L’affaire Fergie Chambers vient de gagner une pièce maîtresse. Alors que l’héritier américain, arrêté à Ibiza à la demande de Washington, attend toujours de savoir si l’Espagne acceptera son extradition, le quotidien espagnol El País affirme avoir consulté la notice rouge d’Interpol le concernant. Et le document apporte des précisions inédites sur les accusations américaines, notamment sur les fameux transferts de fonds vers la Tunisie.
Jusqu’ici, une grande partie des informations disponibles sur le dossier reposait sur des éléments rapportés par des médias ayant eu accès, directement ou indirectement, à l’acte d’accusation américain, resté sous scellés. Dans son enquête publiée le 16 août 2026, El País apporte donc une pièce documentaire supplémentaire : la notice rouge d’Interpol.
Et celle-ci est beaucoup moins vague que les premières informations ayant circulé autour de l’affaire.
Selon le document consulté par le quotidien espagnol, James « Fergie » Chambers est recherché par les autorités américaines pour trois infractions : blanchiment d’argent, émeute et conspiration en vue de commettre une émeute. Le tout pourrait théoriquement lui faire encourir jusqu’à 30 ans de prison aux États-Unis.
La notice évoque également, de manière succincte, un soutien financier présumé à des organisations opérant à Gaza et susceptibles, selon les autorités américaines, d’avoir des liens avec le Hamas.
Mais c’est un autre chiffre qui attire particulièrement l’attention en Tunisie : 7,5 millions de dollars.
7,5 millions de dollars transférés vers la Tunisie
Selon la notice rouge consultée par El País, l’accusation de blanchiment d’argent porte notamment sur un transfert considéré comme suspect par les autorités américaines, d’un montant total de 7,5 millions de dollars vers la Tunisie. Le document précise que Chambers vivait alors dans le pays avant de décider de s’installer à Ibiza avec son épouse, Stella Schnabel.
Cette information donne un relief nouveau à un élément déjà connu du dossier : les importants mouvements financiers de Chambers vers la Tunisie.
Depuis son installation dans le pays, l’homme d’affaires américain s’était notamment fait connaître pour son soutien financier au Club Africain. Son nom est ainsi devenu familier au-delà des milieux militants et des réseaux propalestiniens, jusqu’à être associé à l’un des clubs de football les plus populaires du pays.
Mais que recouvrent exactement ces 7,5 millions de dollars ? C’est précisément ici que les versions commencent à diverger.
Interrogée par El País, Stella Schnabel affirme que ces transferts n’étaient « pas un investissement ». Selon elle, son mari aurait utilisé cet argent pour régler les dettes et les salaires des joueurs du Club Africain. Elle raconte que Chambers s’était pris de passion pour le club après avoir découvert l’ambiance du stade et, surtout, les manifestations de solidarité avec la Palestine et Gaza dans les tribunes.
Son entourage présente ainsi un autre visage de l’opération : celui d’un milliardaire américain qui aurait injecté une partie de sa fortune dans un club tunisien en difficulté, plutôt que celui d’un investisseur cherchant un rendement financier.
Il faut toutefois maintenir une distinction essentielle : la notice d’Interpol qualifie le transfert de suspect du point de vue des autorités américaines ; l’explication de sa destination est celle de l’entourage de Chambers. Le document consulté par El País ne permet pas, à lui seul, d’établir que les 7,5 millions ont effectivement été consacrés au Club Africain.
Et c’est justement cette zone grise qui donne au volet tunisien toute son importance.
Gaza, Hamas : entre aide humanitaire et accusation américaine
Le deuxième volet de l’affaire concerne les financements accordés par Chambers à des organisations actives en faveur des Palestiniens.
Selon ses avocats, l’homme d’affaires aurait consacré environ un million de dollars à des projets et causes humanitaires à Gaza. Le détail fourni à El País est particulièrement précis : 550.000 dollars au Middle East Children’s Alliance, 370.000 dollars au Sameer Project, 300.000 dollars au People’s Health Movement, 200.000 dollars au fonds pour les enfants de Ghasan Abu Sittah et 100.000 dollars au Zaynab Project.
Son épouse affirme que ces financements peuvent être documentés et insiste sur leur caractère humanitaire : nourriture, médicaments, matériel médical, boulangeries, aide aux enfants ou encore prise en charge de personnes malades.
