La nomination de Mohamed Ali Boughdiri au poste de secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement n’aura pas tardé à faire réagir son ancienne successeure au ministère de l’Éducation, Salwa Abassi. Si cette dernière ne cite jamais nommément l’ancien ministre dans sa publication, le calendrier et le contenu de ses propos rendent la cible plutôt facile à identifier.
Au lendemain de l’annonce de la nomination de Mohamed Ali Boughdiri, Salwa Abassi a publié, samedi 15 août 2026, sur son compte Facebook un message destiné, officiellement, à mettre fin aux spéculations sur ses propres ambitions. Une manière assez particulière de dire qu’elle n’aurait, en réalité, jamais voulu du poste qui vient d’être attribué à son prédécesseur.
« Je remercie tous ceux qui ont déclaré ou laissé entendre que je souhaitais le secrétariat général du Conseil supérieur de l’éducation », écrit-elle d’emblée. Avant de préciser, sans beaucoup de détour, qu’elle n’aurait « jamais » accepté une fonction qu’elle considère comme inférieure à celle de ministre.
Autrement dit, après avoir occupé le fauteuil ministériel, pas question pour elle d’accepter un poste qu’elle présente comme une rétrogradation, alors que Mohamed Ali Boughdiri a, lui, accepté.
Salwa Abassi explique ensuite que le secrétariat général du Conseil est avant tout une fonction administrative et technique, qui ne correspondrait ni à ses compétences ni à ses aspirations. « Je suis inspectrice générale experte », affirme-t-elle, mettant en avant des compétences et des centres d’intérêt « pédagogiques, réflexifs et de recherche », plutôt qu’administratifs.
Et de pousser le raisonnement jusqu’au bout. Si elle avait voulu accepter une fonction administrative, elle aurait également pu, écrit-elle, devenir déléguée régionale, directrice générale, gouverneure ou même maire. Des postes qui, selon elle, « ne lui conviennent pas » et ne correspondent pas à l’image qu’elle se fait de sa propre trajectoire.
« Cela ne me convient pas et ne correspond pas au statut que je m’accorde ni à mon parcours », conclut-elle, avant de lancer un « l’affaire est claire, n’est-ce pas ? ».
Difficile, en effet, de faire plus clair.

Un poste qu’elle ne voulait pas… mais dont elle parle beaucoup
Le message aurait pu s’arrêter là. Mais Salwa Abassi a poursuivi, dans d’autres publications, sa séquence sur les réseaux sociaux, en revenant notamment sur des accusations déjà formulées à l’encontre de son ancien prédécesseur.
Elle a ainsi demandé la réouverture d’une enquête concernant l’épouse de Mohamed Ali Boughdiri, en relayant des accusations relatives à la pratique de cours particuliers. Ces accusations sont présentées par l’ancienne ministre comme des faits devant faire l’objet de vérifications et d’une enquête.
Elle a également continué à mettre en cause, directement ou indirectement, la gestion et le parcours de l’ancien ministre.
Une offensive qui intervient précisément au moment où Mohamed Ali Boughdiri effectue son retour dans le secteur éducatif, près de deux ans et demi après avoir quitté le ministère.

De ministre à secrétaire général : le retour de Boughdiri
Le décret présidentiel n°2026-204 du 12 août 2026 a chargé Mohamed Ali Boughdiri des fonctions de secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement. La nomination a été publiée au Jort du vendredi 14 août, parallèlement aux textes fixant la composition de la Haute instance et la date de sa séance inaugurale.
Mohamed Ali Boughdiri avait été nommé ministre de l’Éducation le 30 janvier 2023. Il avait finalement été démis de ses fonctions le 1er avril 2024, sans explication officielle de la présidence, et remplacé par… Salwa Abassi.
Cette dernière n’aura toutefois occupé le ministère que quelques mois, avant d’être à son tour remplacée en août 2024. Son passage, bref mais particulièrement mouvementé, avait été marqué par plusieurs déclarations et décisions controversées ainsi que par des tensions avec différents acteurs du secteur. À l’époque, elle avait notamment rejeté l’idée d’être une « ministre de règlement de comptes », affirmant que tout responsable pouvait être relevé de ses fonctions en cas de manquement.
Deux ans plus tard, les trajectoires des deux anciens ministres se croisent donc à nouveau, mais dans un ordre qui semble avoir suffisamment inspiré Salwa Abassi pour qu’elle ressente le besoin de préciser publiquement qu’elle, contrairement à Mohamed Ali Boughdiri, n’aurait jamais accepté une telle fonction.
