Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées travaille à l’élaboration d’un plan d’action multisectoriel destiné à lutter contre la mendicité des enfants et à favoriser leur réintégration au sein de leurs familles.
Le département l’a indiqué dans une réponse à une question écrite du député Yosri Baouab, consacrée à l’augmentation des phénomènes de mendicité et à l’exploitation des enfants et des personnes en situation de vulnérabilité. La réponse du ministère a été publiée vendredi 7 août 2026 sur le site officiel de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Une étude de terrain sur la mendicité des enfants
Le ministère a précisé qu’il s’employait actuellement à finaliser une étude de terrain consacrée au phénomène de la mendicité chez les enfants. Les conclusions de ce travail doivent servir de base à l’élaboration d’un plan d’action impliquant plusieurs secteurs.
L’objectif affiché est de réduire le recours à la mendicité chez les mineurs, tout en travaillant à leur réintégration dans leur environnement familial.
En matière de prise en charge, les délégués à la protection de l’enfance interviennent dès qu’un signalement fait état d’un enfant en situation d’errance ou victime d’exploitation économique.
Plusieurs mesures de protection peuvent alors être prises en fonction de la situation. Elles peuvent notamment conduire au retour de l’enfant auprès de sa famille ou, lorsque les circonstances l’exigent, à son placement dans une structure de prise en charge.
Mendicité et errance des personnes âgées
Le ministère est également revenu sur les situations de mendicité et d’errance touchant les personnes âgées. Il a indiqué travailler, dans le cadre du plan exécutif de la Stratégie nationale multisectorielle pour les personnes âgées 2022-2030, à la coordination de programmes sanitaires et sociaux adaptés à leurs besoins, en particulier pour les personnes se trouvant dans des situations difficiles.
Ces programmes visent également à prévenir les violences ainsi que les pratiques d’exclusion et de discrimination dont peuvent être victimes les personnes âgées.
Le département affirme, parallèlement, œuvrer au renforcement des conditions permettant aux seniors de vivre dignement au sein de leur famille, tout en soutenant les capacités des proches à assurer leur rôle de prise en charge.
Il a rappelé, à ce titre, la mise en place du numéro vert 1833, destiné à l’écoute et à l’orientation des personnes âgées et visant notamment à renforcer les mécanismes de signalement.
Médiation familiale, soins et hébergement
Dans le cadre du protocole de prise en charge des situations d’errance, d’exploitation et de mendicité, plusieurs formes d’intervention peuvent être mobilisées.
Le ministère évoque notamment la médiation familiale, l’octroi d’aides ponctuelles ainsi que la fourniture de services d’assistance dans la vie quotidienne, de soins et de suivi médical et psychologique. Ces interventions doivent, lorsque cela est possible, permettre la réintégration de la personne âgée dans son milieu familial.
Dans certaines situations, un hébergement dans un établissement spécialisé peut toutefois être décidé. Les personnes concernées peuvent également intégrer le programme de placement familial, destiné à leur offrir un environnement familial alternatif lorsque le retour auprès de leurs proches n’est pas possible.
M.B.Z