« Absolument », répond-elle lorsqu’on lui demande si elle peut confirmer que son mari n’a jamais financé le Hamas. Elle assure que l’argent a été versé à des organisations civiles et qu’il est possible d’en retracer l’utilisation.
Mais le dossier ne s’arrête pas là.
El País rappelle que plusieurs médias internationaux ont retrouvé des déclarations beaucoup plus radicales de Chambers concernant le Hamas. Après les attaques du 7 octobre 2023, l’activiste avait notamment publié sur X un message dans lequel il écrivait qu’aucune faction de la résistance palestinienne, « Hamas ou autre », n’avait rien fait de mal. Son épouse affirme ne pas se souvenir de cette publication, tout en maintenant qu’aucun argent n’a été versé à une organisation terroriste.
Autrement dit, deux éléments coexistent dans le dossier : des financements que ses défenseurs présentent comme humanitaires et des prises de position publiques particulièrement favorables au Hamas.
Ce sont précisément ces éléments que les autorités américaines semblent vouloir faire entrer dans une même démonstration. Mais la notice rouge, à elle seule, ne fournit pas le détail complet de cette démonstration. Pour cela, il faudra attendre le dossier d’extradition américain dans son intégralité.
L’autre accusation : Palestine Action
L’accès à la notice rouge permet également de mieux comprendre les deux autres chefs d’accusation, particulièrement étonnants au premier regard : « émeute » et « conspiration en vue de commettre une émeute ».
L’entourage juridique de Chambers estime que ces accusations pourraient être liées à son soutien à Palestine Action, un mouvement britannique qui mène des actions directes contre les infrastructures d’Elbit Systems, entreprise israélienne spécialisée dans les technologies militaires.
Chambers avait lui-même reconnu, dans une interview publiée en 2025, avoir participé à l’une de ces actions : il affirme s’être attaché à une porte.
Sa femme reconnaît également qu’il a contribué financièrement au soutien de certains militants, tout en contestant qu’il puisse être présenté comme le coordinateur de leurs actions. Selon elle, le groupe fonctionne de manière spontanée sur internet.
Ce volet est loin d’être anecdotique.
Il permet de comprendre pourquoi les poursuites américaines ne portent pas uniquement sur des mouvements bancaires. Le dossier semble également s’intéresser aux activités militantes de Chambers, à son financement de mouvements de protestation et à son engagement en faveur de la Palestine.
L’homme d’affaires n’est d’ailleurs pas étranger aux arrestations. Avant son départ des États-Unis pour la Tunisie, il avait notamment été arrêté à Atlanta lors de manifestations contre le projet de construction d’un centre de formation de la police, connu sous le nom de « Cop City ». Il avait également été arrêté à Washington après la dégradation d’un McDonald’s lors d’une manifestation propalestinienne.
Le parcours de Chambers explique ainsi pourquoi son arrestation à Ibiza ne peut pas être réduite à une simple affaire de mouvements de capitaux.
Une extradition qui devient un test politique pour Madrid
Reste maintenant la question la plus immédiate : que va faire l’Espagne ?
Selon El País, les États-Unis disposent jusqu’aux alentours du 26 août pour transmettre à Madrid l’ensemble des documents nécessaires à leur demande d’extradition. Le délai dépend du cadre juridique retenu, mais il se situe entre 40 et 45 jours.
Le dossier passera ensuite par l’Audiencia Nacional. En cas d’avis favorable de la juridiction, la décision finale reviendra au gouvernement espagnol. Le prochain rendez-vous du gouvernement de Pedro Sánchez est prévu le 25 septembre.
Et le contexte diplomatique est pour le moins délicat.
Les relations entre Washington et Madrid sont déjà tendues sur plusieurs dossiers, tandis que le gouvernement de Pedro Sánchez s’est imposé comme l’un des gouvernements européens les plus critiques envers la conduite de la guerre à Gaza. L’Espagne a reconnu l’État de Palestine et défend une position qui l’a régulièrement opposée au gouvernement israélien et à son principal allié américain.