Après avoir expliqué qu’elle ne convoite absolument pas le secrétariat général du Conseil supérieur de l’éducation, Salwa Abassi invoque, dans une autre publication, une raison autrement plus noble à sa prise de parole : « Il s’agit de l’avenir de l’éducation et du destin des générations futures ».
Le dossier personnel, lui, semble donc avoir été soigneusement rangé derrière le destin des générations futures. Mais pas très loin.
R.B.H











7 commentaires
Citoyen_H
@Tunisino 16 août 2026 | 9h17
Décidément, vous êtes très fort.
Vous avez réussi à me démasquer en à peine deux échanges de discussions.
Je ne sais pas ce que vous faites dans la vie, mais je vous conseillerai fortement à aller proposer votre candidature au poste de profiler !
L'internaute tunisien
Au royaume des idées, on prête volontiers des titres et des postures. Des « chercheurs » qui ne semblent pas avoir laissé de trace écrite, que ce soit à travers un ouvrage, une étude ou même une simple communication dans leur champ de spécialité. Entre Mahmoud Messadi d’un côté, et Boughdiri et Salwa Abassi de l’autre, il y a quand même une sacrée distance. Malheureux pays.
jamel.tazarki
Introduction : Le soi-disant « Conseil supérieur de l’éducation » n’a aucun sens sans des spécialistes de la pédagogie (qui inclut la didactique), de l’enseignement esthétique et de la littératie visuelle.
Ci-dessous, je parle de l’importance de l’enseignement esthétique et de la littératie visuelle, ainsi que de la différence entre le langage et le métalangage.
B) Oui, La culture et les activités esthétiques et artistiques ne sont pas une dépense budgétaire superflue, mais un catalyseur de l’intelligence cognitive et de la créativité. Ce sont également un secteur productif majeur qui dynamise l’ensemble de la société. –> Plusieurs nations ont prouvé que l’investissement culturel n’est pas un luxe de période de prospérité, mais un puissant moteur de relance en temps de crise :
b1) La Corée du Sud : Le pari de la « Hallyu » après la crise de 1997
– Le contexte : En 1997, la crise financière asiatique frappe de plein fouet l’économie sud-coréenne, obligeant le pays à accepter un plan de sauvetage humiliant du FMI.
– La stratégie : Le gouvernement décide de diversifier son économie, alors ultra-dépendante des conglomérats industriels (les Chaebols). Il identifie la culture comme une industrie d’exportation stratégique.
– Les actions : Création d’un fonds de soutien massif pour la musique, le cinéma et les séries, baisse des taxes pour les industries créatives, et fondation de la Korea Creative Content Agency (KOCCA).
– Le résultat : Naissance de la « Hallyu » (la vague coréenne). Des groupes comme BTS ou le film Parasite génèrent aujourd’hui des dizaines de milliards de dollars. Ce soft power dope massivement les exportations de smartphones, de voitures, de cosmétiques et le tourisme national.
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b2) Le Royaume-Uni : Les « Creative Industries » après la crise industrielle des années 1990
– Le contexte : À la fin des années 1990, le pays souffre encore des vagues successives de désindustrialisation (fermetures de mines et d’usines) amorcées sous l’ère Thatcher.
– La stratégie : En 1997, le gouvernement d’Tony Blair lance le concept de « Cool Britannia » et redéfinit la culture sous l’angle économique des « Creative Industries » (mode, design, musique, jeux vidéo, architecture).
– Les actions : Cartographie précise du poids économique de la culture, subventions massives via la Loterie Nationale britannique, et gratuité des grands musées nationaux pour attirer le tourisme de masse.
– Le résultat : Les industries créatives sont devenues le secteur économique à la croissance la plus rapide du pays, dépassant parfois l’industrie lourde traditionnelle et faisant de Londres le hub culturel mondial.
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b3) L’Espagne : L’effet Guggenheim de Bilbao face au déclin industriel (1990)
– Le contexte : Au début des années 1990, Bilbao (Pays basque) est une ville sinistrée, touchée par le déclin de ses chantiers navals et de sa sidérurgie, avec un taux de chômage massif.
– La stratégie : Les autorités locales décident de transformer une économie industrielle polluante en une économie de services et de culture.
