Une enquête judiciaire a été ouverte à la suite du naufrage d’une embarcation de migration irrégulière au large de Zarzis, dans le gouvernorat de Médenine. L’annonce a été faite samedi 22 août 2026 par le porte-parole officiel de la Direction générale de la Garde nationale, le colonel Houssem Eddine Jebabli.
Selon ses déclarations à l’agence Tap, l’enquête a été ouverte sur instruction du ministère public pour franchissement clandestin de la frontière maritime ayant entraîné la mort.
Les recherches se poursuivent
Les opérations de recherche des personnes toujours portées disparues se poursuivent au large de Zarzis. Elles mobilisent plusieurs unités de la Garde maritime, notamment les unités côtières et les unités flottantes, en coordination avec la Marine nationale.
Un hélicoptère a également été mobilisé samedi afin de renforcer les opérations de recherche et de sauvetage.
Les autorités n’ont, à ce stade, pas encore établi de bilan définitif des victimes, les recherches se poursuivant toujours en mer.
Une embarcation partie le 19 août
Selon les premiers éléments recueillis auprès du seul rescapé retrouvé jusqu’ici, l’embarcation avait pris la mer clandestinement mercredi 19 août 2026.
Elle transportait quinze personnes, dont quatorze originaires de Ben Guerdane et une personne originaire de Zarzis. Le bateau se trouvait à environ 14 milles nautiques des côtes lorsqu’il a commencé à prendre l’eau avant de sombrer, provoquant la dispersion des passagers en mer.
Le rescapé, retrouvé vendredi soir après avoir été secouru par l’équipage d’un navire commercial, a indiqué que plusieurs passagers portaient des gilets de sauvetage. Il a ensuite été pris en charge par les services de la Protection civile et de la santé publique.
Plusieurs corps repêchés
Les opérations engagées après le naufrage ont permis de repêcher plusieurs corps. Le bilan communiqué dans la soirée de samedi faisait état de plusieurs dépouilles retrouvées, alors que les recherches se poursuivaient et que le bilan était susceptible d’évoluer.
Dans ce contexte, l’ouverture d’une enquête judiciaire doit notamment permettre d’établir les circonstances exactes du départ de l’embarcation, les conditions dans lesquelles la traversée a été organisée ainsi que les éventuelles responsabilités liées à cette opération de migration irrégulière.
En parallèle de l’enquête, les opérations de recherche et de sauvetage restent mobilisées pour tenter de retrouver les personnes toujours portées disparues.
S.H












Commentaire
Gg
Quand va t-on dire la vérité à ces gens?
Sans formation, sans métier, sans un minimum de connaissance de la langue, sans une part de renoncement à leur culture d’origine, ils n’ont aucune chance.
Ils seront frustrés et vivront des aides sociales, et seront détestés.
La seule voie est la migration légale.
Elle est sélective, mais c’est la seule voie.