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Le ministère de l’Éducation pris en flagrant délit de plagiat de l’IA

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Par Myriam Ben Zineb

    Une petite phrase oubliée au début d’une publication du ministère de l’Éducation a suffi à provoquer, lundi 10 août 2026, une série de réactions amusées sur les réseaux sociaux. En cause : quelques mots qui n’étaient manifestement pas destinés à être publiés et qui semblent trahir le recours à un outil d’intelligence artificielle pour préparer le texte.

    La publication concernait les résultats du mouvement de mutation des enseignants du collège et du secondaire dans le cadre du rapprochement entre conjoints pour l’année 2026. Le ministère y informait les enseignants concernés qu’ils pouvaient consulter les résultats sur son espace de services numériques.

    Seulement voilà : avant même le communiqué figurait cette phrase en arabe : « Voici le texte avec des signes expressifs adaptés à une publication Facebook ».

    Une formulation qui ressemble davantage à la réponse d’un assistant d’intelligence artificielle qu’à l’introduction d’un communiqué officiel. Et les différents émojis qui ponctuaient ensuite le texte, drapeau tunisien, coche verte, flèche, maillon ou encore punaise, ont rapidement achevé de convaincre les internautes.

    La publication a depuis été corrigée, mais trop tard pour échapper aux captures d’écran. L’historique des modifications de Facebook permet d’ailleurs toujours de constater la présence de cette phrase dans la première version publiée par la page officielle du ministère.

    L’épisode a surtout inspiré les commentateurs. Plusieurs internautes ont relevé avec ironie le paradoxe de voir le ministère chargé de l’Éducation recourir lui-même à l’intelligence artificielle, alors que son utilisation par les élèves dans leurs travaux scolaires est régulièrement présentée comme une pratique à surveiller, voire à sanctionner lorsqu’elle sert à contourner le travail demandé.

    En substance : ce qui vaut aux élèves quelques remontrances semble avoir trouvé son chemin jusque dans la communication officielle. Certains internautes se sont ainsi demandé, non sans sarcasme, quelle sanction serait prévue lorsque le copier-coller vient cette fois du ministère.

    M.B.Z

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