– Les actions : Investissement de plus de 100 millions de dollars pour construire le musée Guggenheim Bilbao, dessiné par Frank Gehry, au milieu des friches industrielles.
– Le résultat : C’est « l’effet Bilbao ». En moins de trois ans, l’afflux de touristes internationaux rembourse intégralement l’investissement initial. Le musée génère des milliers d’emplois indirects dans l’hôtellerie, le commerce et les transports, transformant l’image internationale de toute une région.
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b4) La Colombie : La « Red de Escuelas de Música de Medellín » contre la crise sécuritaire et économique (1990-2000)
– Le contexte : Dans les années 1990, Medellín est l’une des villes les plus dangereuses au monde, ravagée par la violence des cartels de la drogue, la pauvreté et l’exclusion économique des jeunes.
– La stratégie : Utiliser la culture comme outil de pacification sociale indispensable à la reconstruction économique.
– Les actions : Création d’un réseau public d’écoles de musique gratuites dans les quartiers les plus pauvres (les comunas), construction de bibliothèques-parcs géantes modernes et développement des arts de rue.
– Le résultat : La baisse drastique de la criminalité permet le retour des investisseurs. Medellín est aujourd’hui devenue un modèle mondial d’urbanisme social et un pôle d’attraction touristique majeur en Amérique latine.
C) L’art n’est pas un produit dérivé du développement, il en est le déclencheur technique et conceptuel.
c1) De l’esthétique à la science : L’art plastique comme père de l’anatomie
– En Grèce antique : Les sculpteurs (comme Polyclète et son Doryphore) ont été les premiers à chercher le « canon », c’est-à-dire les proportions mathématiques parfaites du corps humain. Pour la première fois, l’Homme n’est plus représenté de manière symbolique ou rigide (comme dans l’art égyptien), mais dans sa réalité physique et dynamique
– À la Renaissance : Cette quête esthétique devient une démarche scientifique. Un artiste comme Léonard de Vinci n’étudie pas l’anatomie par simple curiosité médicale : il dissèque des corps pour comprendre la mécanique des muscles et des tendons afin de les peindre avec une vérité absolue. L’art a littéralement forcé la science médicale à progresser par le biais de l’observation visuelle.
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c2) De la forme à la conscience : L’humanisme philosophique –> L’art plastique grec a opéré une révolution philosophique majeure : le passage du théocentrisme (tout est centré sur les dieux) à l’anthropocentrisme (l’Homme est la mesure de toute chose).
– En sculptant des dieux à l’image des hommes, puis des hommes dans toute leur vérité (avec leurs doutes, leur vieillesse, leur force), l’art a renvoyé un miroir à l’humanité. [1, 2]
– Cette confrontation visuelle a poussé l’individu à s’interroger sur sa propre finitude, sa psychologie et sa place dans le cosmos. Le « Connais-toi toi-même » de Socrate trouve son écho direct dans la statuaire qui cherche à capturer l’âme et la pensée à travers le marbre.
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c3) De la sculpture à la finance : L’invention technique de la monnaie –> C’est sans doute le lien le plus direct avec notre discussion sur l’économie : la monnaie frappée est, à l’origine, une œuvre d’art plastique miniature.
– La maîtrise du bas-relief : Avant d’être un instrument d’échange financier, la pièce de monnaie (apparu en Lydie et généralisée en Grèce au VIe siècle av. J.-C.) requiert une compétence technique précise : la gravure de coins et la maîtrise du relief sur de très petites surfaces métalliques.
– La confiance par l’esthétique : Pour qu’une monnaie soit acceptée, il faut que les citoyens aient confiance en sa valeur. Les cités grecques ont utilisé l’art pour garantir cette valeur, en gravant des reliefs d’une beauté et d’une précision technologique impossibles à contrefaire pour l’époque (comme la célèbre chouette d’Athènes ou le profil d’Alexandre le Grand). L’art plastique a ainsi créé l’outil même de la confiance économique mondiale.
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c4) Ces trois exemples apportent la preuve ultime du manque de vision des discours politiques ou artistiques qui séparent l’économie de la culture : la monnaie elle-même est née d’une innovation artistique. Un acteur de théâtre ou un artiste qui maîtrise l’histoire de son propre art possède, en réalité, toutes les clés pour expliquer la genèse des structures socio-économiques et scientifiques de notre monde.
