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En photos – Les Tunisiens rejouent les années 80, le temps d’un filtre

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Par Sarra Hlaoui

    Depuis quelques jours, les réseaux sociaux se prennent d’une passion soudaine pour les années 80. Grâce à l’intelligence artificielle, il suffit désormais d’un filtre pour se doter d’un brushing d’époque, d’un costume kitsch et d’un décor de bureau poussiéreux. Le procédé est ludique et révèle une certaine nostalgie en Tunisie, mais aussi dans le monde.

    Sur Facebook, l’ancien gouverneur de Ben Arous, Ezzedine Chelbi, très actif sur les réseaux, s’est lui aussi pris au jeu avec un commentaire sans détour : « Comme les années 80 étaient merveilleuses ! »

    L’avocat Sami Ben Ghazi a enchéri, mi-figue mi-raisin, réclamant cette fois une photo de « la Tunisie des années 80 » pour s’y « revivre ». Le glissement est révélateur : on ne s’amuse plus seulement d’un filtre, on demande à retourner y vivre.

    Il faut dire que le présent donne des raisons de vouloir en sortir. Coupures d’électricité, pénuries, inflation, incertitude politique et climat liberticide : quelques ajustements esthétiques suffisent, le temps d’une photo, à faire oublier ce quotidien-là. On ne réécrit pas l’histoire, on l’emprunte comme décor pour ne plus voir la sienne.

    Le blogueur Mehrez Belhassen, lui, n’a pas voulu jouer le jeu. Il a rappelé, avec un mordant bienvenu, que les Tunisiens sortent à peine des « années de pauvreté et de perdition ». Pas question, pour lui, de se laisser rhabiller en jeunesse dorée d’une décennie qu’il associe justement à la misère. Sa sortie contre « ce fichu truc d’intelligence artificielle » a au moins le mérite de ne pas se payer de mots.

    Reste que le trend continue de tourner, sans grand mal à cela. On a bien le droit, de temps en temps, de préférer un filtre à l’actualité.

    S.H

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    2 commentaires

    1. Au diable, la nostalgiffa 80's !

      Répondre
      8 septembre 2026 | 12h36

      QUE LES JEUNES, MOINS JEUNES, VIEUX JEUNES, JEUNES VIEUX ET VIEUX DE LA VIEILLE SORTENT MASSIVEMENT, ACTIVEMENT , PACIFIQUEMENT ET BOYKOTTEMENT GENERAL SE CREER D EUX MEMES ET POUR EUX MEMES LA FUTURE NOSTALGIE DES HEUREUX SOUVENIRS DE LIBERATION DU PAYS POUR LES SIÈCLES À VENIR !

      Paralysante et stérile « memory reboot » et autre nostalgiffa 80’s !

      QU’ILS ET ELLES « boutent les rébuts » mélées lie de Karthage hors du pays plutôt !

      DireKSion mémoires poubelliKS de l’Histoire de leur pays !

      Que ce peuple en finisse et façon « Maamary debooté Khadafion » même et visiblement parti pour !

      Ainsi soit il du parjurant Zokafion, son Qôm de frêre naoufélon et le Karteron de généraux poutschistes Qômplices françalgériatriques !

      Années 1980…

      Pour certain.e.s, une forme de nostalgie mélancolique liée à leur jeunesse, la certaine insouciance qui va relativement avec et la stabilité apparente d’alors.

      Dans les faits et pour la majorité…pas du tout.

      Pourries années 80 !

      Les crises de succession à rallonge, la dégradation économique, l’austérité et les « émeutes du pain »avec sa centaine de morts par le régime assassin Bounqiba.

      Le trucage massif des premières élections législatives pluralistes de l’histoire du pays qui se sont soldés par une fraude massive, ruinant alors les espoirs d’une transition démocratique pacifique digne de nom.

      Le bombardement à Hammam Chott et ses 50 Palestiniens ,18 civils tunisiens et un peuple atteint dans en sa chair vive et sa dignité … Un coup dur à la souveraineté nationale, impuni alors et encore jusqu ‘à ce jour.

      La répression politique et ses vagues d’arrestations massives, ses procès injustes et ses condamnations à mort de militants et de dirigeants au sceau de l’infamie autoritaire judiciaire tunisienne.

      Les purges politiques, la chasse aux sorcières tenantes de la rationalité politique religieuse conservatrice, la dérive sénile paranoïaque de Bounqiba devenu aussi étranger à lui même que ses vraies origines (ni amazigh, ni arabe, ni sahli, ni mestiri mais d’ascendance mixé soupe fuyarde tripolitaine libyunano-yehudo d’europe centrale ! ) ou quand le Suprême traître Con battant pavillon complexe mental et origines étrangères (aucune tunisianité !) a multiplié les limogeages arbitraires au sein du gouvernement et plongé le pays dans une paralysie complète.

      Le coup d’État Zabazinzinzolin marquant la fin de l’ère bounqibiste pour installer son régime policier dictatorial en un pays laissé au bord de la faillite financière par son traître se prédecesseur et basculant définitivement dans une répression féroce contre toute forme d’opposition politique et syndicale sous couvert de résultats dits « inquiétants « des premiers résultats électoraux durant la fugace ouverture démocratique promise…aussitôt « zababoulée »aux orties !

      Bref.

      Années 80 initiées en les affres d une economie claquée au sol de la débilité saboteuse bounqibique.

      Années 80 cloturées en mirage démocratique et verrouillage dictatorial jusiciarisécuritaire totale (suivez le regard… Ô années 2011 et 2021 ! )

      Une nostalgie souvent mauvaise con seillère…et sournoisement instrumentalisée par on sait tous quiriKiKi et tambour diversion battant.

      RisKy buisness.

      Au diable la nostalgiffa 80’s !

      Terminus, tout le monde descend.

      Prochain départ…au choix, peuple Tunisien !

      https://m.youtube.com/watch?v=DkzIfB5El6c

      https://m.youtube.com/shorts/7vf7dNcjV2c

    2. Vladimir Guez

      Répondre
      8 septembre 2026 | 7h47

      Il y avait moins de barbes et de voiles et on regardait la modernité dans les yeux.
      Puis la moisissure des cerveaux a commencé avec la première guerre du golfe et l’arrivée des paraboles. La société s’est tournée vers une identité d’emprunt moyen ageuse fière de son arrieration. L’émancipation de l’occident non par son dépassement mais une émancipation par le bas, par la sous-hommisation.

    Répondre

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