Les avocats de Chambers, conduits par l’ancien juge de la Cour suprême espagnole Baltasar Garzón, soutiennent précisément que les poursuites américaines relèvent d’une « persécution politique ». Ils replacent le dossier dans un contexte plus large de pression exercée par l’administration Trump contre les acteurs internationaux engagés sur la question palestinienne.
Le dossier de Chambers croise ainsi une autre bataille menée par Washington : celle contre la Cour pénale internationale et plusieurs personnalités ayant travaillé sur les crimes commis dans les territoires palestiniens.
Pour Madrid, l’équation est donc particulièrement inconfortable : coopérer avec Washington dans le cadre d’une procédure judiciaire, sans donner l’impression de criminaliser l’engagement politique en faveur de la Palestine.
Et la Tunisie dans tout ça ?
C’est probablement le point qui intéressera le plus Tunis.
La Tunisie n’est pas simplement le pays dans lequel Fergie Chambers a vécu avant son départ pour Ibiza. Elle apparaît désormais directement dans le document international à l’origine de son arrestation : 7,5 millions de dollars transférés vers le pays sont cités dans le cadre de l’accusation de blanchiment.
Le Club Africain constitue, lui, le principal lien public entre Chambers et la Tunisie. Son épouse affirme que l’argent transféré a notamment servi à régler les dettes et les salaires du club et décrit son mari comme celui qui aurait contribué à le sauver de la faillite.
Mais une question reste entière : comment les autorités américaines reconstituent-elles exactement le parcours de ces 7,5 millions de dollars ?
La notice rouge n’apporte pas encore cette réponse. Elle confirme en revanche que les transferts vers la Tunisie ne constituent pas un simple détail périphérique du dossier : ils figurent parmi les opérations que Washington considère comme suffisamment suspectes pour être intégrées à la procédure internationale visant Chambers.
Pour le reste, il faudra attendre la demande officielle d’extradition et ses pièces justificatives.
C’est là que l’affaire pourrait véritablement changer de dimension.
Car derrière l’image du milliardaire américain devenu mécène du Club Africain, derrière le militant propalestinien et derrière l’accusé de blanchiment recherché par Washington, il existe désormais un dossier financier international dans lequel la Tunisie occupe une place clairement identifiée.
Et tant que les pièces américaines n’auront pas été rendues publiques, une question continuera de planer : les 7,5 millions de dollars envoyés en Tunisie constituent-ils, comme le soutiennent les autorités américaines, la trace d’une opération financière suspecte, ou les investissements et financements revendiqués par Chambers ont-ils été requalifiés dans le cadre d’une offensive plus large contre son militantisme ?
La réponse ne se trouve pas encore dans la notice rouge d’Interpol. Mais, pour la première fois, celle-ci permet de voir un peu plus précisément ce que Washington reproche réellement à Fergie Chambers.
R.B.H











Commentaire
Nahor Guëttam
Bien écrit et habilement posé, comme c’est son habitude, par le journaliste Raouf ben Hédi, l’article demande une reprise et une relance, du moment que les aboutissements judiciaires ne se feront pas atteindre longtemps encore…
Mon commentaire –je demande pardon- est très en retard par rapport à la publication ci-dessus, se veut comme une tribune spontanée pour demander un « aggiornamento » et nouvelle publication à ce sujet.
En fait, tout récemment, en date du 11 septembre, un autre article par le Courrier de l’Atlas, signé Saif Soudani, m’a rappelé le cas: « Fergie Chambers : les 7,5 millions de dollars envoyés en Tunisie intriguent Washington ». Reprenant le journal espagnol El Paìs, le journaliste marocain – qui s’intéresse particulièrement à la Tunisie – s’évertue en reprenant à la lettre et sans enquête approfondie les tons médiatiques du paysage gauchiste espagnol, où la figure du premier ministre Sanchez ne manque pas de créer des grosses crispations politiques au sein des pays de l’Union Européenne, dont la campagne politique anti-immigration et de difficile équilibrisme politique de Giorgia Meloni. Et c’est clair que le gouvernement Sanchez et l’entourage islamo-gauchiste des ONG et groupes agitateurs en Espagne, notamment sous influence qatarienne, feront tout le possible pour dédouaner l’accusé ‘Fergie’ Cox Chambers de son collaborationnisme financier avec le groupe jihado-terroriste Hamas.
