Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu ce lundi 17 août 2026 au siège du Conseil supérieur de l’Éducation et de l’Enseignement, situé à proximité de la place Pasteur, à Tunis. Il a aussi parcouru à pied plusieurs artères du quartier Lafayette, à la rencontre des citoyens.
Selon les informations disponibles, Kaïs Saïed s’est rendu au siège du Conseil alors que celui-ci entamait officiellement ses activités. Le chef de l’État y a pris connaissance du déroulement du travail de l’institution et a souligné son rôle dans l’amélioration des performances du système éducatif et de l’enseignement.
Le démarrage des activités du Conseil intervient après la finalisation de sa composition. Un décret présidentiel daté du 12 août 2026, publié au Journal officiel de la République tunisienne, a notamment porté nomination de membres de la Haute Instance du Conseil supérieur de l’Éducation et de l’Enseignement. Le même jour, Mohamed Ali Boughdiri a été chargé des fonctions de secrétaire général du Conseil.
Kaïs Saïed avait appelé, par décret, les membres du Conseil à tenir leur séance inaugurale ce lundi 17 août.
Un détour à pied dans Lafayette
Le président de la République est également sorti dans les rues de Lafayette et a effectué une partie du trajet à pied. Il s’est notamment rendu sur l’avenue Hédi Chaker et l’avenue de la Liberté, deux artères emblématiques du quartier.
Comme lors de plusieurs de ses sorties publiques, Kaïs Saïed a pris le temps d’échanger directement avec des citoyens rencontrés sur son chemin. Des discussions ont porté sur leurs préoccupations quotidiennes, leurs difficultés ainsi que leurs attentes et propositions.
La scène a rapidement attiré l’attention des passants, alors que le président, accompagné de son dispositif de sécurité, avançait dans les rues du quartier et échangeait avec plusieurs habitants.
Un nouveau Conseil appelé à traiter les grandes questions de l’éducation
Le Conseil supérieur de l’Éducation et de l’Enseignement est appelé à examiner les grandes questions relatives à l’éducation, à l’enseignement, à la recherche scientifique et à la formation professionnelle, conformément aux textes qui encadrent ses missions.
Sa mise en place constitue ainsi une nouvelle étape dans la réorganisation du secteur éducatif, auquel le président de la République accorde une place importante dans ses discours et interventions.
Ce lundi, la visite présidentielle aura donc réuni deux séquences bien différentes. Une, institutionnelle, au siège du nouveau Conseil supérieur de l’Éducation et de l’Enseignement, et une, beaucoup plus informelle, dans les rues de Lafayette, où Kaïs Saïed est allé à la rencontre des citoyens.
S.H












5 commentaires
Benhassine
Le chef de l’État y a pris connaissance du déroulement du travail de l’institution
Apeine deux jours, peut on parler de déroulement de travail ..!!!!
L'internaute tunisien
il a quand même pris du poids notre cher président, tout comme le budget alloué à la présidence d’ailleurs
Hannibal
» … et une, beaucoup plus informelle, dans les rues de Lafayette, où … … est allé à la rencontre des citoyens. »
Plutôt à la rencontre DU citoyen. Depuis le temps qu’on cherche qui soutient … …, ça y est on l’a trouvé !
Par contre, soit il est cou…..on, soit il fait partie de la mise en scène.
D’ailleurs, j’aurais envie de lui poser la question s’il a subi des insultes ou des ségrégations à cause de la couleur de sa peau. Dans ce cas, on doit lui dire qui a attisé cette haine. Pathétique !
Pour finir, une petite touche d’humour :
Je constate qu’on mange très bien au palais 🤡
HatemC
Face aux scènes de servilité lors des déplacements publics, le dégoût l’emporte.
La flatterie politique est un fléau moral et social. Observer ces scènes d’adulation servile lors des déplacements publics ne me inspire que du mépris. Comme le disait Audiard avec fureur : « Quand on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner. » Et Coluche de rappeler que le coq est le seul oiseau capable de chanter les pieds dans la merde.
Près de quinze ans après la merdolution de 2011, le constat est amer : les mentalités n’ont pas évolué. La culture de la soumission et de l’aveuglement politique continue d’imprégner une grande partie de la population.
Le bilan politique et social reste sombre, tragique reflet d’une illusion déçue.
À force d’entendre ces slogans serviles, ce pouvoir finit par se convaincre d’un amour populaire inconditionnel. Grisé par l’adulation et le suivisme aveugle, il ne lui reste qu’un pas à franchir pour réclamer sans vergogne la présidence à vie.
Face à ces scènes de dévotion lors des déplacements publics, l’écœurement est total.
Hathatjeba Hatem
Son pouvoir d’achat a pris un coup de massue et il crie haut et fort « Vive Monsieur le Président ».