D) L’art est une posture intellectuelle, pas un luxe matériel
d1) Il y a une mauvaise compréhension de la formation artistique dans les écoles, les collèges et dans la société tunisienne. En Allemagne, par exemple, les écoliers ne sont pas initiés à la pratique du piano, de la guitare ou de la flûte à l’école ! On leur transmet les notions théoriques de base et on leur apprend à vivre des expériences esthétiques et à savourer les œuvres d’art mentalement et spirituellement. Apprendre à jouer d’un instrument s’apprend en dehors de l’école. Introduire l’enseignement artistique à l’école tunisienne ne devrait donc pas coûter cher. « Tout le monde est artiste », disait Joseph Beuys. Même ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir un instrument. Puis, une flûte ne coûte que 5 euros.
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d2) Deux amis ont déposé leur dossier de candidature à l’Académie des beaux-arts de Munich. Grâce sait peindre, mais elle manque d’inspiration. Alfred, en revanche, n’a aucun talent artistique, mais il a des idées éblouissantes. Vous l’aurez compris, Grâce n’a pas été admise, mais Alfred a été admis, à vous de tirer vos conclusions !
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d3) Ces deux exemples en d1 et d2 – celui du modèle éducatif allemand et celui de l’examen d’entrée à la prestigieuse Académie des beaux-arts de Munich – mènent exactement à la même conclusion fondamentale : la véritable éducation artistique ne forme pas des exécutants techniques, elle forme des esprits.
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d4) L’art est une posture intellectuelle, pas un luxe matériel –> ma description de l’école allemande démonte le principal argument des gouvernements successifs en Tunisie: « La culture à l’école coûte trop cher en instruments et en infrastructures. » C’est faux.
– L’alphabétisation esthétique : L’école doit apprendre à voir, à écouter et à penser. Savourer une œuvre, comprendre sa structure ou analyser son message ne nécessite aucun budget, si ce n’est celui d’un enseignant passionné.
– L’illusion de la technique : Acheter des flûtes à 5 dinars montre que même la pratique minimale est accessible. Mais le cœur de l’enseignement reste conceptuel. Réduire l’art à la maîtrise technique d’un instrument, c’est confondre l’outil et la pensée.
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d5) La technique s’achète, l’idée ne s’achète pas –> L’anecdote d’Alfred et Grâce résume parfaitement la bascule de l’art contemporain, incarnée par Joseph Beuys :
– Grâce (la technique sans idée) : Elle représente le modèle académique dépassé. Elle sait peindre, mais elle n’a rien à dire. Dans le monde moderne, la technique pure peut être reproduite, sous-traitée ou aujourd’hui générée par des machines.
– Alfred (l’idée sans technique) : Il a été admis parce que les Beaux-Arts de Munich ont compris que la technique s’apprend, mais que la vision et l’inspiration sont le propre du génie humain. L’art plastique moderne est avant tout conceptuel.
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d6) L’application directe au cas tunisien : « Tout le monde est artiste » –> En citant Beuys, je rappelle que chaque être humain possède une force créatrice capable de transformer la société (le concept de « sculpture sociale »). Si l’école tunisienne adoptait cette vision allemande et munichoise, les retombées socio-économiques seraient immédiates et peu coûteuses :
– Démocratisation réelle : L’accès à la créativité ne dépendrait plus de la richesse des parents (pouvoir s’offrir un piano ou des cours privés).
– Développement de l’esprit critique : Apprendre à « savourer mentalement » une œuvre développe le discernement, une arme massive contre les dogmatismes et la manipulation.
– Création d’une valeur ajoutée économique : La Tunisie souffre d’un manque d’innovation dans ses propositions socio-économiques précisément parce que l’école forme des « exécutants » (des Grâce) plutôt que des « concepteurs » (des Alfred).
Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien
jamel.tazarki
A) À l’intention des membres du soi-disant « Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement », je vous prie de bien vouloir faire la différence entre le langage et le métalangage !
En effet, Il est absurde de parler de l’arabisation ou de la chinoisisation des mathématiques, car les mathématiques sont un langage en soi. par analogie, il est absurde de parler d’arabisation ou de chinoisisation de l’anglais ou du français, pour quelqu’un qui voudrait apprendre ces langues. en revanche, on peut utiliser le chinois ou l’arabe comme méta-langue (langue de travail) pour parler des mathématiques ou des langues française ou anglaise. il y a une immense confusion à ce sujet.
