Le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme, Mostafa Abdelkebir, a fait état, dans un statut publié tard dans la soirée du mercredi 2 septembre 2026, du décès d’un détenu de la prison de Sfax après son transfert au CHU de Sfax.
Selon le responsable associatif, le défunt, identifié comme Tarek Jhaider, originaire de Médenine et de la région de la route de Tataouine, avait auparavant résidé à l’étranger. Célibataire, il était rentré en Tunisie dans le cadre d’un retour présenté comme ordinaire.
Mostafa Abdelkebir rapporte que Tarek Jhaider avait été arrêté à son retour sur la base d’une condamnation par contumace, avant d’être incarcéré à la prison de Kébili, puis transféré à la prison de Sfax. Il aurait passé huit années en détention, alors que sa famille attendait sa libération prévue dans environ deux mois.

Une famille qui demande à connaître la vérité
D’après le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme, la famille a été informée du décès il y a deux jours. Le corps lui a ensuite été remis et les funérailles ont eu lieu mercredi 2 septembre au cimetière de Médenine.
La famille affirme, selon Mostafa Abdelkebir, que Tarek Jhaider ne souffrait d’aucun problème de santé connu. Elle se dit ainsi « méfiante et surprise » par les circonstances de son décès et demande que toute la lumière soit faite sur ce qui s’est passé.
L’Observatoire tunisien des droits de l’Homme appelle, pour sa part, à l’ouverture d’une enquête indépendante afin de déterminer les circonstances exactes du décès et d’en établir les responsabilités éventuelles.
Mostafa Abdelkebir a conclu son message en soulignant que la vérité sur les événements reste tributaire des investigations qui seront menées, affirmant sa confiance dans la justice.
À ce stade, les circonstances médicales et précises du décès de Tarek Jhaider n’ont pas été établies publiquement. Les éléments rapportés par l’Observatoire restent donc à confronter aux résultats de l’enquête qui pourrait être ouverte.
S.F










