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États-Unis : pause mondiale sur les rendez-vous pour les visas d’immigration, la Tunisie concernée

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Par Imen Nouira

    Les États-Unis ont mis en pause les rendez-vous pour les visas d’immigration dans leurs ambassades et consulats à travers le monde. La Tunisie est donc concernée par cette mesure de portée mondiale, qui intervient alors que Washington lance une formation de ses agents consulaires destinée notamment à renforcer l’évaluation du risque que certains demandeurs deviennent dépendants des aides publiques américaines.

    L’administration du président américain Donald Trump a mis en pause les rendez-vous relatifs aux visas d’immigration à l’échelle mondiale, a rapporté Reuters, mercredi 26 août 2026. L’agence de presse a expressément corrigé sa dépêche afin de préciser que la mesure porte sur les rendez-vous pour les visas d’immigration et non sur l’ensemble des visas américains.

    La mesure étant appliquée dans l’ensemble des ambassades et consulats américains dans le monde, elle concerne également la Tunisie. Aucune information spécifique n’a toutefois été communiquée, à ce stade, sur le nombre de rendez-vous concernés auprès des services consulaires américains à Tunis ou sur le nombre de demandeurs tunisiens affectés.

    Une formation mondiale des agents consulaires

    Un porte-parole du département d’État américain a indiqué mardi à Reuters que Washington avait lancé un programme mondial de formation dans l’ensemble de ses ambassades et consulats. Les rendez-vous pour les services de visas seront ainsi adaptés afin de permettre aux agents consulaires de participer à cette formation.

    Le département d’État n’a précisé ni le contenu détaillé de cette formation ni sa durée. Il a toutefois expliqué qu’elle devait permettre aux agents consulaires de mieux identifier les demandeurs susceptibles de devenir dépendants des prestations publiques américaines et de garantir une évaluation des demandes de visas de manière « complète et cohérente ».

    Cette démarche renvoie au principe américain de « public charge ». Celui-ci permet de prendre en considération, dans l’examen d’une demande de visa d’immigration, le risque qu’un candidat devienne dépendant de certaines aides publiques après son installation aux États-Unis.

    Le département d’État avait d’ailleurs annoncé, le 5 août 2026, la mise en œuvre d’une procédure permettant aux agents consulaires d’exiger, dans certains dossiers de visas d’immigration, une « Public Charge Bond », une garantie financière destinée à permettre à un demandeur de surmonter un refus fondé sur le risque de devenir une « public charge ». L’administration américaine précise que le montant de cette garantie est déterminé par l’agent consulaire en fonction de l’ensemble des circonstances propres à chaque dossier.

    Aucun calendrier n’a, pour l’heure, été communiqué concernant la fin de la formation ou le retour à un fonctionnement habituel des rendez-vous consulaires.

    Des entretiens déjà reprogrammés

    Reuters, citant une information rapportée initialement par le Financial Times, indique que des demandeurs de visas d’immigration disposant déjà d’entretiens programmés dans des ambassades et consulats américains ont reçu des courriels les informant de leur reprogrammation. Les personnes concernées doivent recevoir ultérieurement une notification leur communiquant une nouvelle date.

    L’ampleur exacte de ces reports n’est pas connue. Le département d’État n’a pas communiqué le nombre de demandeurs concernés à travers le monde et aucune donnée spécifique à la Tunisie n’a été rendue publique.

    Pour les demandeurs tunisiens de visas d’immigration, l’impact potentiel porte donc principalement, à ce stade, sur le calendrier des entretiens et les délais que leur reprogrammation pourrait entraîner.

    Un nouveau tour de vis sur l’immigration

    La mesure intervient dans un contexte de durcissement de la politique migratoire américaine depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Son administration a engagé une vaste politique de lutte contre l’immigration irrégulière tout en renforçant plusieurs dispositifs concernant l’immigration légale.

    Elle survient également quelques jours après un revers judiciaire pour l’administration américaine. Vendredi 21 août, la juge fédérale Jeannette Vargas a invalidé une politique suspendant la délivrance de visas d’immigration aux demandeurs de 75 pays. La magistrate a estimé que cette politique dépassait les pouvoirs que la législation américaine confère au secrétaire d’État Marco Rubio.

    Cette suspension avait été justifiée par le département d’État par le risque que les ressortissants des pays concernés deviennent une « public charge » et recourent aux ressources publiques aux États-Unis.

    La nouvelle pause annoncée cette semaine est toutefois présentée sous un autre angle : celui d’une formation mondiale des agents consulaires et d’une harmonisation de l’examen des dossiers.

    Pour les Tunisiens, la distinction demeure essentielle : il ne s’agit pas d’une suspension générale des visas pour les États-Unis. La mesure rapportée par Reuters concerne les rendez-vous pour les visas d’immigration et s’applique à l’échelle mondiale, donc également à la Tunisie.

    I.N.

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    Commentaire

    1. Gg

      Répondre
      26 août 2026 | 14h00

      Il me paraît raisonnable que les autorités évaluent la capacité des migrants à subvenir à leurs besoins.
      La France et l’Europe en général devront suivre ce chemin, sous peine de voir leurs régimes de solidarité submergés. C’est déjà le cas en France!

    Répondre

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