À l’approche de la rentrée, la question du temps scolaire revient sur le devant de la scène. À Sfax, plusieurs collèges ont choisi la séance unique : des journées concentrées de 8 heures à 14, 15 ou parfois 15h20, avec des allègements le vendredi et le samedi.
Ibn Al-Haytham, Mohamed Mahfoudh, Mohamed Jamoussi, 1er Mai (Menzel Chaker), Route de l’Afrane, Thyna, la liste n’est sans doute pas close. Le glissement de vocabulaire dit tout : on ne parle plus d’« horaire scolaire », mais de « temps scolaire ».
Une autonomie sans coordination
Chaque établissement ajuste ses horaires à ses propres contraintes (climat, logistique, spécificités locales). Le principe se défend. Mais sans coordination d’ensemble, cette souplesse tourne au casse-tête : mêmes zones, mêmes transports, horaires différents, embouteillages de sorties. La question n’est plus de savoir s’il faut adopter la séance unique, mais de lui donner un cadre cohérent.
Et après 15 heures ?
Cours terminés, parents encore au travail : des heures vacantes s’ouvrent pour une partie des élèves. La séance unique ne peut donc pas se limiter à un changement d’horaires, elle appelle un prolongement, sport, culture, activités artistiques, qui occupe ce temps libéré.
Une réforme, pas un réaménagement
Le succès de la séance unique se jouera hors des heures de cours : transport, encadrement, offre périscolaire, articulation avec les contraintes des parents. À quelques jours de la rentrée, l’expérience sfaxienne fera office de test grandeur nature.
S.H











2 commentaires
Hannibal
Ça permettra aux enseignants d’avoir un deuxième travail après les cours et les élèves d’errer ou d’avoir plus de temps d’écran en l’absence de leurs parents s’ils travaillent.
Les Sfaxiens sont des génies…
Gg
Six heures non stop ?
Il faut des coupures, des récréations, le temps du repas.
Un enfant ou un ado ne peut se concentrer durant 6h…