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Houssem Hammi renonce à toute candidature et appelle l’opposition à dépasser les calculs politiques

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Par Myriam Ben Zineb

    Le coordinateur de la coalition Soumoud, Houssem Hammi, a annoncé, mercredi 12 août 2026, qu’il ne serait candidat à aucune prochaine échéance électorale, quelle qu’elle soit. Une décision qu’il présente comme une manière de lever toute ambiguïté sur ses motivations et d’appeler les différentes composantes de l’opposition à dépasser leurs calculs politiques pour se concentrer sur la lutte contre ce qu’il qualifie de « système autoritaire ».

    Dans un long texte publié sur les réseaux sociaux, Houssem Hammi est revenu sur son parcours militant, marqué notamment par son engagement dans la société civile depuis 2013 et sa participation à plusieurs mobilisations, dont les sit-in de la Kasbah en 2011 et du Bardo en 2013. Il affirme avoir consacré ces dernières années à la défense des principes démocratiques, des droits et libertés ainsi que de la cause palestinienne.

    Le coordinateur de Soumoud explique qu’après le 25 juillet 2021, il s’est employé à rapprocher les différents acteurs politiques et civils, à réduire les fractures au sein de l’opposition et à favoriser la recherche de convergences. Il assure n’avoir participé à aucun des systèmes de pouvoir précédents, tout en ayant multiplié les contacts avec les différentes forces politiques afin de « lutter contre l’autoritarisme et restaurer le processus démocratique », en évitant, précise-t-il, de reproduire les erreurs du passé.

    Houssem Hammi critique, en parallèle, certaines personnalités ayant choisi de rester à distance de la scène politique afin de préserver leur image et leur capital en vue de jouer un rôle à l’avenir. « Il n’y aura aucun rôle futur pour aucune composante opposée au pouvoir autoritaire si nous ne récupérons pas d’abord notre citoyenneté et nos droits bafoués », affirme-t-il.

    Il rappelle avoir contribué à la création de plusieurs initiatives politiques et civiles de l’opposition, citant notamment le Réseau tunisien des droits et des libertés, lancé en 2024, ainsi que le mouvement « Nafas » en 2026. L’objectif, explique-t-il, a été de créer des passerelles entre la société civile, les partis, les indépendants et les différentes sensibilités politiques.

    Pour Houssem Hammi, les divergences entre ces composantes doivent être reléguées au second plan face à la situation actuelle. Il estime qu’un changement réel suppose également que chacun procède à une évaluation de son propre parcours et à de véritables révisions, les désaccords politiques pouvant ensuite retrouver leur place dans le cadre d’une compétition démocratique.

    C’est dans ce contexte qu’il a formulé un engagement particulièrement clair : « Je m’engage à ne me présenter à aucune des prochaines élections, qu’elles soient locales, municipales, législatives ou présidentielle ».

    Cet engagement vaut, précise-t-il, aussi bien pour des élections organisées dans le cadre du système actuel que pour celles qui pourraient avoir lieu après un éventuel changement politique permettant, à ses yeux, l’organisation d’élections libres et transparentes dans un régime démocratique.

    Houssem Hammi dit vouloir ainsi répondre à ceux qui interprètent ses initiatives, ses prises de parole ou ses contacts avec différents acteurs comme l’expression d’une ambition électorale personnelle ou comme une menace pour leur propre avenir politique.

    « La phase actuelle est celle de la lutte et de la résistance au système autoritaire », écrit-il, estimant que les priorités doivent être le redressement de l’économie nationale, la libération des personnes qu’il considère injustement emprisonnées, le rétablissement des droits et libertés et la préparation des conditions d’une transition vers « un véritable système démocratique ».

    Il conclut son message par un appel adressé aux différentes composantes de l’opposition : « Laissons de côté les calculs politiciens, la situation ne le permet pas. Retrouvons-nous sur les terrains de lutte ».

    M.B.Z

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    Commentaire

    1. Roberto Di Camerino

      Répondre
      13 août 2026 | 13h16

      IL a peur de finir en prison comme tous les autres politiciens. Comme quoi la terreur politique menee par le Dictateur en Chef produit des resultats.

    Répondre

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