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Hind Rajab : Kaouther Ben Hania dénonce « un écran de fumée » après l’annonce israélienne

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Par Nadya Jennene

    La cinéaste tunisienne Kaouther Ben Hania a réagi, vendredi 21 août 2026, à l’annonce par l’armée israélienne de l’ouverture d’une enquête criminelle sur la mort de Hind Rajab, appelant à ne pas considérer cette démarche comme une réponse judiciaire suffisante.

    Sollicitée par plusieurs journalistes après l’annonce de l’armée israélienne, la réalisatrice a indiqué sur Facebook qu’elle ne souhaitait pas accorder d’interviews. Elle a néanmoins tenu à faire connaître publiquement sa position, dénonçant ce qu’elle considère comme une tentative de détourner l’attention des éléments déjà établis autour de la mort de la fillette palestinienne.

    « Cette annonce est un écran de fumée », a affirmé Kaouther Ben Hania, estimant que les éléments permettant de documenter les circonstances de la mort de Hind Rajab sont disponibles depuis plus de deux ans.

    La cinéaste a cité notamment plusieurs enquêtes indépendantes, des images satellitaires et des analyses balistiques. Mais elle a insisté surtout sur un élément qu’elle a qualifié de « preuve la plus dévastatrice » : les enregistrements de la voix de Hind Rajab elle-même, dans lesquels l’enfant décrivait les chars israéliens qui l’encerclaient.

    Pour Kaouther Ben Hania, la question est donc moins celle de l’existence de nouvelles preuves que celle de la reconnaissance de celles qui étaient déjà disponibles.

    « Avions-nous vraiment besoin d’attendre que l’accusé décide d’enquêter lui-même avant que ces faits puissent enfin être pris au sérieux ? », s’est-elle interrogée, en soulignant le caractère problématique d’une enquête menée par l’institution mise en cause.

    La réalisatrice a élargi ensuite sa critique au-delà du seul cas de Hind Rajab. Selon elle, les affaires dont l’armée israélienne a choisi aujourd’hui de parler correspondent précisément à celles que l’opinion publique internationale a rendues « impossibles à ignorer ».

    Elle a posé alors une question sur les autres victimes : « Et tous les autres ? » Ceux dont les noms resteront inconnus parce que leur mort n’a jamais réussi à franchir « le mur de l’indifférence internationale ».

    Cette interrogation constitue le cœur de sa prise de position. Pour la cinéaste, l’ouverture d’une enquête sur un cas devenu emblématique ne saurait répondre aux interrogations portant sur l’ensemble des victimes palestiniennes à Gaza.

    Kaouther Ben Hania a rappelé d’ailleurs que, pendant que l’armée israélienne annonce cette enquête, « elle continue de tuer des Palestiniens à Gaza » et l’occupation se poursuit et s’intensifie en Cisjordanie.

    La cinéaste a refusé ainsi de considérer l’annonce israélienne comme une avancée judiciaire en soi. Elle y voit plutôt une opération de communication destinée à répondre à une pression internationale devenue difficile à ignorer.

    « Ce qui est nécessaire maintenant, ce n’est pas une opération de relations publiques », a-t-elle écrit avant de formuler ce qu’elle considère comme la véritable exigence : « la justice », rendue par « une autorité indépendante », pour Hind Rajab comme pour l’ensemble des victimes du génocide à Gaza.

    L’armée israélienne a annoncé, mercredi, l’ouverture d’une enquête criminelle sur la mort de Hind Rajab, une Palestinienne de cinq ans tuée à Gaza en janvier 2024. Elle a reconnu que des soldats avaient tiré sur le véhicule où se trouvaient l’enfant et ses proches, revenant ainsi sur sa version initiale. Hind, grièvement blessée et seule dans la voiture après la mort de sa famille, avait passé plusieurs heures au téléphone avec le Croissant-Rouge pour demander de l’aide. Deux ambulanciers venus la secourir avaient également été tués.

    Des enquêtes indépendantes, s’appuyant notamment sur des images satellites et des analyses balistiques, avaient établi la présence de véhicules blindés israéliens à proximité. L’armée a aussi annoncé une procédure criminelle concernant la mort de 15 secouristes palestiniens en mars 2025. Ces enquêtes internes suscitent toutefois des réserves parmi les organisations de défense des droits humains, qui réclament des investigations indépendantes.

    L’affaire Hind Rajab a notamment inspiré La Voix de Hind Rajab, le film de Kaouther Ben Hania.

    N.J

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    2 commentaires

    1. Satanyahou and Usrahell army...

      Répondre
      21 août 2026 | 20h43

      « Sulfur and goon powder »…

      Ecran de fumée ? Of KKKourse, voyons.

      Bien sûr, « écran de fumée ».

      What elss ? What did you eKKKspect ?

      Sérieux.

      Quant aux sempiternels GguiGgnolos hasbaratineurs whatabo(a)utistes…

      Il faudra penser à lorGgner côté « Directive Hannibal  » (id)fumeuse et autre analyse de document « Our Narrative… Operation Al-Aqsa Flood ».

    2. Gg

      Répondre
      21 août 2026 | 14h49

      A propos, où en sont les enquêtes du hamas sur le pogrom de 7 octobre ?
      Là aussi il y a un écran de fumée…

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