Alors que la Tunisie traverse une nouvelle période de fortes chaleurs, marquée par des coupures prolongées d’eau et d’électricité dans plusieurs régions, la députée Syrine Mrabet a appelé le gouvernement à prendre des mesures exceptionnelles pour faire face à une situation qu’elle juge devenue incompatible avec le retour au fonctionnement normal des administrations et des établissements scolaires.
Dans une publication sur Facebook diffusée dans la soirée de dimanche 30 août 2026, la députée a affirmé que « le contexte exceptionnel nécessite une décision exceptionnelle », tout en précisant que la question des responsabilités devra être traitée ultérieurement. « Pour l’instant, il faut faire face à la réalité », a-t-elle écrit.
Syrine Mrabet s’est interrogée notamment sur la décision de reprendre, à partir du 1er septembre, le rythme de travail normal, avec une double séance, alors que le pays connaît encore des difficultés à assurer une distribution régulière d’électricité.
La députée a souligné également que les établissements éducatifs étaient, pour l’heure, fermés et ne représentaient donc pas encore une charge supplémentaire pour le réseau électrique. La rentrée scolaire, prévue habituellement à la mi-septembre, entraînera de fait une reprise progressive de la consommation dans les écoles, collèges et lycées.
Dans ce contexte, Syrine Mrabet a jugé qu’un retour au rythme normal de travail dès le 1er septembre risquerait d’accentuer la pression sur un système électrique déjà sous tension. La reprise de la double séance signifie en effet une présence des agents dans les administrations durant toute la journée, alors que certaines structures étaient jusque-là fermées ou fonctionnaient selon un régime réduit.
Elle a suggéré ainsi de prolonger le régime de l’horaire d’été et d’envisager le report de la rentrée scolaire au moins jusqu’à la fin du mois de septembre, le temps que les conditions climatiques et énergétiques s’améliorent.
La proposition de Syrine Mrabet fait par ailleurs écho à plusieurs appels lancés ces dernières semaines en faveur d’un aménagement du calendrier et des horaires de travail, au regard des fortes chaleurs et des tensions persistantes sur les réseaux d’eau et d’électricité.

N.J










