Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, ce lundi 31 août 2026 au palais de Carthage, le ministre fédéral allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul.
La rencontre a été consacrée aux relations bilatérales entre la Tunisie et l’Allemagne ainsi qu’à plusieurs dossiers liés à la coopération entre les deux pays.
Sept décennies de relations diplomatiques
À cette occasion, Kaïs Saïed a souligné l’ancienneté des relations d’amitié entre la Tunisie et l’Allemagne, qui remontent au XIXe siècle et se sont renforcées après l’indépendance.
Le chef de l’État a également rappelé que les deux pays célèbrent sept décennies de relations diplomatiques, marquées, selon lui, par une coopération dans plusieurs domaines économiques, culturels et liés au développement.
Le président de la République a notamment insisté sur la nécessité de revoir plusieurs accords conclus par la Tunisie, citant en particulier l’accord d’association avec l’Union européenne.
Il a plaidé pour que cet accord soit révisé afin de parvenir, selon ses termes, à une relation « plus équilibrée et plus juste ».
Kaïs Saïed a également réaffirmé la volonté de la Tunisie de renforcer sa coopération avec l’Allemagne dans plusieurs secteurs, notamment l’enseignement supérieur, la recherche scientifique, la formation professionnelle, l’énergie et l’innovation technologique.
Transformer les prêts en investissements
Le chef de l’État a par ailleurs évoqué la question des prêts accordés à la Tunisie, appelant à leur conversion en investissements.
Il a estimé que le peuple tunisien n’en avait pas suffisamment bénéficié, affirmant qu’une partie importante des fonds aurait été détournée de leur destination initiale, alors que la population tunisienne en supporterait aujourd’hui le coût.
« Un nouveau mode de pensée » pour la stabilité
Sur un plan plus général, Kaïs Saïed a considéré que l’humanité entrait actuellement dans « une nouvelle étape de son histoire », qui nécessiterait de nouvelles visions et un nouveau mode de pensée.
Il a enfin estimé que la stabilité et la sécurité ne pourraient être durablement établies que sur la base d’une pensée fondée sur la liberté et la justice.
S.H











2 commentaires
Mohamed Mabrouk
Bonjour j’observe que vous ne dites plus transformer les dettes en investissements. Vous dites prets au lieu de dettes, prenant en compte qu’on ne transforme pas un passif en un actif.
Cependant, la demagogie au service des preteurs reste toujours là
Nahor Guëttam
Le mépris montré par le président Saied au regard des droits humains, l’emprisonnement massif des opposants en tant que « prisonniers politiques » et des avocats, activistes, défenseurs des droits humains, ainsi que des journalistes, blogueurs, artistes, migrants abusés injustement en tant que « prisonniers d’opinion » ou « Africains de couleur » ☝️rendent la proposition d’aide et/ou reconversion de la dette inacceptable de la part de l’Etat fédéral allemand, sauf SI CONDITIONNÉE À LA LIBÉRATION DE TOUTES LES VICTIMES DES ABUS DICTATORIAUX bien évidents à l’Union Européenne et sa Cour des Droits de l’Homme.
N.G.M. – activiste indépendant en Afrique Mouvement de la Jeunesse Panafricaine