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Un théorème de mathématiques est démontré en langage mathématique et non pas en anglais ou en Arabe. Mais on peut discuter de l’utilité du théorème en chinois ou en arabe en tant que méta- langue.
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Il faut séparer le système de preuve (interne aux mathématiques) du discours sur cette preuve.
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le raisonnement mathématique est autoporteur. La démonstration est un agencement de symboles et de logique qui n’a besoin d’aucune langue naturelle pour être valide. Le chinois ou l’arabe interviennent alors comme une méta-langue : ils servent à commenter, à transmettre ou à contextualiser le théorème, mais ils ne sont pas constituants de la démonstration elle-même.
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On peut donc résumer ainsi :
– Langage objet : Les mathématiques (le « quoi »).
– Méta-langue : Le français, l’arabe ou le chinois (le « comment on en parle »).
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Cette confusion vient souvent du fait que, dans l’enseignement, on mélange les deux pour faciliter la compréhension, ce qui laisse croire à tort que la langue naturelle « pénètre » la logique mathématique. On mélange l’outil (la langue naturelle) avec l’essence (la structure mathématique). C’est un peu comme si l’on confondait la partition de musique avec l’instrument utilisé pour l’expliquer à un élève.
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Cette distinction entre langage objet et méta-langue est la clé pour clarifier les débats sur l’enseignement des sciences.
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Sur le plan pédagogique : On oublie que l’élève doit acquérir deux compétences distinctes : la logique mathématique (le langage objet) et le lexique pour en parler (la méta-langue). Au fond, ‘on ne peut pas « nationaliser » une vérité universelle ; on ne peut que choisir la langue dans laquelle on choisit de l’énoncer.
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Lorsqu’on ignore la distinction entre le langage-objet (les mathématiques) et la méta-langue (le français, l’arabe, etc.), on finit par traiter les mathématiques comme une simple extension de la culture ou de la littérature. ceci empêche de voir que:
– Le signe mathématique est autonome : » 2+2=4″ n’est ni français ni chinois, c’est du calcul mathématique
– Au temps où j’étais au lycée, on utilisait l’arabe et le dialecte tunisien comme méta-langue pour parler des mathématiques, sans parler d’arabisation.
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ça ne fait aucun sens de dire que l’on faisait les démonstrations mathématiques en arabe. Non, les démonstrations mathématiques se font en langage mathématique. Mais on parlait des démonstrations mathématiques en dialecte tunisien, en tant que méta-langue!
Fazit: Cette confusion entre langage et métalangage a abouti à des réformes éducatives maladroites des années 1990 en Tunisie, où l’on pense changer la nature de l’enseignement, alors qu’on ne fait que déplacer le curseur linguistique.
La suite de ce commentaire est sur le lien suivant:
https://businessnews.com.tn/2026/04/07/les-langues-ou-un-talon-dachille-de-notre-systeme-educatif/1395447/
Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien
Tunisino
Oui, c’est exactement tunisien! Un chimiste illettré, communiste et syndicaliste, face à une littéraire foutue, incompétente et scandaleuse! Tous les deux étaient ministres dans une république bananière, dite la Tunisie! Que le festival de la Tunisie culturelle continue, aucune place pour l’excellence, que de la médiocrité, c’est culturel!
Citoyen_H
CONTACTE BOUCHLÉKA
pour qu’il revienne au bled, rejoindre son meilleur gouvernement de l’univers de l’époque, celui qui envoya la NATION dans les limbes de l’enfer !!!
Tunisino
Vous êtes visiblement un communiste, le communisme n’a même pas réussi en Union Soviétique, à part sa contradiction avec la nature humaine, les principes du développement durable, et la culture de la Tunisie. Vous m’avez applaudi une fois lorsque l’un de mes commentaires était en faveur du communiste Saied, donc vous êtes de plus un sympathisant de l’incompétent suprême! Cependant, vous semblez être simple et bon. En plus du communisme, il est important d’explorer d’autres idéologies, surtout supérieures, et qui ne sont pas en contradiction avec la culture du pays, combattre la culture du pays est destructif, c’est ce que les communistes tunisiens n’ont pas compris. Le communisme n’est adoré en Tunisie que par les esprits faibles, des littéraires et des illettrés, ceci est confirmé historique au campus universitaire d’el manar à Tunis, les littéraires de la faculté de droit, limités et paresseux, sont souvent des communistes!