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Libertés, eau, électricité : une manifestation pour dénoncer les atteintes aux droits et les difficultés du quotidien

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Par Myriam Ben Zineb

    Une manifestation en faveur des libertés s’est tenue, samedi 5 septembre 2026, pour dénoncer les atteintes aux droits et libertés, réclamer la libération des détenus et protester contre la dégradation des conditions de vie.

    Le rassemblement, organisé par le mouvement Nafas, a été placé sous le signe de la défense des « détenus » et des « victimes de la répression et des persécutions », mais aussi du « droit à l’eau, à l’électricité, aux médicaments, à la liberté et à la dignité », d’après un bref communiqué publié par le mouvement à l’issue de la mobilisation.

    Sur place, les pancartes ont largement fait écho à ces revendications. Certaines réclamaient la libération d’Issam Chebbi, d’Ayachi Hammami ou encore de Zied El Heni. D’autres dénonçaient les restrictions visant la presse et les libertés publiques. « Pas de démocratie sans presse libre », pouvait-on notamment lire, tandis qu’une autre pancarte réclamait « la liberté de la presse tunisienne » et affichait le numéro 54 barré, en référence au décret-loi 54.

    La situation économique et sociale était également au cœur de la mobilisation. Les manifestants ont dénoncé les difficultés d’accès à l’eau, les perturbations de l’approvisionnement en électricité et en médicaments, ainsi que, plus largement, la détérioration du pouvoir d’achat, la hausse du coût de la vie et les pénuries ayant touché certains produits de première nécessité. Une pancarte représentant un rayon de supermarché entièrement vide, où ne subsistait qu’une seule bouteille d’eau, faisait directement référence aux difficultés d’approvisionnement observées ces dernières semaines.

    La situation des libertés a également été dénoncée à travers le slogan « La Tunisie est une grande prison », brandi par des manifestants. D’autres slogans ont dénoncé un pouvoir jugé dépourvu de planification, de vision et de stratégie, sur fond de difficultés économiques et sociales persistantes.

    Cette mobilisation survient deux jours après le rejet, jeudi 3 septembre, par la Cour de cassation des pourvois introduits dans l’affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État », rendant définitives les condamnations prononcées en appel.

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