La mobilisation des chômeurs de longue durée a été brutalement interrompue dans la nuit de mardi à mercredi 2 septembre 2026 à Tunis. Des dizaines de manifestants, qui observaient un sit-in dans la capitale, ont été dispersés par les forces de sécurité.
Selon les informations rapportées par Echaâb News, plusieurs protestataires ont été blessés au cours de l’intervention, certains nécessitant une prise en charge dans des établissements hospitaliers de la capitale.
L’intervention ne se serait toutefois pas limitée à la dispersion du sit-in. Des dizaines d’agents de sécurité, déployés à bord de véhicules, auraient encerclé les manifestants avant de les pousser en direction de la station de transport de Moncef Bey. Une manœuvre destinée, selon les mêmes sources, à les contraindre à quitter Tunis et à regagner leurs régions d’origine.
Cette intervention intervient au lendemain d’une mobilisation nationale organisée mardi à la Kasbah. Des centaines de diplômés chômeurs venus de plusieurs régions du pays s’y étaient rassemblés pour réclamer l’application de la loi n°18 de 2025, relative au recrutement des chômeurs de longue durée.
Réunis à l’appel de l’Union des diplômés chômeurs, les protestataires s’étaient rassemblés pour réclamer des réponses à leur situation professionnelle et sociale.
La mobilisation, présentée comme pacifique par les organisateurs, avait été émaillée de tensions après que certains manifestants avaient tenté de franchir les barrières sécuritaires. Trois participants avaient alors été arrêtés, selon les informations communiquées par les organisateurs.
Les protestataires avaient refusé de quitter la place de la Kasbah tant que leurs camarades n’étaient pas libérés, appelant à leur remise en liberté et annonçant la poursuite de leur mouvement.
À l’issue de la mobilisation, les manifestants avaient ensuite marché en direction de l’avenue Habib Bourguiba. Arrivés au centre de la capitale, ils avaient annoncé l’installation d’un sit-in ouvert devant le Théâtre municipal de Tunis, avec la volonté de maintenir la pression jusqu’à l’ouverture de « réponses concrètes à leurs revendications ».
Plus de sept mois après l’entrée en vigueur de la loi n°18 de 2025, les autorités continuent de multiplier les reports et les atermoiements, alors même que le texte a achevé son parcours légal.
Pour les manifestants, il ne s’agit donc plus d’une simple revendication professionnelle, mais de l’application d’un droit désormais consacré par la loi. Leur mouvement vise précisément à dénoncer ce qu’ils qualifient de blocage systématique de sa mise en œuvre.
N.J











2 commentaires
Citoyen_H
ALLER, OUSTE
donnez-vous la peine de trouver un compromis entre votre diplôme et la demande proposée marché de l’emploi.
C’est la moindre des choses.
L’État ne va tout de même pas aller jusqu’à to*cher le postérieur !
Gg
L’Union des diplômés chômeurs (!) devrait leur expliquer que leurs diplômes sont invendables sur le marché du travail, et qu’ils doivent se reconvertir, oublier leurs rêves de grandeur… ou créer leur entreprise.
Allez, soyez adultes!