Hélas, la pauvre Olfa Hamdi, disparue dans des prisons très obscures, ne pourra rien faire pour mieux illustrer les raisons de sa plainte publiée, il y a des années, sur sa page Facebook – qui reste abandonnée depuis son incarcération en Tunisie pour « complot » contre la Sûreté de l’Etat. Ironie de la chose, elle dénonçait justement le « complot de Fergie Chambers contre la Sûrété de la Tunisie »…
Mais l’évidence de cela existe et peut être déjà obtenue par les sources ouvertes.
Je pense franchement que le public tunisien ait vraiment besoin d’un approfondissement journalistique sur la profondeur et l’importance politique que la tourmente judiciaire autour de l’extradition demandée par Washington comporte.
Il y a évidemment du bien fondé de la part du Département de la Justice américain, ce que les explications hâtives et assez mensongères mises en avant par l’ex femme et retournée en tant que légitime et dernière femme du dit Cox Chambers, Stella Schnabel, dans un habile scénario publicitaire, ne peuvent pas écarter des yeux de la justice espagnole et aussi des yeux de lecteurs attentifs à l’affaire.
Par exemple, l’institut de recherche « NGO-Monitor », qui enquête les ONG globales à caractère suspect, avait publié le 22 juillet 2026 ce rapport « Fergie Chambers & the Babochki Collective ». En traduisant de l’anglais, nous pouvons vraiment découvrir l’entendu des relations financières et associatives de ce « homme fortuné », mais qui s’est bien versé dans des projets subversifs et extrêmement dangereux, malgré leur camouflage évident en « actions charitables ». Tout est montré dans ce rapport, si seulement nous prenons le temps de suivre les nombreux liens Internet que la page nous offre.
Je citerai seulement un passage : « Chambers, qui se décrit lui-même comme « marxiste-léniniste », a publiquement et explicitement exprimé à maintes reprises ses opinions violentes et extrêmes : le 28 février 2026, Chambers a publié une photo du drapeau iranien accompagnée de la légende suivante : «Que le sang des Yankees tache les mers du monde entier [.] Victoire à la résistance partout [.] Mort à Amerikkka [.] » (document conservé par NGO Monitor). Le 10 janvier 2026, Chambers a déclaré : «Ici, nous soutenons le Hamas. » Le 17 septembre 2025, Chambers a écrit : « Je n’arrive même pas à imaginer comment les gens peuvent vivre dans des pays où des sionistes circulent librement sans faire l’objet d’une douzaine d’accusations d’agression par jour. » Un article du Los Angeles Magazine daté du 28 octobre 2023 cite Chambers affirmant : « Je scande « mort à l’Amérique » tous les jours. » « …
C’est normal que la question d’intérêt public autour de comment cet extravagant et déséquilibré héritier américain soit atterri en Tunisie pour investir d’un coup des grosses sommes dans le Club Africain DOIT ETRE complètement satisfaite et surtout: par quels « mécanismes » (courtiers financiers, rouages, lobbying, acteurs influents visibles mais surtout cachés…) tout cela soit arrivé! Et COMMENT le dit Fergie prend soudainement la « fuite » de la Tunisie, quitte sa jeune femme tunisienne, belle, jeune, ravissante et sportive, et avec cela ses investissements « sportifs » et totalement « bénévoles »… (ce que son entourage soutient).
