrêtons l’hypocrisie : celles qui portent un bikini, c’est principalement pour séduire, et se faisant, elles sexualisent elles-mêmes leur propre corps. Certains diront que c’est la pression sociétale, mais là encore, arrêtons l’hypocrisie : c’est généralement leur choix de porter un bikini (mais ce n’est pas toujours leur choix de porter un burkini). Sinon, saviez-vous qu’à l’époque le bikini était tellement provoquant que les mannequins professionnelles refusèrent de le porter? C’est certains, les temps changent, mais là encore, l’hyper-sexualisation à fait son effet, chose que l’autrice de l’article se refuse de prendre en compte dans sa pensée.

      Concernant les défilés, il y a l’origine occidentale avec les concours de beauté modernes, et il y a les « défilés » privés (comme à l’époque dans les harems) qui n’ont rien à voir avec la promotion d’un standard physique ou la mode. Dans tous les cas, arrêtons l’hypocrisie : tous les types de défilés sexualisent le corps (femme et homme), mais c’est une pratique qui concerne principalement les femmes. Là encore, on ne peut pas réduire cela juste à une construction sociale imposée par les hommes. Il y a une réalité biologique qu’il faut reconnaitre. Dans le cas du défilé de Kélibia, c’est la sexualisation de jeunes filles, et là encore, la conséquence de l’hypersexualisation de la société.

      On parle souvent de violence faite aux femmes. Saviez-vous que les études démontrent que les violences conjugales sont les plus élevées chez les femmes homosexuelles et bisexuelles et qu’elles sont les plus basses soit chez les hommes homosexuels soit dans les couples hétérosexuels ? Et sinon, saviez-vous que les études démontrent que les femmes ont tendance à recourir à la violence psychologique ou relationnelle (insultes, silence, expressions du visage style « eye-rolling », exclusion sociale (en racontant des rumeurs, parfois fausses), menaces de quitter…etc) ? Et puisque l’instigation d’une dispute est quasiment tout le temps un acte verbal ou émotionnel, les femmes ont légèrement tendance à instiguer les conflits conjugaux puisqu’elles ont tendance à recourir à la violence psychologique ou relationnelle (les hommes ont une tendance pour la violence physique, mais ils sont largement majoritaire lorsqu’il s’agit de violence physique avec des conséquences graves). Dire ça ce n’est pas omettre qu’il y a des hommes qui tapent leur conjointe juste parce que le repas n’est pas chaud quand ils rentrent à la maison pour ne prendre que cet exemple. Par contre, la société à souvent tendence à omettre ou minimiser la violence que les hommes subissent.

      « Pendant ce temps, où sont-ils lorsque des ouvrières agricoles sont entassées dans des véhicules de fortune et meurent dans des accidents ? S’indigent-ils quand ces femmes sont courbées dans les champs dans des conditions inhumaines sous quarante degrés pour les nourrir ? Où sont-ils lorsque des femmes sont exploitées dans des ateliers clandestins ? Où sont-ils lorsqu’on retire des fillettes de l’école pour les envoyer comme aides ménagères chez des familles plus aisées, très loin des leurs, vendues par un père qui les considère comme sa propriété ? ». Je vais y répondre: leurs parents ou leurs maris travaillent, là aussi dans des conditions de merde, parfois dans les usines, parfois dans les champs ou les forêts à faire paître les bêtes. Il y a une réalité que l’autrice ignore : le vol de bétail, voire même les attaques contre le bétail par des animaux (loups, chiens, serpents, etc.). Qui est le plus à même d’y faire face ? Vous connaissez la réponse. Vous savez ce que c’est que d’être en plein milieu d’un champ, là où vous n’avez nulle part où vous protéger, et de vous faire charger par un sanglier ou attaquer par une meute de chiens ? Saviez-vous que les accidents de travail touchent principalement les hommes? Saviez-vous que le travail des mineurs touche principalement les garçons? Saviez-vous que ce sont quasi toujours des garçons mineurs qui immigrent illégalement en Europe, et parfois, par incitation des parents ou de la société ? Saviez-vous que le décrochage scolaire touche plus les garçons que les filles ? Sinon, les organisations syndicales sont là pour défendre les revendications des ouvriers et des ouvrières. Malheureusement, on a trop souvent tendance à oublier l’histoire et le rôle du féminisme: https://youtu.be/3fod-0n2Vk4?si=lhfP7QzsQ4BCDKJ2

    4. Hannibal

      Répondre
      7 août 2026 | 21h47

      Je ne suis pas un psychanalyste mais il faut chercher dans les causes possibles suivantes pour expliquer cette misogynie :
      – Relation avec la mère
      – Relation avec l’épouse
      – Échec personnel ou professionnel
      – Homosexualité refoulée
      – Sexualité influencée par une consommation excessive de la pornographie dès le jeune âge.

      Toutes les femmes victimes de propos ou de gestes répréhensibles doivent déposer plainte et les agents de l’ordre public doivent être formés pour recueillir les paroles de ces femmes avec empathie et professionalisme.

    5. Gg

      Répondre
      7 août 2026 | 17h53

      Bravo Madame, vous avez tout dit.
      Rien à ajouter.
      Cela va même jusqu’au viol, la violence suprême.
      Si une femme ou une ado est violée , c’est de sa faute.
      Et au lieu de la protéger, de la soigner, elle est jetée par la famille qu’elle a déshonorée.
      Quelle infâmie…

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