La Tunisie accueillera, jeudi 20 août 2026, la huitième réunion du format restreint « 4+4 » consacré au règlement de l’impasse politique en Libye. L’annonce a été faite mardi 18 août par Hanna Tetteh, représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies et cheffe de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL), lors d’un briefing devant le Conseil de sécurité.
Un format destiné à débloquer le processus politique
Le format « 4+4 » réunit huit représentants libyens, quatre issus de l’est du pays et quatre de l’ouest. Il a été mis en place par la MANUL afin de tenter de rapprocher les positions de la Chambre des représentants, basée dans l’est de la Libye, et du Haut Conseil d’État, établi à l’ouest.
Cette nouvelle réunion intervient alors que le processus politique libyen demeure marqué par de profondes divergences institutionnelles et l’absence d’un règlement durable entre les différentes composantes du pouvoir.
Des services publics sous pression
Lors de son intervention, Hanna Tetteh a également alerté sur la dégradation des services publics en Libye, notamment les coupures répétées d’électricité.
Selon la responsable onusienne, la persistance de la division institutionnelle continue de fragiliser les infrastructures nationales et d’aggraver les difficultés auxquelles sont confrontées les populations.
« Les infrastructures au niveau national deviennent de plus en plus fragiles en raison de pressions qui ne peuvent être ignorées », a-t-elle averti.
La tenue de cette nouvelle session du dialogue 4+4 à Tunis confirme ainsi le rôle de la capitale tunisienne comme plateforme de concertation dans les efforts internationaux visant à sortir la Libye de son enlisement politique.
Mis en place par la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL), le format restreint 4+4 réunit des représentants des différentes composantes politiques et institutionnelles libyennes afin de tenter de débloquer le processus politique et électoral. Lors de ses précédentes réunions à Tunis, la commission avait enregistré plusieurs avancées, notamment sur les lois encadrant les élections présidentielle et parlementaire, et engagé des travaux en vue de formaliser les compromis obtenus dans un accord global.
Ce mécanisme de dialogue constitue ainsi l’un des principaux cadres privilégiés par l’ONU pour rapprocher les positions des institutions de l’Est et de l’Ouest libyens, alors que les divergences politiques et institutionnelles continuent de faire obstacle à la tenue d’élections nationales. La nouvelle réunion prévue jeudi à Tunis intervient dans ce contexte, avec l’objectif de poursuivre les efforts visant à sortir la Libye de l’impasse politique.
S.H