Selon un article de Tunisie Numérique du 26 mars 2026 qui questionne « Où est Fergie Chambers après son passage par le Club Africain ? »: je cite: «Avec le temps, la relation entre Fergie Chambers et l’environnement du Club Africain a évolué. À partir de 2025, plusieurs signaux ont laissé apparaître une prise de distance progressive vis-à-vis de la gestion quotidienne et des commissions internes du club. Plus récemment, au début de l’année 2026, son nom a refait surface dans l’actualité du Club Africain à la suite de la démission du comité directeur, avec des positions attribuées à Chambers appelant notamment à plus de transparence, un audit financier approfondi et une refonte de la gouvernance. » Et encore: « Fergie Chambers avait quitté la Tunisie deux semaines seulement après son mariage, principalement pour se consacrer pleinement à la cause palestinienne. Sur le plan personnel, il aurait également l’intention d’entamer une procédure de divorce. »
Or tout cela est arrivé, sans que la presse internationale ne questionne pas trop l’étrange « tempo »…
La page Wikipédia en français qui porte sur lui et qui semble abandonnée depuis son séjour en Tunisie, nous dit clairement : « Chambers est une figure controversée en raison de ses positions politiques radicales et de son soutien à des groupes tels que Hamas ou encore pour ses déclarations polémiques sur les réseaux sociaux », mais c’est la journaliste Amani Dhifaoui pour Jeune Afrique qui tente de reconstruire une tracée biographique plus claire, avec l’article « Qui est Fergie, l’héritier américain installé à Tunis, investisseur dans le Club Africain ? », tout en mettant en avant efficacement sa photo où on le voit arborant un T-shirt rouge au portrait de Mao Zedong et montrant ses bras et son cou horriblement tatoués en style graffitis…
L’article de Jeune Afrique, daté 12 juillet 2024, précise « Sujet dès son enfance à des problèmes psychologiques, il fait des allers-retours en services psychiatriques puis, plus tard, en centres de désintoxication. … Une addiction qui le poursuit à l’université. Étudiant au Bard College dans l’État de New York [d’où il sera chassé après avoir cuisiné un préparé à base de crack-cocaïne, Ndr], il passe une période tourmentée qui le conduit, alors que sa famille est protestante, à se convertir au catholicisme où il dit trouver de l’apaisement. À 21 ans, sobre, il épouse une Russe et devient très vite papa. Ses différents séjours à Moscou et à Saint-Pétersbourg nourrissent sa russophilie. Il se passionne pour la langue et la littérature communiste… et décide, quelques années plus tard, de se convertir au christianisme orthodoxe pour fréquenter la même église que sa femme et ses trois enfants. … » Mais « Cette accalmie familiale ne dure pas. Rattrapé par ses démons et ses addictions, Fergie met fin à son mariage et repasse par un période d’instabilité : drogue, prison… » et, j’ajouterais « conversions religieuses », dont celle dernière à l’islam…
A Tunis, cet agitateur inclassable serait venu « financer la révolution »: mais quelle révolution, demandons-nous, celle de Bouazizi, celle que maintenant l’ex-président Moncef Marzouki réclame encore dans ses statuts Facebook ou dans certains interviews télévisées très polémiques? Il ne peut certes s’agir ici de celle proclamée par Kais Saïed et sa « lutte de libération nationale » tout en mettant en prison les activistes tunisiens très très « pro-palestiniens » comme le ci-dessus Fergie et qui -eux et non pas lui- s’étaient embarqués pour cela avec la « Flottille pour Gaza »!! Car -en citant cet article de Jeune Afrique : « Fergie, lui, érigeant la Tunisie en modèle révolutionnaire, ne se prononce pas sur le tournant répressif du pouvoir en place ».
Bien que -j’ajouterai pour l’observation, l’héritier millionnaire américain ait crée entre-temps sa propre « entreprise communautaire » …au Massachusetts, avec sa femme Stella Schnabel, la fille du peintre et cinéaste Julian Schnabel, une ancienne camarade », que préfère évidemment à son épouse tunisienne volley-balleuse abandonnée en Tunisie, pour se dédier à son projet dans le Birkshire, où Fergie Chambers avait acquis des terrains pour y fonder une «commune» peuplée d’anticapitalistes et d’altermondialistes dont il s’était proclame «secrétaire général »… avant d’être arrêté à Ibiza.
C’est ici que toutes les questions se concentrent. QUI – quelle « main » énigmatique – a organisé le « management » publicitaire et la propagande politique pour James Cox Chambers, un révolté socialement instable qui honnit même sa famille et son nom?
Dans quels buts ce génie politique de l’ombre a agit, si non pour soutenir et promouvoir une vague de populisme et de démagogie islamo-gauchiste radicale en « offre spéciale » depuis les Etats-Unis pour la Tunisie, ce qui a finit pour embêter l’administration Trump et tout particulièrement son secrétaire d’Etat Marco Rubio dans son action anti-communiste et anti-djihadiste tout azimut??
N.G.M. – activiste indépendant pour les Droits humains/ mouvement de la Jeunesse Panafricaniste