Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Seifeddine Arfaoui arrêté après la manifestation de l’opposition : Nafas dénonce une restriction des libertés

Article réservé aux abonnés

Par Nadya Jennene

    L’information a commencé à circuler sur les réseaux sociaux dans la soirée du vendredi 21 août 2026. Seifeddine Arfaoui, jeune militant de Nafas, blogueur et défenseur des droits humains, a été arrêté.

    La veille encore, Seifeddine Arfaoui participait à la manifestation organisée par Nafas à Tunis. Très visible parmi les participants, il avait été filmé brandissant un mégaphone et scandant des slogans pour mobiliser la foule. Des images de cette mobilisation circulaient encore sur les réseaux lorsque les premières informations faisant état de son arrestation ont commencé à apparaître.

    Ce n’est que tard dans la soirée que Nafas est venu confirmer officiellement l’information. Dans un communiqué publié vendredi, le mouvement a annoncé l’arrestation de son militant, dénonçant une nouvelle procédure visant, selon lui, une voix de la société civile en raison d’une publication sur les réseaux sociaux.

    Une arrestation après une « campagne » sur les réseaux sociaux

    Selon Nafas, des agents se sont rendus vendredi au domicile de Seifeddine Arfaoui, après ce que le mouvement qualifie de « campagne orchestrée sur les réseaux sociaux ». Le militant a ensuite été conduit à la brigade d’El Gorjani, où il a été interrogé.

    Après consultation du ministère public, son placement en garde à vue pour une durée de 48 heures a été ordonné, affirme le mouvement.

    À l’origine de cette procédure, toujours selon Nafas, figure une publication diffusée sur la page Facebook personnelle de Seifeddine Arfaoui. Celui-ci y reprenait des slogans scandés lors de la manifestation organisée par le mouvement le 20 août.

    L’arrestation intervient ainsi au lendemain d’une mobilisation à laquelle le jeune militant avait activement participé, dans un contexte de tensions persistantes autour de la liberté d’expression et du droit de manifester.

    Deuxième arrestation dans les rangs de Nafas

    L’affaire Seifeddine Arfaoui constitue la deuxième arrestation visant un membre de Nafas. La première est celle du journaliste Zied El Heni, interpellé le 28 avril 2026, également à la suite d’une publication sur sa page personnelle Facebook.

    Dans son communiqué, Nafas dénonce ce qu’il qualifie de « politique systématique de restriction des droits et des libertés » et dénonce les poursuites visant des militants de la société civile, des acteurs politiques et des voix critiques.

    Pour le mouvement, l’affaire Arfaoui s’inscrit dans un contexte où l’expression publique et la participation aux mobilisations citoyennes sont de plus en plus exposées à des poursuites judiciaires.

    Nafas réclame la libération immédiate de son militant ainsi que l’abandon des poursuites engagées contre lui. Le mouvement appelle également à mettre fin aux procédures visant des personnes en raison de leurs opinions ou de leur participation à des mouvements civils et politiques pacifiques.

    Le mouvement rejette, par ailleurs, toute assimilation entre l’exercice des libertés publiques et une infraction pénale. Il estime que le recours aux appareils de l’État contre des militants contribue à installer un climat d’intimidation susceptible de dissuader les citoyens d’exprimer leurs positions ou de participer à des manifestations pacifiques.

    « Défendre Seifeddine, c’est défendre le droit de chaque Tunisienne et de chaque Tunisien à s’exprimer, à être en désaccord, à participer à la vie publique et à manifester pacifiquement », affirme Nafas.

    Le mouvement appelle enfin à la libération de Zied El Heni ainsi que des prisonniers d’opinion et détenus politiques, assurant que les arrestations et les mesures d’intimidation ne feront que renforcer sa détermination à défendre la liberté d’expression, la critique et la protestation pacifique.

    R.B.H

    N.J

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    Commentaire

    1. Fares

      Répondre
      22 août 2026 | 18h23

      La justice des petites âmes sensibles et de النغرة et après ils nous demandent de les respecter, ce n’est pas sérieux tout ça.

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *