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Rached Ghannouchi : sa défense alerte sur une grève de la faim et du traitement

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Par Nadya Jennene

    Le comité de défense de Rached Ghannouchi a affirmé, lundi 10 août 2026, que l’ancien président du Parlement et dirigeant nahdhaoui, âgé de 85 ans, avait entamé une grève de la faim et du traitement depuis le 6 août, dénonçant son isolement et l’absence d’informations sur son état de santé.

    Dans un communiqué, la défense a indiqué que Rached Ghannouchi avait été transféré à l’hôpital le 29 juillet dernier et qu’il serait, depuis, soumis à une « isolation totale ». Ses avocats et les membres de sa famille ont été empêchés de lui rendre visite, de communiquer avec lui ou même d’obtenir des informations sur son état de santé, malgré plusieurs demandes adressées aux autorités concernées.

    Selon le comité de défense, Rached Ghannouchi a décidé de cesser de s’alimenter et de prendre ses médicaments depuis jeudi 6 août, en signe de protestation contre cette situation. La défense a présenté cette décision comme un « dernier moyen » de revendiquer ses droits.

    Le comité a dénoncé un « traitement cruel et inhumain » et une atteinte grave aux droits fondamentaux de Rached Ghannouchi et à son intégrité physique. Il a affirmé également que l’état de santé du président d’Ennahdha était particulièrement fragile et tenait les autorités tunisiennes pour responsables de toute éventuelle complication susceptible de mettre sa santé ou sa vie en danger.

    La défense a réclamé, en conséquence, que les avocats et la famille de Rached Ghannouchi soient autorisés à lui rendre visite et puissent obtenir des informations sur son état de santé.

    Cette annonce intervient quelques jours après une séquence marquée par de nombreuses interrogations autour de l’état de santé de Rached Ghannouchi.

    Le 27 juillet 2026, l’avocat Mokhtar Jemai avait affirmé que le président d’Ennahdha « se portait bien », cherchant ainsi à rassurer face aux informations circulant alors sur son état de santé.

    Le journaliste Ameur Ayed avait, de son côté, indiqué que Rached Ghannouchi avait été retransféré à la prison de la Mornaguia après son passage à l’hôpital. Selon ces informations, un membre de sa famille devait également être autorisé à lui rendre visite.

    Ces déclarations étaient intervenues après une vive polémique provoquée par des informations faisant état de son transfert à l’hôpital à la suite d’un malaise, ainsi que par des rumeurs annonçant son décès.

    Dans un communiqué publié sur la page officielle de Rached Ghannouchi, le mouvement Ennahdha avait dénoncé le silence des autorités concernant son état de santé, estimant que celles-ci étaient les seules à détenir des informations fiables sur sa situation. Le mouvement avait également fait état de l’interdiction des visites durant son hospitalisation.

    Sa fille, Soumaya Ghannouchi, avait elle aussi affirmé être sans nouvelles de son père depuis plus d’une semaine. Selon son témoignage, des avocats qui s’étaient rendus à la prison de Mornaguia avaient appris son transfert vers un établissement hospitalier, sans pouvoir lui rendre visite ni obtenir d’informations sur son état de santé.

    Âgé de 85 ans, Rached Ghannouchi souffre, selon sa famille, de la maladie de Parkinson et de troubles de la thyroïde. Ses proches réclament depuis plusieurs jours l’accès à son dossier médical ainsi que des informations sur les soins qui lui sont prodigués.

    Détenu depuis avril 2023, il fait l’objet de plusieurs procédures judiciaires. À ce jour, l’ancien président de l’Assemblée des représentants du peuple a cumulé 40 années de prison ferme prononcées dans plusieurs affaires distinctes. Il a également été condamné à la réclusion à perpétuité, assortie de 30 années de prison supplémentaires, dans l’affaire dite de « l’appareil secret ». Ces condamnations sont assorties de lourdes sanctions financières.

    N.J

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    5 commentaires

    1. Citoyen_H

      Répondre
      11 août 2026 | 18h10

      YA KHRIJI, JE N’OUBLIERAI JAMAIS DE MA VIE

      L’attitude hautaine que tu arborais, quand t’étais perché au plus haut siège de l’Assemblée nationale que toi, et tes complices, aviez transformé en une gigantesque cour des miracles !
      Famma Rabi !
      Khafou minnou !

    2. LOL

      Répondre
      10 août 2026 | 14h29

      Il est mort, mais les autorités tunisiennes ont peur de l’annoncer. Elles vont utiliser l’argument de sa grève de la faim pour se dédouaner de toute responsabilité. Les théories du complot ne sont pas toujours fausses.

      • Citoyen_H

        Répondre
        10 août 2026 | 16h30

        EH, ILS AURAIENT PEUR DE QUOI, AU JUSTE, ET DE QUELLE RESPONSABILITÉ S’AGIT-IL ?

        Que L’UNIVERS se soit débarrassé d’un parasite, d’un criminel sans foi ni loi, d’un fourbe, d’un commerçant de l’islam par excellence !
        Qu’ils aillent tous au diable, cette bande de vermines, cette bande de chléyéks bagla-liha..

    3. Gg

      Répondre
      10 août 2026 | 12h46

      C’est peut-être la grève de la fin….

    4. Tunisino

      Répondre
      10 août 2026 | 10h10

      Le traitre suprême, à stupidité et méchanceté extrêmes est en grève de faim! Le nul, il a saboté toute une troisième république par sa médiocrité et son irresponsabilité, une république qui était sensée corriger les erreurs de Bourguiba et de Ben Ali vers une Tunisie meilleure.

    Répondre

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