Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Enseignement secondaire : le bras de fer se durcit entre syndicats et ministère

Article réservé aux abonnés

Par Nadya Jennene

    La Fédération générale de l’enseignement secondaire hausse le ton. Dans un communiqué publié mercredi 12 août 2026, l’organisation syndicale a dénoncé une aggravation de ce qu’elle qualifie de « politique de restriction des libertés syndicales » menée par le ministère de l’Éducation. Le département est accusé de cibler les militants, de marginaliser le dialogue social et de revenir sur plusieurs acquis du secteur.

    Pour la Fédération, la situation dépasse désormais le cadre d’un simple différend administratif. Elle y voit une orientation assumée visant à affaiblir l’action syndicale et à imposer des décisions unilatérales par le biais de « la force administrative ».

    La structure syndicale a évoqué notamment le traitement réservé à plusieurs militants de l’enseignement secondaire à Gafsa, citant en particulier le cas de Mohsen Abdallah. Selon la Fédération générale, ce dernier ferait l’objet de mesures liées à son activité syndicale alors qu’il intervenait, affirme-t-elle, pour défendre ses collègues et leur droit à la stabilité dans leur établissement scolaire.

    Le syndicat a avancé que la convocation et l’interrogatoire de militants en raison de leur activité syndicale ne sauraient constituer un moyen de dissuasion. Ils seraient, au contraire, un indice supplémentaire de la gravité de la trajectoire empruntée par l’autorité de tutelle.

    La Fédération a rejeté ainsi toute politique fondée sur les poursuites, les convocations et les pressions administratives rappelant que, selon elle, la liberté syndicale constitue un droit et non une faveur accordée par l’administration, tandis que la défense des enseignants ne saurait être assimilée à une infraction.

    Au-delà du volet syndical, la Fédération générale de l’enseignement secondaire s’est attaquée également à la gestion du secteur. Elle a contesté notamment ce qu’elle présente comme une gestion unilatérale des mouvements de mutation, une manipulation des postes vacants et une pression excessive exercée sur les classes.

    L’organisation syndicale a mis en garde contre tout recul concernant les acquis liés à la stabilité pédagogique, aux horaires de travail et au comblement des postes vacants.

    Dans un contexte marqué par l’érosion du pouvoir d’achat, elle a refusé par ailleurs que les enseignants soient, à ses yeux, les seuls à supporter le coût de la crise. Elle a réclamé le respect des engagements et des accords conclus ainsi que l’ouverture d’un « dialogue sérieux » autour des revendications sociales et matérielles du secteur.

    La Fédération a conclu en affirmant qu’elle ne se laissera pas dissuader par les convocations administratives et refusera que les poursuites ou les pressions servent à affaiblir l’organisation syndicale.

    Elle a assuré qu’elle resterait en première ligne pour défendre ses militants, les droits et acquis des enseignants ainsi que l’école publique. Toute atteinte visant un syndicaliste ou un militant, a-t-elle prévenu, trouverait une réponse dans « l’unité des structures et des bases » et dans leur disposition à recourir à toutes les formes d’action syndicale légitimes.

    N.J

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *