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La Tunisienne Wafa Ben Hassine parmi les personnalités les plus influentes de l’IA selon Time

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Par Myriam Ben Zineb

    La Tunisienne Wafa Ben Hassine figure dans le TIME100 AI 2026, la sélection annuelle du magazine américain Time consacrée aux personnalités qui façonnent le développement et la gouvernance de l’intelligence artificielle. À la tête de la section Technologie numérique et droits humains du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH), elle entend placer la question de la responsabilité des entreprises et des États au cœur du débat sur l’IA.

    Le magazine Time a dévoilé, jeudi 27 août 2026, son TIME100 AI, consacré aux personnalités considérées comme les plus influentes dans le domaine de l’intelligence artificielle. Parmi elles figure Wafa Ben Hassine, juriste tunisienne spécialisée dans les technologies numériques et les droits humains.

    Installée à Genève, elle occupe depuis le début de l’année le poste de cheffe de la section Technologie numérique et droits humains du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme. Elle est la première à exercer cette fonction.

    Dans le portrait que lui consacre Time, Wafa Ben Hassine défend une approche résolument tournée vers l’action. Elle estime qu’il ne suffit plus de produire des rapports et des recommandations sur les conséquences de l’intelligence artificielle. L’enjeu consiste désormais à dialoguer directement avec les entreprises qui conçoivent ces technologies et à pousser les gouvernements à exercer leur pouvoir de régulation.

    « Le problème aujourd’hui est qu’il existe un tel manque de responsabilité et de transparence dans la manière dont les entreprises fonctionnent, et cela ne fait qu’empirer », affirme-t-elle.

    Vie privée, liberté d’expression et responsabilité

    À la tête de cette nouvelle section, Wafa Ben Hassine entend multiplier les campagnes, les rencontres et le travail de conviction auprès des États membres des Nations unies afin qu’ils utilisent les instruments dont ils disposent pour renforcer la responsabilité des acteurs de l’IA.

    Ses préoccupations portent notamment sur les risques que ces technologies font peser sur la vie privée, la liberté d’expression et, plus largement, sur « le droit d’avoir une vie décente ».

    Son ambition est également de faire de sa section une référence internationale sur les droits humains dans l’espace numérique. Elle souhaite notamment que son équipe puisse apporter une expertise sur des questions particulièrement sensibles, telles que la protection des enfants en ligne ou le respect de la vie privée.

    Une expérience de plusieurs années dans la gouvernance de l’IA

    Avant de rejoindre les Nations unies à Genève, Wafa Ben Hassine avait travaillé pendant plus de cinq ans au sein d’Omidyar Network, organisation philanthropique basée aux États-Unis et engagée notamment sur les enjeux liés aux technologies et à leur impact sur les sociétés.

    Elle y avait notamment cofondé Humanity AI, une coalition de fondations ayant réuni quelque 500 millions de dollars destinés à soutenir des projets favorisant des usages de l’intelligence artificielle davantage centrés sur l’humain.

    Son entrée dans le TIME100 AI 2026 vient ainsi mettre en lumière un parcours construit à l’intersection du droit, des technologies et des libertés fondamentales, à un moment où la régulation de l’intelligence artificielle s’impose comme l’un des principaux défis auxquels sont confrontés gouvernements, entreprises technologiques et organisations internationales.

    M.B.Z

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